27/09/2018 10:14 GMT+7 Email Print Like 0

Nguyên Thi Vân Anh, la passionaria vietnamienne de l’égalité des sexes

Nguyên Thi Vân Anh, directrice du Centre de recherche et de sciences appliquées dans les questions liées au genre, aux femmes, à la famille et aux jeunes (Trung tâm Nghiên cứu & Ứng dụng khoa học về Giới - Gia đình - Phụ nữ và Vị thành niên, CSAGA), est réputée pour ses activités de protection des intérêts des personnes vulnérables, enfants et femmes touchées par les discriminations et les violences familiales.
En 1992, Nguyên Thi Van Anh reçoit son agrégation de littérature de l’Ecole supérieure des Sciences sociales et humaines relevant de l’Université nationale de Hanoi. Elle a ensuite travaillé comme journaliste pour la Radio « La Voix du Vietnam ». En dix ans, ce métier lui a donné des expériences spéciales et  occasions de rencontrer des femmes de différentes situations. Parmi elles, Vân Anh n’a pu oublier les confidences d’une prostituée: «  En ce temps-là, si quelqu’un m’avait donné des conseils, jamais je n’aurais  exercé ce métier ».


Nguyên  Thi Vân Anh a figuré en 2017 sur la liste des 50 femmes les plus influentes  du Vietnam, élue par  le magazine
Forbes Vietnam. Photo: archive



Nguyên Thi Vân Anh (2e à droite) au séminaire. Photo : archive


Nguyên Thi Vân Anh à un séminaire sur la prévention et la lutte contre les violences  à l’encontre des enfants.
Photo : archive



Nguyên Thi Vân Anh (1ère à droite) à une cérémonie récapitulative du  programme sur l’égalité des sexes. Photo : archive

Elle a trouvé que beaucoup de femmes souffraient de tensions psychologiques, de détresse et que beaucoup n ‘avaient pas le courage, la volonté ou les capacités pour les surmonter. A cette époque, il n’avait aucune organisation qui se chargeait de recevoir les confidences des personnes en situation de détresse psychologique et de les conseiller, à l’exception du journal « Phu nu Viet Nam » (Femmes vietnamiennes) via sa rubrique « Lettres envoyées à Mme Thanh Tâm ». Mais la rubrique était toujours surchargée de lettres de confidences et il était impossible de répondre à  toutes. Ceci a incité Vân Anh à créer une ligne téléphonique de consultation et soutien psychologiques. La ligne d’informations 1080 a été surchargée par les appels, avec des questions diversifiées. Certaines femmes, probablement très seules, avaient seulement envie de dialoguer, de se confier et d’être encouragées.

En 1997, Vân Anh a fondé sa propre ligne dénommée Linh Tâm, la première du genre au Nord, un jalon important de sa carrière en tant que confidente.

“Au début de ce travail, je m’inquiétais toujours en recevant un appel téléphonique». Un  raison de l’inquiétude de Vân Anh, c’était qu’elle n’était pas expérimentée en consultation ; elle n’avait à offrir que sa  sincérité et son souhait acharné d’aider les femmes en difficulté. Vân Anh a créé en 2001 la CSAGA, qui opère comme une ONG chargée dans l’assistance et la protection des personnes vulnérables, enfants et femmes victimes de discriminations  et de violences familiales.



Nguyên Thi Vân Anh dans un club de femmes victimes de violences. Photo : archive


Nguyên Thi Vân Anh (3e à droite) participant à une formation pour les cadres de la CSAGA. Photo : archive


Nguyên Thi Vân Anh participant à une formation pour les femmes victimes de violences. Photo : archive


Nguyên Thi Vân Anh et des partenaires  de la CSAGA. Photo : archive


Nguyên Thi Vân Anh répond à la presse en 2017 lors d’un séminaire sur les abus sexuels sur les enfants. Photo : archive

Etant membres de la CSAGA, Vân Anh et ses collaborateurs bénéficient d’aides de la part d’experts étrangers et de formation en conseil et soutien psychologiques. Grâce à cela, elle a pu devenir plus professionnelle et  aider de façon plus efficace par des programmes spécifiques. Cette méthode marque un avantage de la CSAGA par rapport à d’autres sociétés analogues.

- Nguyên  Thi Vân Anh a figuré en 2017 sur la liste des 50 femmes les plus influentes  du Vietnam, élue par  le magazine Forbes Vietnam

- En 2008, Nguyên Thi Vân Anh était élue, par l’organisation américaine Women‘s eNews comme l’un des 21 meilleurs dirigeants du 21e siècle. “J’ai d’excellents associés qui me soutiennent  même quand je ne travaille plus avec eux, avec la CSAGA”,a-t-elle dit.

 
Vân Anh a dit que « le bien n’est pas né pour supprimer  le mal mais au contraire transformer le mal en bonnes choses ». Et l’égalité des sexes, selon elle, c’est quand l’homme et la femme connaissent bien leurs droits et ont les mêmes opportunités de se développer  et  de s’entraider pour leur épanouissement./.cộng sự của bà vẫn luôn giữ vững hai giá trị cốt lõi trong hành trình của mình đó là chân thành và dấn thân./.
 
Texte: Thao Vy – Photos: Công Dat et archives
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