21/03/2005 00:00 GMT+7 Email Print Like 0

Hoi An, cité à l’écart du temps

Une culture qui ne se laisse pas absorber par une société en constant changement ne peut-elle pasnbsp;être qualifiée de culture immatériellenbsp;? La question se pose pour Hoi An qui a su préserver une architecture et un art de vivre uniques. nbsp;


Nuit à Hoi An.


Une partie du toit de la vieille pagode Phuc Kien.


Les gens de Hoi An restent fidèles à leurs traditions.


Chua Cau ou la pagode
du Pont, un ouvrage architectural embléma-
tique du vieux Hoi An.


Rue du vieux Hoi An.


Un chariot ambulant de fruits et légumes qui fait la joie des touristes.

Une culture qui ne se laisse pas absorber par une société en constant changement ne peut-elle pasnbsp;être qualifiée de culture immatériellenbsp;? La question se pose pour Hoi An qui a su préserver une architecture et un art de vivre uniques.

Au crépuscule, l’ancien port commercial de Hoi An s’illumine d’une myriade de lampions colorés, qui lui donne une atmosphère fantasmagorique, irréelle. Flâner dans le vieux Hoi An à cette heure est un vrai plaisir.

Chua Cau, la pagode du Pont, fut construite entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe par des négociants nippons. Comme son nom l’indique, elle se trouve sur le pont qui enjambe un arroyo, lequel se jette dans le fleuve Hoai. La pagode présente une architecture assez originale. Son toit, recouvert de vieilles tuiles, couvre les 12 mètres du pont. La pagode est tournée vers le fleuve, et présente sur ses deux flancs deux statues en bois représentant un chien et un singe. On dit que ces animaux étaient autrefois vénérés par les Japonais. Cette pagode est vouée au culte de Bac De Tran Vo, génie tutélaire.

Dans plusieurs rues, les bâtisses séculaires sont encore presque intactes. D’un point de vue architectural, elles se rapportent aux maisons-tunnels avec les deux façades tournées vers deux rues, ou l’une vers la rue et l’autre vers le fleuve. Leurs toits recouverts de mousses portent la marque du temps. Une cour intérieure sépare les diverses pièces où sont suspendus des panneaux transversaux, des sentences parallèles et où les colonnes sont gravées de motifs très choisis. Imaginez que ces maisons en bois précieux étaient, il y a quelques siècles, remplies de marchandises provenant de Chine, du Japon, du Portugal ou d’Italie!

Il existe à Hoi An un ensemble de localités représentatives de la culture localenbsp;: le village des menuisiers de Kim Bong, le village des maraîchers de Tra Que, la plage de Cua Dai, l’île Cham, la zone écologique de Thuan Tinh ou nbsp;le village des céramistes de Thanh Ha qui frappe le visiteur par ses techniques de fabrication sorties du fond des âges. Il semble que depuis 600 ans, les gens d’ici sont restés hermétiques aux progrès scientifiques et techniques.Toutes les 5 minutes, un cochon en terre cuite ou toutes les 10 minutes, un vase à fleurs sort du four. Thanh Ha fournissait autrefois briques et tuiles pour la construction nbsp;d’Hoi an.

La nuit tombe surnbsp;la vieille citénbsp;Les lampions accrochés aux façades des nbsp;vieilles maisons en bois s’allument. Une vision féerique. A travers une fenêtre laissée ouverte, le passant aperçoit des hommes jouant aux cartes ou des femmes en train de tricoter. On constate qu’ici plus qu’ailleurs, la culture locale nbsp;ne s’est pas laissée dénaturer par le monde extérieur.

Quelqu’un a demandé à un visiteur étrangernbsp;: «Comment trouvez-vous Hoi Annbsp;?nbsp;» La réponse fut: «Hoi An reste Hoi An». Cette réponse apparement simple a une grande signification: les hommes ont su conserver la valeur éternelle de Hoi An.

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La fabrication des lampions, un autre métier traditionnel
de la vieille cité.

Le village de céramistes de Thanh Ha, un patrimoine culturel de Hoi An.

Pour le touriste, les distractions ne manquent pas, par exemple siroter un rafraichissement.


Une maison vieille de deux siècles d’architecture chinoise.

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Hoi An est situé au cœur de la région Centre, dans la province de Quang Nam. Celle-ci est bordée au nord par la province de Thua Thien – Hue et la ville de Da Nang, à l’ouest par le Laos, au sud par la province de Quang Ngai, à l’est par la mer Orientale, au large par l’île Cham avec son immense pêcherie.

Boite 2

Hoi An, appelée auparavant «nbsp;port Dai Chiemnbsp;», l’un des plus vieux centres urbains du sud-est asiatique, est restée presque intacte. Aux XVIe et XVIIe siècles, elle était connue sous le nom de Faifo par les commerçants japonais, chinois, portugais, italiens... A l’époque, c’était un port commercial prospère, un grand centrenbsp;commercial du sud-est asiatique, l’un des principaux ports commerciaux d’extrême-Orient.

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Textenbsp;: Nguyên Van – Photosnbsp;: Trang Linh

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Box 1:

Box 2:

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