26/02/2005 00:00 GMT+7 Email Print Like 0

Giac Lâm, une ancienne pagode

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photo Minh Quoc
La façade de la pagodenbsp;
Giac Lâm.

photo Minh Quoc
La cérémonie est organisée à la pagode devant la façade.

photo Minh Quoc
La salle centrale de la pagode Giac Lâm.

photo Minh Quoc
Plusieurs cérémonies sont conservées à la pagode.

La Pagode Giac Lâm (ou Câm Dêm) construite en 1744, est le plus ancien temple bouddhique de Hô Chi Minh-Ville. Premier centre de formation doctrinale du clergé de Gia Dinh et de l'ensemble du sud du pays, il attirait les religieux de nombreuses provinces. En 1998, il a été consacré patrimoine historique et culturelnbsp; national.

Typique des anciennes pagodes du Sud, Giac Lâm conserve de précieux vestiges et documents religieux, au point de vue historique, architectural et culturel. Elle est construite avec des espèces de bois du Nam Bô (sao, go, jacquier, etc) sur une vaste colline Blottie dans une masse de verdure, elle est située dans un cadre naturel proche du caractère des habitants du Nam Bô. Le portique à deux entrées donne accès à une cour, précédant, le sanctuaire principal, mélange harmonieux de culturesnbsp;: occidentale avec des rangées de colonnes carrées, indienne avec des lions assis, des lotus, des feuilles de bodhinbsp;; khmère avec des têtes de naja stylisées. La présence vietnamienne s’affirme par un vase en porcelaine de Sông Be qui occupe une position élevée. Chaque année, au moment de la Communion entre le Ciel et la Terre, le Bonze responsable colle solennellement surla colonne représentative de l’âme de la nation,

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L’âme ataraxique s’oriente
nbsp;vers le Bouddha.
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photo Quang Minh
La diversité des tablettes
de culte de la pagodenbsp;
dit la finesse de l’art sculptural sur bois.

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La cérémonie d’obser-vation desnbsp;règles d’abstinence bouddhique
a lieunbsp;dans la pagode
Giacnbsp;Lâm tous les dimanches.

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un papier exprimant le vœu des bonzes et de la nation. «nbsp;Paix universelle, tranquillité pour le peuplenbsp;». Cet acte traduit l’aspect séculier du bouddhisme du Nam Bô.

Les statues de la Pagode marquent la première émigration des Viêt. Parmi les 118 qui ont pu être conservées, 113 sont en bois et en bronze. Typiques sont les Arhats, les Dix Rois des Enfers. Loin de rappeler les Arhats chinois assez rigides, ceux de Giac Lâm subissent l’influence vietnamienne du 19e siècle, avec leur visage plein, leur ventre et leur thorax proéminents, leur robustesse, leur jovialité et leurs costumes. Le groupe des Cinq Bouddhas (çakyamouni et quatre Boddhisatvas) est typique du Nam Bô.

Les parapets, bas-reliefs, les panneaux horizontaux et verticaux sont finement ciselés. Les Neuf Dragons du Bouddha naissant crachant de l’eau reflètent les travaux d’irrigation de la réalité de la vie, dans un pays rizicole.

Texte: Van Quy