10/06/2021 16:32 GMT+7 Email Print Like 0

Des enfants adoptés par les garde-frontières

Répondant au programme « Enfants adoptés des postes-frontières » lancé par le Commandement des gardes-frontières, les gardes-frontières en poste sur le plateau rocheux de Dông Van dans la province de Hà Giang ont adopté des dizaines d’enfants défavorisés.
Vàng Thi Cha, Vàng Thi Sau, Vàng Thi Cho sont issues de familles très pauvres du hameau Sà Phin A, commune Sà Phin, district Dông Van, province de Hà Giang. Les trois sœurs, bien que jeunes, ont déjà vécu des événements tragiques dans leur vie. Leur père est mort de maladie, leur mère a quitté la maison. La vie des trois sœurs dépendait de la famille d’un oncle et de leur grand-mère. Cependant, la famille de l’oncle, pauvre, ne pouvait prendre soin correctement d’eux, notamment les envoyer à l’école.

En mars 2016, les trois fillettes ont été adoptées par les gardes-frontières du poste-frontière de Pho Bang. Les gardes leur ont donné l’opportunité d’avoir une nouvelle vie. Ils les considèrent comme leurs enfants et comptent les élever jusqu’à l’âge de 18 ans.


Vàng Thi Cho et son père adoptif, le commandant Lê Manh Hop du poste-frontière de Pho Bang. Photo : Viêt Cuong/VI


Tho Thi Dinh et son père adoptif, le commandant Dô Dang Nhiêm, chef du poste-frontière de Lung Cu. Photo : Viêt Cuong/VI


Les soldats du poste-frontière de Pho Bang aident leurs enfants  à faire leurs devoirs. Photo : Viêt Cuong/VI


Un soldat apprend aux enfants des savoir-faire essentiels dans la vie. Photo : Viêt Cuong/VI


Après cinq ans d’adoption par les soldats, les enfants vivent maintenant non seulement heureux, énergiquement et harmonieusement,
mais font également de grands progrès dans tous les aspects. Photo : Viêt Cuong/VI



Les enfants participent aux activités collectives du poste-frontière. Photo : Viêt Cuong/VI


Le commandant Nguyên Duc Thanh s’occupe de la santé des enfants adoptifs du poste-frontière de Pho Bang. Photo : Viêt Cuong/VI


Des chaussures de Vàng Thi Cho et sa sœur, cadeaux offerts par leurs pères adoptifs. Photo : Viêt Cuong/VI


Vàng Thi Sau et sa sœur Vàng Thi Cho s’occupent du jardin potager du poste-frontière de Pho Bang. Photo : Viêt Cuong/VI


En plus des pères « aux grades militaires verts », les enseignantes ou les femmes des soldats fournissent aux enfants un soutien moral. Photo : Viêt Cuong/VI


La vie des enfants adoptifs au poste-frontière a tourné une nouvelle page. Photo : Viêt Cuong/VI

Tho Thi Dinh (née en 2005) et ses deux soeurs, Tho Mi Va (né en 2008), et Tho Thi Xua (née en 2012), vivant dans la commune de Ma Le, ont aussi été adoptées par des gardes-frontières, du poste-frontière de Lung Cu. Les postes-frontières de Pho Bang et de Lung Cu sont les deux premières unités à réaliser le programme « Enfants adoptés par les gardes-frontières » dans la province de Hà Giang.

Parlant des premiers jours au poste-frontière de Pho Bang, Vàng Thi Sau a confié : « Quand je suis venu vivre ici, j'ai été traité comme un enfant. Moi et mes sœurs avons notre propre chambre, nous mangeons avec les soldats. Ils nous achètent des couvertures, des vêtements, des livres et nous envoient à l'école... ».
 

Jusqu’à présent, en plus de l’argent de poche mensuel, les économies des pères « aux grades militaires verts » du poste-frontière de Lung Cu réservées aux enfants ont atteint plus de 200 millions de dongs.
Le commandant Phan Dang Nhiem, chef du poste-frontière de Lung Cu a confié : « La plupart des « pères » habitent loin de leur famille et n’ont aucune expérience de paternité. Les enfants adoptifs sont des filles d’ethnie minoritaire, avec des us et coutumes différents d'eux...  Le comité de commandement du poste les considèrent comme les « enfants ». Les officiers et soldats sont leurs pères. Afin de soutenir les enfants, en plus des dons des bienfaiteurs, les officiers et soldats donnent également volontairement une partie de leur salaire mensuel. »

Le comité de commandement du poste charge le personnel de prendre soin des enfants et de leur aider à résoudre des problèmes dans la vie.

Après cinq ans d’adoption par les soldats, les enfants vivent maintenant non seulement heureux, de manière énergique  et harmonieuse, mais font également de grands progrès dans tous les aspects de la vie. Grâce aux soins attentifs et à l'instruction des pères « aux grades militaires verts », la plupart des fillettes adoptées  ont un mode de vie discipliné et obtiennent de bons résultats scolaires. Non seulement elles sont indépendantes et étudient assidûment, mais elles aident aussi les soldats à nettoyer la maison, à préparer le dîner, à participer aux activités collectives du poste.

Le programme « Enfants adoptés des postes-frontières » a une signification humaine profonde. Les soldats non seulement prennent soin d’enfants défavorisés mais ils contribuent également à renforcer la solidarité entre les gardes-frontières et les groupes ethniques locaux./.
 
Réalisé par : Viêt Cuong – Traduction : Hà Vu