16/03/2005 00:00 GMT+7 Email Print Like 0

Une brillante carrière

Agée de 105 ans, la Maître en arts martiaux Pham Cô Gia reste toujours sagace et alerte. Lorsqu’elle parle de son métier des armes, ses yeux brillent d’un vif éclat et sa voix qu’accompagne un sourire malicieux, résonne.


Malgré ses 105 ans,
Maître Pham Cô Gia continue à s’exercer
aux arts martiaux.


En conversation avec
ses proches.


Une lectrice assidue
de la revue Vietnam Illustrée.

Agée de 105 ans, la Maître en arts martiaux Pham Cô Gia reste toujours sagace et alerte. Lorsqu’elle parle de son métier des armes, ses yeux brillent d’un vif éclat et sa voix qu’accompagne un sourire malicieux, résonne.

Il y a 2 ans, au cours d’une démonstration dans une cérémonie cultuelle en hommage aux rois Hung fondateurs du pays, dans le Centre touristique et culturel Suôi Tiên (Hô Chi Minh-Ville), la Maîtrenbsp;en arts martiaux Pham Cô Gia a stupéfié les spectateurs par sa vitalité et sa résistance. A l’heure actuelle, lorsqu’elle est pleine forme, elle semble oublier son âge avancé, se met en position de combat et exécute des mouvememts avec agilité, transportée par un esprit martial qui l'anime depuis toujours.

Maître Pham Cô Gia est issue d’une famille de Huê adepte des arts martiaux. Son grand-père était mandarin à la Cour des Nguyên. Son père Pham Tang Dai était un célèbre maître de boxe orientale du sud du pays. Son oncle enseignait les arts martiaux à l’école militaire de Binh Dinh. Comme ses parents ne voulaient pas qu’elle suive la carrière des armes, elle dut s’entraîner à leur insu. Elle dépassa les disciples de son père qui se décida enfin à lui transmettre les secrets du métier. A 17 ans, elle fut reconnue Maître en arts martiaux. Elle se rendit ensuite à Binh Dinh, berceau des arts martiaux, pour s’exercer à manier les 18 armes blanches. Pendant plusieurs années, elle parcourut le Sud Vietnam pour faire des démonstrations ou engager des combats de boxe traditionnelle. A 40 ans, elle fonda l’école Pham Gia en combinant ce qu’il y avait de meilleur dans son école familiale et dans les autres écoles du pays. En 1945, elle entra dans la résistance contre les colonialistes français, donnant des cours d’arts martiaux pour camoufler ses actions de commando. Douze fois arrêtée et détenue, elle s'évada à chaque fois. En 1980 fut fondée la Fédération de boxe traditionnelle du Vietnam où elle devint responsable du conseil. Elle était alors déjà centenaire. Nombreux sont les disciples de Pham Cô Gia, plusieurs ayant même participé à des compétitions nationales, des festivals nationaux ou étrangers.

Pham Cô Gia vit modestement dans l’arrondissement Thu Duc, à Hô Chi Minh-Ville.

nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Texte et photosnbsp;: Van Quy et Minh Quôc

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