08/05/2020 16:55 GMT+7 Email Print Like 0

Le Vietnam et sa lutte acharnée contre le COVID- 19

Une centaine de jours se sont passées depuis le 1er cas de contamination de COVID – 19 était détecté  au Vietnam,  le 23 janvier 2020. Le  système politique et tout le peuple vietnamiens s’unissent depuis  pour juguler l’épidémie.
Jusqu’au 28 avril 2020, le Vietnam a en grande partie maîtrisé   la pandémie et ses résultats sont hautement appréciés par la communauté internationale.
Chaque habitant est un soldat

 " Le peuple vietnamien a un patriotisme et un humanisme traditionnels. Lorsque le pays est en difficulté, les Vietnamiens  valorisent  ces traditions. Tout le peuple s’est uni ces derniers temps, a conjugué ses efforts  avec le Parti et l’Etat pour enrayer et contrôler avec efficacité la pandémie …. ».

Extrait de l’appel aux habitants, soldats vietnamiens et Vietnamiens de l’étranger à s’unir pour vaincre la pandémie, lancé par le Secrétaire général du PCV, le président Nguyên Phu Trong.
En plus de trois mois, dans les médias et sur les réseaux sociaux du Vietnam se propagent des histoires émouvantes nées de la lutte contre la pandémie. L’histoire des  sœurs Trân Bao Ngân, âgée de 7 ans, et Trân Bao Trân, 6 ans, du chef-lieu de Thai Hoa, province de Nghe An (Centre), qui ont remis  plus de 14 millions de dongs tirés de leurs économies à la polyclinique de la province de Nghê An, dans le souhait d’apporter leur part à la lutte contre la pandémie. 

Hoang Tuân Anh, un habitant de la mégapole du Sud, est digne d’être un héros dans la lutte contre la pandémie pour avoir inventé un« distributeur de riz », qui permet d’assister des milliers de personnes en difficulté à cause des impacts socio-économiques du Covid-19.

Les personnes âgées ne sont pas éloignées de la lutte. Mme Vu Thi Sim,   103 ans, habitant la province de Quang Ninh a collecté du papier et des bouteilles usés, les a vendus pour  un million de dongs.  Elle a offert cette somme au Fonds de lutte contre le COVID-19 et son geste a ému  des millions de gens.



Des soldats de la chimie relevant du ministère de la Défense désinfectent l’hôpital de Bach Mai. Photo : Nguyên Tiên Anh Tuân


Désinfection  d'un avion pour prévenir  la pandémie de COVID-19. Photo : Phong Son


Contrôle  de la température corporelle des passagers entrant au Vietnam à  la porte frontalière internationale de Huu Nghi, province de Lang Son. Photo : Phong Son


Dépistage du virus par des tests rapides à Hanoi. Photo : Công Dat


Des agents médico-sanitaires viennent accorder à domicile des soins  aux habitants du hameau de Ha Lôi, district de Mê Linh (Hanoi), un foyer épidémique.  Photo : Nguyên Phong Son


Des agents médico-sanitaires contrôlent déplacement et les contacts humains des habitants de Ha Loi, district de Mê Linh, pour prévenir des risques de contamination.  Photo : Phong Son


Prélèvement d'échantillons pour détecter le virus Sars-CoV -2 auprès d'habitants de Ha Loi, district de Mê Linh. Photo: Phong Son


Désinfection de l’école militaire du Commandement Thu Do de Hanoi, un lieu de quarantaine. Photo : An Quôc Viêt


Un secteur destiné à prélever des échantillons pour détecter le virus SAR-CoV-2, implanté au sein de l’école militaire du Commandement Thu Do de Hanoi. Photo : An Quôc Viêt


Des portions alimentaires, préparées et offertes par des habitants aux médecins de l’hôpital de Bach Mai (Hanoi), sont transportées chaque jour  à l’hôpital. Photo : Thanh Giang


Prélèvement d'échantillons pour dépister le virus Sars-CoV -2 dans la zone de mise en quarantaine de l’école supérieure FPT. Photo : Nguyên Tiên Anh Tuân


Des machines servant à mesurer la température corporelle sont en usage dans les organes administratifs de Hanoi. Photo : Công Dat


Des dessins qui encouragent les Hanoïens  à juguler le COVID-19. Photo : Nguyên Tiên Anh Tuân


La place  Dong Kinh Nghia Thuc (Hanoi)  déserte pendant les journées de mise en œuvre de la distanciation sociale. Photo : Công Dat

Les garde-frontières ont également ému les Vietnamiens comme les amis internationaux pour leur sacrifice en combattant la pandémie.  Lorsqu’il était en mission à une porte frontalière dans  la province de Long An,   chargé du contrôle de la propagande anti-Covid-19, le lieutenant Nguyên Dinh Thông a appris que son père était décédé. Etant en mission, il n’a pas pu retourner dans son village pour rendre un hommage posthume à son père. Son poste de grande-frontière a  créé sur place un autel de culte dédié à son père pour que lui  et ses camarades puissent allumer des baguettes d’encens.
"Le Vietnam est un symbole pour les pays en  développement et pays développés pour ses efforts contre la pandémie de COVID-19.  Son succès résulte, pour une grande part, à la solidarité sociale".

Estimation du journaliste Joshua Hanks, publié sur la page web worker.org

Comme le lieutenant Nguyên Dinh Thông, des millions de soldats de l’Armée populaire du Vietnam sont prêts à se sacrifier pour accomplir la tâche confiée par la Patrie.

Au plus fort de la lutte contre le coronavirus,  les lecteurs n’ont pas pu retenir leurs larmes en lisant la lettre de la Polonaise Joanna Zythowska, une touriste   mise en quarantaine à Hoi An, province de Quang Nam (Centre). Dans sa lettre, elle a remercié les forces policières de Quang Nam qui l’ont sauvée. Depuis, elle porte le Vietnam dans son cœur.

Dans la lutte contre la pandémie, les forces policières populaires vietnamiennes jouent un rôle important en vue de mettre en œuvre la directive de distanciation sociale du gouvernement.

Lorsque la pandémie se propageait, le Vietnam a du mettre en quarantaine plus de 80.000 personnes dans l’ensemble du pays.

Plusieurs foyers épidémiques ont été isolés : la commune de Son Lôi, district de Binh Xuyên, province de Vinh Phuc, la rue Truc Bach, arrondissement de Ba Dinh, Hanoi, l’hameau Van Lâm 3, commune de Phuoc Nam, district de Thuân Nam, province de Ninh Thuân, le hameau de Ha Lôi, commune de Mê Linh, district éponyme (Hanoi), l’hôpital de Bach Mai (Hanoi). Cette démarche  a été soutenue  par les habitants

« A la période de mise en quarantaine, Ha Loi comptait plus de 100 ha de terres maraichère à récolter. Cependant, étant conscients de l’exécution stricte de la prévention de l’épidémie, de la distanciation sociale, nous les avons abandonnées pour l’intérêt commun  », a partagé Pham Van Thêm, un habitant de la commune de Ha Lôi.

Ces personnes constituent une poignée de gens d’un total de plus de 100 millions de Vietnamiens que chacun est un « soldat » dans la lutte contre le COVID-19. Ils ont confiance en le gouvernement vietnamien, l’accompagnent dans sa lutte.

C’est ce que la compagnie Dalia Research, dont le siège est à Berlin (Allemagne), qui a mené une étude dans 45 pays et territoires dans le monde, a révélé: « Le Vietnam compte le taux le plus élevé d’habitants qui croient en les mesures de lutte contre l’épidémie de  COVID-19 du gouvernement ».


Les soldats en “blouse blanche”

Depuis le 28 décembre 2019, de premiers échantillons du virus de COVID-19,  né dans la ville chinoise de Wuhan, épicentre de la pandémie, ont été envoyés au Vietnam. Le docteur Lê Thi Quynh Mai, directeur adjoint de l’Institut central d’hygiène et d’épidémiologie a estimé :

"Avec les efforts incessables, après deux mois,  l’Institut national d’hygiène et d’épidémiologie a réussi la culture  et l’isolement de la nouvelle souche du virus. Ce succès sert de base importante pour démarrer de nombreuses recherches, trouver des méthodes de  traitement plus appropriées, développer des bioproduits pour la production de vaccins".

La culture réussie et l’isolement de la nouvelle souche du virus par le Vietnam a été reconnus par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS),  en tant que 4e pays dans le monde à avoir réussi à mettre en culture et à isoler le  SARS-CoV-2.



Les médecins qui traitent directement les personnes contaminés  font part de leur détermination de vaincre le COVID-19. Photo : Nguyên Tiên Anh Tuân


Le Vietnam a réussi à fabriquer un kit de test contre le virus SARS-CoV-2. Photo : Công Dat


Les agents médico-sanitaires désinfectent régulièrement les hôpitaux où des  malades souffrant du COVID – 19 sont traités. Photo : Nguyên Tiên Anh Tuân


Traitement d’un malade frappé du COVID-19 à l’hôpital central des maladies tropicales. Photo : Ngoc Thanh


Apprendre les méthodes de prévention du COVID-19 à des étudiants de la Faculté de Médecine de Hanoi. Photo : Công Dat


Des ridés sur le visage de l’agent médico-sanitaire Nguyên Thanh Bình de l’arrondissement de Nam Tu Liêm (Hanoi) après des heures à poter un masque et des lunettes de protection. Photo : Nguyên Tiên Anh Tuân


Des agents médico-sanitaires ont des contacts très proches avec des personnes suspectées d'avoir été contaminées par le COVID-19  pour prélever des échantillons. Photo : Nguyên Tiên Anh Tuân


Un malade  soigné dans une chambre d’isolement à pression négative dans l’hôpital central des maladies tropicales. Photo: Phong Son


Un  malade atteint du COVID-19,  le plus jeune du Vietnam (nourrisson de 3 mois), quitte l’hôpital. Photo : Công Dat


Des malades du COVID-19 quittent l’hôpital avec joie.  Photo: Phong Son
 

Jusqu’au 28 avril 2020, le Vietnam comptait 270 cas positifs au virus de COVID-19, 222 guéris. Il se classe 96e dans le monde pour le  nombre de cas contaminés et figure parmi les trois pays ayant plus de 200 cas contaminés du COVID-19 et n’entregistre aucun mort..
Le médecin Nguyên Trung Câp, chef du département de soins préliminaires  d’urgence de l’hôpital central des maladies tropicales a confié avec détermination: «  Le plus important de la lutte contre la pandémie est de l’empêcher de contaminer tout le Vietnam. Le pays doit la contrôler de façon qu’elle ne puisse pas se propager à large échelle. LeVietnam a bien maîtrisé la pandémie, le nombre de personnes contaminés est considérablement plus bas à rapport que dans d’autres pays ».

Les médecins et le personnel du ministère de la Santé se sacrifient  pour juguler la pandémie de COVID-19. Ils sont en mission 24 heures sur 24, doivent se mettre en quarantaine eux-même des mois sans revenir chez-eux et sont les premiers à arriver sur les lieux les plus contaminés comme l’a confié, le médecin Lê Quôc Hung, chef du département des maladies tropicales de l’hôpital de Cho Rây (Hô Chi Minh-Ville): « Tout le monde s’écarte des lieux contaminés, cependant les agents médico-sanitaires y pénétrent ».

Selon l’épidémiologiste, du département de contrôle des maladies contagieuses relevant de l’Institut central d’hygiène et d’épidémiologie, lui et ses collègues ont du travailler, ces derniers jours, à une capacité  triplée par rapport à celle de la période d'avant la pandémie.  Le personne de la station de soins préliminaires d’urgence 115 de Hanoi ne fait pas exception. Elle  a  reçu, chaque jour, plus de 1.000 appels téléphoniques  et n’avait pas même de temps pour les repas.

Au plus fort de la pandémie, le personnel de l’hôpital Bach Mai (Hanôi), qui était mis en quarantaine lui –même, a pu établir un exploit en sauvant la vie d’une mère dans un état grave qui venait  de mettre au monde son 3e enfant.  La mère perdait trop de sang, et son cœur a arrêté de battre  120 minutes. Cependant, son cerveau, miraculeusement, n’a  pas été affecté.

Les hsitoire des médecins Câp, Hung, Thang et l’exploit de l’hôpital de Bach Mai témoignent de la détemination de combattre la pandémie des milliers de médecins, du personnel du ministère de la Santé et de tous les Vietnamiens dans leur ensemble./.


« Le Vietnam a fait preuve d'une  direction vigoureuse dans sa réaction à la pandémie de COVID-19. Le pays a pu construire un plan approprié et l’a réalisé à chaque étape, avec des prévisions »

Takeshi Kasai -  directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le Pacifique occidental

Texte: Phong Thu – Photos: Nguyên Tien Anh Tuân, Công Dat, Phong Son, Quoc Viêt, Ngoc Thanh et Thanh Giang