27/04/2005 00:01 GMT+7 Email Print Like 0

Rêve d’un maître d’arts martiaux

Ce jour là, le public n’arrêtait pas d’applaudir, de crier, de siffler. Les quelques numéros d’exhibition du maître de l’Ecole Lâm Son Dông l’avait enthousiasmé. Mais ce ne fut là qu’une partie de son trésor.


Exhibitionnbsp;de Kungfu, intituléenbsp;“Hommages respectueux”, donnée
par Nguyên Ngoc Long, 13 ans.


Deux étudiants, Nguyên Van Tuân et Vuong
Quôc Trinh ,font une démonstration de
kungfu Thich doan ty.


nbsp;Nguyên Ngoc Hai
donne une exhibition
de giap phap cong.


Nguyên Ngoc Hai et le Nhan bi khieu thuy nbsp;nbsp;

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Ce jour là, le public n’arrêtait pas d’applaudir, de crier, de siffler. Les quelques numéros d’exhibition du maîtrenbsp; de l’Ecole Lâm Son Dông l’avait enthousiasmé. Mais ce ne fut là qu’une partie de son trésor.

Arborant son costume de boxeur, le maître de l’Ecole d’Arts martiaux Lâm Son Dông, Nguyên Ngoc Hai, les yeux étincelants, pousse un cri strident et brise de ses mains en trois morceaux, une barre de fonte. Second numéro: après un cri, le maître glisse deux sapèques sous les paupières, chaque pièce étant reliée par unnbsp;fil de nylon à un seaunbsp;rempli d’eau. Il s’incline, se redresse et soulève les seaux… Les spectateurs retiennent leur souffle, les paupières du maître se gonflent, les yeux semblent sortir de leurs orbites. Mais tout s’est bien passé. Le maître repose les seaux sur le sol, enlève les sapèques de ses yeux.

Les disciples du maître se produisent ensuite les uns après les autres.

Maître Hai nous confie:


L’Etudiant Luu Quang Tiêp et le Ngu thuong dam.

nbsp; “Le khi cong (exercice du souffle vital) a deux pratiques: la pratique statique pour exercer les facultés mentales, la pratique dynamique pour maintenir la santé corporelle et découvrir les qualités potentielles du corps humain. Il faut des dizaines d’années pournbsp;maîtriser le Khi (souffle vital) par l’esprit, ce qui ne peut être réalisé que par la pratique statique. L’Ecole Lam Son Dong a établi ou battu 52 records du Guiness book, mais ce n’est pas là son but. On ne doit pas brûler les étapes. Le but des exercices est avant tout la recherche de l’harmonie entre l’homme et la nature.”.

L’Ecole compte quelque quatre mille disciples répartis dans des centaines de clubs à Son Tây, Ba Vi, Xuân Mai, Chuong My, Mieu Mon. Mais ce chiffre peut atteindre des dizaines de milliersnbsp;si l’on compte tous ceux qui sont passés par ces cours. Un tel succès était inattendu, même pour le maître et son frère Huynhnbsp;qui, il y a quinze ans, allumèrent les premières baguettes d’encens pour la cérémonie d’inauguration de l’Ecole.

Le maître espère qu’un jour viendra où, avec d’autres maîtres d’arts martiaux, il pourra faire rayonner la boxe vietnamienne pour qu'elle soit acceptée comme disciplinesportive lors des compétitions mondiales.


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Texte: Trung Kien - Photos: Trong Chinh

 

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