Le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement a fait rapport au Premier ministre sur la propagation mondiale de la fièvre aphteuse de sérotype SAT1 et a élaboré des mesures proactives visant à empêcher son entrée au Vietnam.
La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse qui touche les animaux à onglons, notamment les bovins, les porcins, les ovins, les caprins et diverses espèces sauvages. Elle se caractérise généralement par la survenue d’une fièvre et par l’apparition de cloques dans la bouche et sur les pattes, qui s’accompagne d’une boiterie. Peu d’animaux adultes succombent à la maladie, mais les jeunes individus peuvent mourir d’une insuffisance cardiaque soudaine.
Bien qu’elle ne constitue pas une menace pour la santé publique, la fièvre aphteuse a de graves répercussions sur la santé et le bien-être des animaux ainsi que sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance, car elle réduit la productivité du bétail, qui donne notamment moins de lait et de viande.
De nombreuses souches du virus de la fièvre aphteuse continuent de circuler dans différentes régions de la planète. Au Vietnam, les sérotypes O, A et Asia1 ont déjà circulé, le sérotype O étant le plus répandu.
La souche SAT1, autrefois principalement présente en Afrique, se propage désormais dans de nouvelles régions. Depuis mars 2025, elle a été détectée en Irak et dans plusieurs pays du Moyen-Orient et d’Asie occidentale. Début avril 2026, la Chine a signalé son premier foyer, avec 219 cas chez les bovins dans les provinces du Gansu et du Xinjiang.
Bien que le Vietnam n’ait pas encore enregistré de cas de SAT1, les autorités mettent en garde contre un risque élevé d’introduction, notamment par le biais du commerce illégal d’animaux transfrontalier. Les vaccins nationaux existants ne protègent que contre les sérotypes O, A et Asia1, laissant le bétail vulnérable à la souche SAT1, ce qui pourrait entraîner des pertes importantes, en particulier dans les élevages de bovins et de buffles.
Le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement a demandé aux agences et aux collectivités locales de renforcer la surveillance, d’assurer la détection précoce, de réaliser des tests et de contenir rapidement toute épidémie. Les contrôles relatifs au transport, au commerce et à l’abattage des animaux et des produits animaux, notamment dans les zones frontalières, aux postes frontières et sur les marchés de gros, sont renforcés, avec une coordination accrue entre les services vétérinaires, la police, les gardes-frontières, les forces de surveillance des marchés et les autorités locales.
Les administrations locales ont été invitées à intensifier les campagnes de sensibilisation du public, à promouvoir des pratiques d’élevage biosécurisées et à décourager l’utilisation d’animaux d’origine inconnue, tout en élaborant des plans d’intervention et en veillant à disposer de personnel, de fournitures et de financements suffisants.
Le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement a exhorté le ministère de la Sécurité publique, le ministère de la Défense et les autres agences compétentes de renforcer le contrôle des importations et des exportations et de sanctionner sévèrement les infractions. Il met également en œuvre une surveillance active du SAT1, élabore des plans d’importation d’urgence de vaccins et intensifie la recherche nationale sur les vaccins.
Afin de renforcer la préparation, le ministère a proposé que le Premier ministre enjoigne les ministères et les collectivités locales à renforcer les contrôles aux frontières et à allouer des ressources à la prévention des maladies, tout en chargeant le ministère des Finances d’examiner et de compléter les réserves nationales de vaccins et de fournitures vétérinaires.
Le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement a affirmé continuer à se coordonner avec les parties prenantes concernées pour mettre en œuvre des mesures complètes de prévention, de surveillance et de réponse afin d’empêcher l’incursion et la propagation du virus, et de préserver le secteur de l’élevage au Vietnam. – VNA/VI







