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Produits agricoles vietnamiens : cap sur un accès plus direct au marché italien

Le Vietnam et l’Italie ont renforcé leur dialogue sur la coopération agricole lors d’une rencontre organisée le 23 octobre à Rome, axée sur les produits agricoles et les épices. Les participants ont souligné la nécessité de développer les échanges commerciaux directs, de renforcer la traçabilité et de respecter les normes européennes afin d’élargir l’accès des produits vietnamiens au marché italien.

Un échange de vue sur la coopération agricole entre le Vietnam et l’Italie s’est tenu le 23 octobre à Rome. Des entreprises et des représentants du secteur y ont exploré des pistes de coopération concrètes dans les filières des produits agricoles et des épices.

  L'échange de vue sur la coopération agricole entre le Vietnam et l’Italie s’est tenu le 23 octobre à Rome. Photo: VNA  

 
L’événement a été organisé conjointement par le Bureau commercial du Vietnam en Italie, la Chambre de commerce Italie-Vietnam (CCIV), l’Association italienne des agriculteurs (AIC) et l’Association vietnamienne du poivre et des épices (VPSA).

Le Vietnam est le principal partenaire commercial de l’Italie au sein de l’ASEAN, tandis que l’Italie est le troisième partenaire commercial du Vietnam au sein de l’Union européenne (UE). Les échanges bilatéraux ont atteint environ 5,9 milliards de dollars au cours des neuf premiers mois de 2026, soit une hausse de 8,8 % sur un an.

Les produits agricoles – notamment le poivre, les noix de cajou, le café, la cannelle, l’anis étoilé et d’autres épices – demeurent des éléments clés reliant les deux économies.

L’Italie importe chaque année entre 3 800 et 5 000 tonnes de poivre. Au cours des sept premiers mois de 2026, le Vietnam est resté son premier fournisseur, avec 662 tonnes, soit 23,6 % du marché. Ce volume a toutefois diminué par rapport à la même période de l’année précédente. Ce recul s’explique non seulement par le ralentissement du marché européen, mais aussi par une tendance des entreprises italiennes à privilégier les importations indirectes, par l’intermédiaire de partenaires établis en Allemagne et aux Pays-Bas, plutôt que les achats directs auprès de fournisseurs vietnamiens.

Hoang Thi Lien, présidente de la VPSA, a souligné que cette tendance constitue un défi pour les entreprises vietnamiennes, rendant nécessaire un renforcement de l’accès direct au marché, de la promotion du commerce et de la notoriété des marques en Italie.

Bien que l’Italie soit un marché extrêmement exigeant, elle a précisé qu’y prendre pied permettrait aux entreprises vietnamiennes de renforcer leur réputation et de faciliter leur accès à d’autres marchés.

Lors de l'échange de vue, les participants ont convenu que le respect des normes de sécurité sanitaire des aliments et des exigences en matière de durabilité et de transparence était indispensable aux fournisseurs vietnamiens souhaitant développer leurs débouchés auprès des industriels de la transformation alimentaire et des distributeurs italiens.

Marco Mabritto, secrétaire de l’AIC, a souligné la complémentarité des deux économies et l’importance d’une meilleure compréhension mutuelle. Il a également rappelé que la durabilité supposait le respect des travailleurs tout au long des chaînes d’approvisionnement agricoles et alimentaires des deux pays, avec le soutien de dispositifs de certification appropriés.

Le président de la CCIV, Pham Van Hong, a partagé l'avis selon lequel l'établissement de liens commerciaux durables est essentiel. Il a déclaré que les principaux obstacles rencontrés par les entreprises vietnamiennes ne sont ni la technologie ni le capital, mais une connaissance limitée du marché italien. Instaurer la confiance et comprendre les règles commerciales locales sont les clés du succès, a-t-il souligné, ajoutant que le Bureau commercial du Vietnam et la CCIV peuvent apporter un soutien supplémentaire.

Lors du dialogue, Pham Thi Van Thanh, première secrétaire du Bureau commercial du Vietnam en Italie, a indiqué que le secteur agricole vietnamien évoluait progressivement, délaissant l’exportation de produits bruts au profit d’une transformation à plus forte valeur ajoutée, de zones de culture répondant à des normes harmonisées et de systèmes de traçabilité utilisant notamment le GPS. Ces évolutions visent à satisfaire aux exigences strictes des marchés internationaux, notamment au règlement européen sur la déforestation (EUDR).

Le Bureau commercial s'est engagé à travailler en étroite collaboration avec la VPSA et la CCIV pour aider les entreprises vietnamiennes à vérifier leurs partenaires et à obtenir des conseils contractuels afin de réduire les risques juridiques. -VNA/VI


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