05/01/2017 10:29 GMT+7 Email Print Like 0

Le com lam des montagnards du Nord-Ouest

Dans le Nord-Ouest, le visiteur qui se rend chez une famille des ethnies minoritaires Thaï, Muong, Nùng, Tày, La Han, Mang… sera invité à déguster le com lam, une façon de préparer le riz très populaire parmi les montagnards.
Chez l’ethnie Thaï,  pour préparer le com  lam, premièrement, on doit choisir des tronçons de jeune bambou, vert foncé à l’extérieur, de 30 cm de long, que l’on fourre de riz gluant. Le riz du com lam est du riz gluant «nêp caï hoa vàng », une bonne variété à grosses graines, bien rondes et fortement parfumées.


Le riz gluant est lavé puis baigné de 6 à 8 heures dans de l’eau avant d’être mis dans un tronçon de bambou


Le riz gluant est fourré dans un tronçon de bambou


Le tronçon de bambou est cuit au feu de bois


Quand le riz est suffisamment cuit, la partie brûlée du bambou est retirée


Le contenu du com lam

« Selon des personnes âgées, les Muong du district de Kim Bôi vivaient auparavant de l’exploitation forestière. Chaque jour, ils y travaillaient du matin au soir, et parfois même la nuit, avec du sel ou du riz en guise de vivres. En raison du manque d’ustensiles, le riz gluant était cuit dans un tronçon de jeune bambou, immergé dans l’eau d’un ruisseau. De là vient cette spécialité. Aujourd’hui, à la fête culturelle des ethnies, l’ethnie Thaï fait une démonstration de la préparation du com lam en vue de faire connaître aux amis vietnamiens et étrangers cette spécialité culinaire fortement imprégnée de sa culture…. ».

(L’artisan Nông Van Nhay, de l’ethnie Thaï, commune de Muong So, district de Phong Thô, province de Laï Châu)
Le riz est lavé, puis immergé dans de l’eau de 6 à 8 heures. Puis, on ajoute gingembre pilé et sel. Ensuite, on place le riz dans des tronçons de bambou et on ajoute de l’eau. Pour que le riz soit cuit au mieux, il ne doit pas atteindre les deux extrémités du tronçon, afin de lui laisser de l’espace pour gonfler à la cuisson.

Puis on bouche les deux extrémités du tronçon par des feuilles de bananier et on grille sur un feu de bois jusqu’à ce que l’écorce soit calcinée. La partie carbonisée est retirée et l’on conserve l’intérieur blanc du bambou entourant le riz. Le tronçon de com lam parfumé est alors coupé en morceaux et se déguste froid. Il peut être servi avec du sésame et du poulet.

Le com lam, malgré une recette et des ingrédients très simples, surprend toujours les convives. Autrefois, les montagnards menaient une vie nomade, ce qui explique l’existence de ce plat facile à transporter./.

Réalisé par Trân Thanh Giang