03/10/2005 00:00 GMT+7 Email Print Like 0

«Je voudrais que le monde entier connaisse mieux le Vietnam»

A l’occasion de la Journée internationale des femmes (8 mars), la rédaction de la revue Vietnam illustrée a le plaisir de vous présenter une femme diplomate, Mme Tôn Nu Thi Ninh, ex-assistante du Ministre des Affaires étrangères, ex-ambassadrice du Vietnam en Belgique, au Luxembourg et en Union européenne, vice présidente de la Commission des Relations extérieures à l’Assemblée nationale.

Ảnh: Thành Đạt

Ảnh: Tư liệu
nbsp;nbsp;En 1980, Tôn Nu Thi Ninh servant d’inter-prète au Premier
ministre Pham Van
Dông en visite en Inde.

Ảnh: Tư liệu
En 1980, elle accompagne le Géné-
ral Vo Nguyên Giap en visite en Afrique.

Ảnh: Tư liệu
nbsp;S.E. Romano Prodi, Président du Comité européen, recevant
Mme Tôn Nu Thi Ninh après la cérémonie de présentation de la
lettre de créance du Président de la République socialiste
du Vietnam (mai 2000).

Ảnh: Tư liệu
Le roi Albert du Royaume de Belgique
en conversation avec madame Ton Nu Thi Ninh et d’autres diplomates à
l’occasion de la Fête nationale belge (2001).

Ảnh: Tư liệu
Rencontre avec le sénateur américain Thomas Carper en 2003.

A l’occasion de la Journée internationale des femmes (8 mars), la rédaction de la revue Vietnam illustrée a le plaisir de vous présenter une femme diplomate, Mme Tôn Nu Thi Ninh, ex-assistante du Ministre des Affaires étrangères, ex-ambassadrice du Vietnam en Belgique, au Luxembourg et en Union européenne, vice présidente de la Commission des Relations extérieures à l’Assemblée nationale.

Issue de la famille royale Tôn Thât, Mme Tôn Nu Thi Ninh naît à Huê, l’ancienne ville impériale. En 1950, elle suit sa famille en France pour revenir à Saigon (l’actuelle Ho Chi Minh-Ville) en 1960. Bachelière en 1964, elle faisait ses études en France, puis en Angleterre (Université de Cambridge) et devient professeur à l’Université de Paris IIInbsp;. Par la suite, elle retourne au Vietnam, enseigne l’anglais à l’Ecole normale de Saigon. Un jour, elle rencontre M. Xuân Thuy – Président de la Commission des Relations extérieures du PCV – qu’elle avait croisé à la Conférence de Paris (1968-1972). C’est sur son conseil qu’elle se présente à cette commission…

Madame Tôn Nu Thi Ninh débute sa carrière diplomatique comme interprète. A son avis, cete période de rodage est importante pour devenir diplomate. Elle est consciente qu’en dehors d’une connaissance approfondie des langues étrangères, un bon interprète doit bien maîtriser la ligne politique du Parti dirigeant et de l’Etat. Elle a acquis beaucoups d’expériences lorsqu’elle servait d’interprète au Premier ministre Pham Van Dông, du Général Vo Nguyên Giap, à Xuân Thuy, Nguyên Co Thach… Ses larges connaissances et son éloquence lui ont valu de nombreux succès dans son travail. Jean-Pierre Debris, l’un des deux Français qui avaient planté le drapeau du Front national de libération du Sud Vietnam sur le toit de la Chambre des députésnbsp;de l’ancienne administration saigonaise, l’a comparée à une «orfèvre qualifiée» lorsqu’elle jouait le rôlenbsp;d’interprètenbsp; pour le Président François Mitterrand en visite au Vietnam en 1993.

Dans ses activités diplomatiques, Mme Tôn Nu Thi Ninh a su rallier plusieurs pays concernant la position du Vietnam. Elle estime que dans le dialogue, il convient d’adopter une tactique souple et de tenir compte des intérêts des deux parties. Prendre selon les circonstancesnbsp;une attitude ferme ou souple ». Dans nos relations multilatérales avec près de 200 pays dit elle, les paroles sensées sont approuvées tandis que les vaines paroles volent loin. C’est pourquoi, il faut employer le language diplomatique avec beaucoup de précautionnbsp;». Elle se rappelle d’une réponse faite à l’ambassadeur de Singapour sur le problème du Cambodge à la tribune de l’ONU, dans les années 80. A l’époque, cet ambassadeur ne partageait pas le point de vue du Vietnam. Pourtant, il dut reconnaître que l’argumentation de Mme Ton Nu Thi Ninh était fort convaincante. Parlant des droits de l’homme, elle affirme que l’Etat vietnamien prend à cœur les aspirations du peuple, perpétuant ainsi la tradition de nos aïeux. Concernant le problème de la Palestine de celui du terrorisme, elle souligne: «on ne saurait mêlernbsp;le problème de la libération nationale avec le terrorismenbsp;». Dernièrement, en qualité de chef d’une délégation, elle a fait un voyage de trois semaines aux Etats-Unis, baptisé «nbsp;Dialogue Vietnam-USAnbsp;». Elle a eu des rencontres et accordé des interviews dans 8 Etats, 12 villes, 11 universités et instituts. Une mission couronnée de succès. Au lieu de faire des discours, elle a privilégié le dialogue pour faire mieux comprendre aux Américains et aux ressortissants vietnamiens la politique de rénovation nationale entreprise depuis 1986 par le Vietnam, notamment en terme de concorde nationale, définie et mise en oeuvre par le Parti dirigeant et l’Etat. Aux éléments extrémistes, elle répliquait: «Le Vietnam, s’il n’est pas encore le paradis, n’est pas du tout que vous imaginez».

Dans son travail, Mme Tôn Nu Thi Ninh tout en observant scrupuleusement la discipline, ne manque pas d’initiatives. Lorsqu’elle était ambassadrice au Royaume de Belgique, au Luxembourg et en Union européenne (2000-2003), elle organisa avec succès la «nbsp;Semaine culturelle du Vietnam en Belgiquenbsp;». M. Defraigre, chef de cabinet de Pascal Lamy, reconnaît que: «la mode vietnamienne impressionne par son haut niveau esthétique. Elle dépasse la mode japonaise en terme de longéviténbsp;». Pour quelle raison Tôn Nu Thi Ninh a-t-elle présenté la mode vietnamienne aux amis dans le mondenbsp;? Elle estime qu’aujourd’hui, il n’est pas indispensable que les questions diplomatiques soient résolues d’emblée par la voie politique, et qu’il est possible aussi d’y arriver par le canal économique ou culturel. Les échanges culturels participent à l’intégration mondiale du pays. Dans ses activités diplomatiques, elle privilégie un dialogue franc et ouvert.

Vingt années de métier ont donné à Tôn Nu Thi Ninh une solide expérience. Quinquagénaire, elle est toujours autant alerte, férue d’arts. Elle vit heureuse auprès de son mari. Son fils fait ses études en Belgique.

Textenbsp;: Hoang Chuong

nbsp;

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