16/03/2005 00:00 GMT+7 Email Print Like 0

Les vieux villages de Duong Lâm

Depuis des siècles, au Vietnam l’espace culturel et l’architecture villageois ont marqué la civilisation du riz aquatique. Dans certaines régions rurales, les ouvrages architecturaux et les espaces culturels pluriséculaires disparaissent avec le temps. C’est le cas des villages de Mông Phu, Cam Thinh, Dông Sang et Doai Giap de la commune de Duong Lâm, chef-lieu de Son Tây, à une quarantaine de kilomètres de Hanoi.


Vue lenbsp;village
de Mông Phu.


Porte d’entrée d’une vieille maison à
Mông Phu.


A Mông Phu, vieilles maisons et anciens quartiers se dégradent avec le temps.


nbsp; Le dinh (maison communale) de Mông Phu fut construit il y
a plus de 400 ans.

Depuis des siècles, au Vietnam l’espace culturel et l’architecture villageois ont marqué la civilisation du riz aquatique. Dans certaines régions rurales, les ouvrages architecturaux et les espaces culturels pluriséculaires disparaissent avec le temps. C’est le cas des villages de Mông Phu, Cam Thinh, Dông Sang et Doai Giap de la commune de Duong Lâm, chef-lieu de Son Tây, à une quarantaine de kilomètres de Hanoi.

Duong Lâm est la terre natale de deux illustres rois qui ont eu de grands mérites envers le pays: Bô Cai Dai Vuong Phung Hung (VIIIe siècle) et Ngô Quyên (Xe siècle).

La maison communale fut construite il y a 400 ans. De là rayonnent cinq passages au bout desquels furent installés cinq postes de garde. A l’est et à l’ouest de la maison communale se trouvent deux puits. Les habitants les appellent les "deux yeux du dragon".

Chaque village a son propre puits. Celui de Mông Phu, aux eaux très pures, porte l’inscription Nhât phiên bang tâm qui signifie: le coeur des hommes de Mông Phu est pur comme de la glace.

Mông Phu, le plus grand village, compte près de 400 foyers vivant de l’agriculture. Jadis, on y pratiquait l’élevage des vers à soie et le tissage des étoffes. Le village possède plus de cent vieilles maisons aux toits recouverts de tuiles en forme d’écailles de poisson. La plus ancienne,nbsp;de plus de 400 ans, abrite encore une oraison funèbre écrite en caractères chinois sur une planche de bois. La maison où M. Pham Van Thu et sa femme vivent depuis 70 ans, est vieille de plus de deux siècles. Celle du couple Nguyên Van Hung – La Thi Thao est datée du début du XVIe siècle.

Cependant, ces vieux villages souffrent actuellement d’un manque de planification. Il arrive que poussent en quelques années une quarantaine de maisons en dur à étages, “dominant” les bâtisses pluriséculaires et gâtant à jamais la physionomie du village.

Dernièrement, le Département japonais de conservation du patrimoine culturel et le Ministère vietnamien de la Culture et de l’Information ont élaboré un projet de réfection de ces quatre villages. Les travaux ont déjà commencé.

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Texte et photos: Trân Dinh

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