28/09/2018 11:15 GMT+7 Email Print Like 0

Tissage de « biotextiles » avec des fibres de lotus

L’artisane Phan Thi Thuân, de la commune de Phung Xa, district de  My  Duc  (Hanoi), fabrique  des foulards à partir de fibres du lotus, la fleur nationale du Vietnam. 
Ce tissu créé à partir des tiges de la fleur de lotus se présente comme un intermédiaire entre la soie et le lin. Un biotextile d’une grande valeur.

Bien que très expérimentée dans le tissage de la soie traditionnelle, Thuân a dû consacrer plus d’une année pour fabriquer son premier foulard en fil de lotus. Un travail qui exige de l’habileté et comprend plusieurs étapes, la plus importante étant de préparer les fils.

 
Les fils des tiges de lotus servent de matière première à un nouveau métier
 

Thuân est au Vietnam une pionnière dans la fabrication de biotextiles à partir du lotus 
 

Les fibres qu’on vient de retirer des tiges  de lotus 
 

Thuân réunit les fils par 4 à 5 avant le tissage

Les fibres de lotus sont d’une forme originale  

Vérification des fils avant le tissage 
 

Les fils de lotus sont accrochés au métier à tissage 
 

Le tissage
 

Fils de lotus accrochés au  métier à tisser traditionnel  
 

Le tissage, un travail qui demande une grande attention

Renouer les fils 

Un foulard en fibres de lotus du village de Phung Xa 
 

Phan Thi Thuân est fière et joyeuse de pouvoir  fabriquer des produits originaux à partir de fibres de lotus 

Premièrement, l’artisan retire les fibres d’une tige de lotus. Il  faut pour cela choisir un lotus qui pousse en eau profonde, donne de longues tiges et génère de nombreux fils.  Thuân réunit les fils par 4 à 5.

En général, pour fabriquer un foulard, il faut 250 g de fils, soit 3.000 tiges. Le fil de lotus est plus mince et souple que celui de la soie. Puis, les fils sont attachés au métier à tisser.

Thuân  est satisfaite de ses foulards en fils de lotus, qui sont légers et parfumés.  Elle pense  maintenant à faire du  tissage de fils de lotus  un nouveau métier pour  son village, ouvrant une nouvelle voie pour les artisans et rendant  plus rentable la culture du lotus. /.
Texte et photos: Viet Cuong