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Le décaissement des fonds pour les programmes cibles nationaux s’accélère

2026 est une année charnière pour la réalisation des objectifs de développement socio-économique de la nouvelle période, les programmes nationaux ciblés continuent de jouer un rôle essentiel pour garantir la sécurité sociale et réduire les disparités régionales. Au-delà de l’accélération des décaissements, il est primordial de veiller à ce que les fonds parviennent aux bénéficiaires prioritaires et produisent des résultats concrets.

Un modèle d'élevage de poulets biosécurisé dans la commune de Dong Hy, province de Thai Nguyen (Photo : VNA)Hanoi (VNA) - Le financement des programmes cibles nationaux parvient progressivement aux communautés, aidant les populations, notamment dans les zones rurales, montagneuses et ethniques minoritaires, à accroître leur production, à améliorer leurs revenus et à renforcer leurs liens avec les marchés.

 

  Grâce à l'accès à des prêts à taux préférentiels, Mua Thi La, une femme de l'ethnie Hong originaire du village de Ban My A, a ouvert un atelier de confection de costumes traditionnels, créant ainsi des emplois et des revenus stables et contribuant à l'élimination progressive et durable de la pauvreté. Photo : VNA  

 Cependant, la lenteur des décaissements demeure un obstacle majeur qui exige une action urgente.

Du soutien aux moyens de subsistance à la réduction durable de la pauvreté

Ces dernières années, des modèles de subsistance efficaces ont vu le jour dans de nombreuses localités, les programmes apportant non seulement un soutien financier, mais transformant également les pratiques de production et la pensée économique.

À Lào Cai, le financement a soutenu la transition vers un élevage commercial grâce à la fourniture de reproducteurs, à la formation technique et au renforcement des capacités. De nombreux ménages ont augmenté leur production, amélioré leurs revenus et créé des coopératives pour s’entraider.

Dans des localités du Centre du pays telles que Huê, Dà Nang et Hà Tinh, des programmes intégrés ont favorisé l’émergence des modèles tels que la culture de plantes médicinales, l’élevage de volailles en plein air et l’apiculture. Plusieurs exploitations familiales se sont transformées en coopératives, créant des emplois, réduisant l’exode rural et permettant la participation aux chaînes de valeur.

Parallèlement, à Cà Mau, dans le delta du Mékong, des modèles d’adaptation au climat tels que les modèles crevettes-forêt et crabes-forêt ont contribué à augmenter les revenus tout en protégeant les écosystèmes et en soutenant des moyens de subsistance durables.

Ces exemples soulignent qu’un financement bien ciblé peut stimuler la croissance des revenus tout en favorisant des modèles économiques ruraux durables.

Malgré des avantages évidents, les décaissements ont été lents en ce début d’année. Selon le ministère des Finances, les décaissements d’investissements publics au titre des programmes cibles nationaux n’ont atteint que 382,03 milliards de dôngs (14,51 millions de dollars) à la fin du premier trimestre, soit 4,9 % du plan. Parallèlement, les dépenses courantes se sont élevées à 377,18 milliards de dôngs, soit 4 % des estimations.

Ces chiffres indiquent qu’un volume important de ressources reste inutilisé, sans pour autant se traduire par des avantages concrets pour la production et les moyens de subsistance.

Les principales contraintes ne résident pas dans le manque de financement, mais dans la mise en œuvre. De nombreuses localités rencontrent encore des difficultés pour mener à bien les procédures d’investissement, approuver les projets et définir les critères d’octroi de subventions. Certains volets des programmes manquent de directives précises, ce qui entraîne des retards ou une mise en œuvre limitée.

Au niveau local, notamment dans les zones reculées, les capacités limitées en matière de conception et d’exécution de projets constituent un défi supplémentaire. Étant donné que ces programmes impliquent de nombreux projets de petite envergure et dispersés, directement liés aux moyens de subsistance des populations, une mise en œuvre flexible et efficace est essentielle.

Accélérer la mise en œuvre pour un impact accru

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Un modèle d'élevage de poulets bio dans la commune de Dong Hy, province de Thai Nguyên. Photo : VNA

2026 est une année charnière pour la réalisation des objectifs de développement socio-économique de la nouvelle période, les programmes nationaux ciblés continuent de jouer un rôle essentiel pour garantir la sécurité sociale et réduire les disparités régionales. Au-delà de l’accélération des décaissements, il est primordial de veiller à ce que les fonds parviennent aux bénéficiaires prioritaires et produisent des résultats concrets.

Le gouvernement a souligné à maintes reprises que ces programmes doivent promouvoir un développement inclusif, l’équité sociale et l’objectif de ne laisser personne de côté. Cela exige une mise en œuvre non seulement plus rapide, mais aussi plus efficace et ciblée.

Le ministère des Finances a appelé les ministères, les secteurs et les collectivités locales à accélérer l’allocation des capitaux dès que les conditions sont remplies, à simplifier les procédures, notamment pour les projets de petite envergure, à renforcer l’utilisation du numérique dans la gestion et à consolider le contrôle et la responsabilisation, en particulier des chefs d’agence.

Les experts ont souligné que des décaissements rapides sont essentiels pour optimiser l’efficacité de ces programmes. Lorsque les ressources sont débloquées rapidement et utilisées à bon escient, les modèles de subsistance performants peuvent être reproduits, générant ainsi des retombées socio-économiques plus importantes.

Accélérer le décaissement n’est donc pas seulement une nécessité financière, mais une étape cruciale vers un développement inclusif, l’amélioration des moyens de subsistance et du niveau de vie, afin de garantir que personne ne soit laissé pour compte. — VNA/VI 


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