02/12/2016 10:34 GMT+7 Email Print Like 0

Culture intercalaire du cacaoyer, un modèle économique du district de Trang Bom

La culture intercalaire du cacaoyer a connu une forte croissance dans le district de Trang Bom (province de Dông Nai), avec désormais 17 clubs et coopératives, et 426 membres. Un modèle économique durable et une source de revenu stable pour les habitants locaux.
On compte actuellement 17 clubs, coopératives et 426 planteurs de cacaoyer dans le district de Trang Bom. Le modèle de culture intercalaire (cacaoyer avec anacardier et d’autres essences forestières) a connu une forte croissance grâce au soutien du Centre de promotion agricole de la province de Dông Nai ainsi que de celui du district.

Ces deux organes ont apporté aux agriculteurs une assistance technique en termes de variétés, de matériel, de méthodes de culture, et aussi une aide financière avec un accès à 25 millions de dongs de prêt par foyer.

La forte hausse du prix du cacao ces derniers temps est l’une des raisons pour laquelle les agriculteurs se sont lancés dans cette culture. Selon Nguyên Viêt Thê, chef du Centre de promotion agricole du district de Trang Bom, « les agriculteurs ont débuté la culture intercalaire du cacaoyer il y a une dizaine d’années et ce modèle connaît une forte croissance depuis 4 ans car cette région possède des conditions climatiques favorables. La superficie de cacaoyer dans le district s’élève actuellement à 79 ha ».


De l’engrais est déposé  au pied des cacaoyers.


Ces cacaoyers du district de Trang Bom donnent de bons rendements.


Culture du cacaoyer et d’autres plantes sur une même parcelle.


Les cabosses grossissent à la fois sur les branches maîtresses et sur le tronc.


Le rendement atteint 30 tonnes/ha.


Récolte des cabosses dans le district Trang Bom.


Des cabosses de différentes couleurs.


Fève de cacao après la récolte.


La fève de cacao se vend 26.000 dongs le kilo.


La fève de cacao séchée est la matière première de la fabrication du chocolat .


Chaîne de fabrication du chocolat en utilisant des fèves de cacao récoltées dans le district de Trang Bom,
de la société Marou Faiseurs de Chocolat, dans le district de Thu Duc, Hô Chi Minh – Ville
.

L’avantage du cacaoyer, c’est de pouvoir cultiver d’autres plantes sur la même parcelle. On peut récolter des cabosses toute l’année, qui sont vendues à la compagnie de production de cacao Trong Duc (district de Dinh Quang, province de Dông Nai) et la SARL de l’Investissement et du Développement de l’Agriculture Nguyên Lôc (cité de Long Khanh, province de Dông Nai). L’installation de stations d’achat dans les clubs et les coopératives facilite le ramassage des commerçants.

Huynh Hai, un planteur de cacaoyer dans le 3e hameau de la commune de Sông Trâu, a fait savoir qu’après deux ans de culture, il récolte 10 tonnes de cabosses par an sur plus d’un hectare.

Pham Van Lâp (hameau d’An Binh, commune de Trung Hoà) a partagé qu’après 4 ans d’investissement dans la culture du cacaoyer avec de l’anacardier, la productivité de sa parcelle s’est nettement améliorée. Chaque année, il récolte 30 tonnes de cabosses par hectare. Sa famille bénéficie d’environ 155 millions de dongs de bénéfices par an
.

Le Centre de promotion agricole de la province de Dông Nai  a organisé des cours de formation sur les techniques de  culture et les mesures de prévention et de traitement des maladies au profit de 2.800 agriculteurs. A quoi s’ajoutent de nombreux séminaires qui ont permis aux planteurs d’échanger des expériences. Récemment, un document intitulé  « Procédés de culture et de soins du cacaoyer selon le modèle de culture intercalaire avec anacardier et essences forestières » a été publié afin de renseigner les agriculteurs./.

Texte : Nguyên Vu Thành Dat – Photos : Thông Hai