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Le Vietnam veut réserver les fonds d’APD aux grands projets et renforcer l’évaluation de leur efficacité
Plus de 1,696 milliard de dollars de nouvelles propositions de prêts au titre de l’aide publique au développement (APD) et des prêts préférentiels étrangers ont été approuvés au cours du premier semestre de 2026, selon le ministère des Finances.
Cette information a été communiquée le 17 juin lors d’une réunion présidée par le vice-Premier ministre Nguyen Van Thang sur l’état d’avancement du décaissement des investissements publics et les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des projets financés par l’APD.

Le ministère des Finances a également indiqué que les procédures de signature de trois nouveaux accords de prêts étrangers, d’un montant total de près de 586 millions de dollars, avaient été achevées.
Malgré ces résultats encourageants en matière de mobilisation de ressources, le rythme de décaissement demeure faible. Au 15 juin, le taux de décaissement des investissements publics financés par des capitaux étrangers n’atteignait que 9,99 % du plan annuel, un niveau certes supérieur à celui observé à la même période de l’an dernier, mais encore largement inférieur à la moyenne nationale.
Selon les ministères et organismes concernés, ce retard s’explique principalement par la lenteur des opérations de libération des terrains, des procédures d’appel d’offres et de signature des contrats, ainsi que par certaines divergences entre les réglementations nationales et les exigences des bailleurs de fonds.
En conclusion de la réunion, le vice-Premier ministre Nguyen Van Thang a souligné que l’investissement, les exportations et la consommation demeuraient les principaux moteurs de croissance du pays et que les fonds d’APD ainsi que les prêts préférentiels étrangers continuaient de jouer un rôle important dans la mobilisation des ressources pour le développement.
Il a toutefois insisté sur la nécessité de changer d’approche à l’égard de ces financements. Selon lui, les fonds d’APD ne constituent plus des ressources hautement concessionnelles comme auparavant, mais s’apparentent désormais à des emprunts assortis de taux d’intérêt et de conditions financières négociés. Les projets financés par ces ressources doivent donc faire l’objet d’une évaluation rigoureuse de leur efficacité économique et financière.
Pour les projets en cours, le vice-Premier ministre a demandé aux organismes de tutelle et aux maîtres d’ouvrage d’accélérer les opérations de libération des terrains afin de créer les conditions nécessaires à la mise en œuvre rapide des travaux.
Pour les nouveaux projets, il a recommandé que les opérations de libération des terrains soient réalisées parallèlement ou avant la négociation et la signature des accords de prêt, ou, si nécessaire, qu’elles soient dissociées des composantes financées par des capitaux étrangers.
Le ministère des Finances a été chargé d’évaluer avec précision la qualité des propositions de prêts, en tenant compte notamment des taux d’intérêt, des coûts associés et de la rentabilité financière des projets. Les ressources d’APD devront être prioritairement orientées vers les grands projets d’infrastructure, les emprunts de grande envergure et les opérations de soutien budgétaire.

Le ministère devra également examiner les besoins d’ajustement des plans d’investissement public pour 2026, proposer des transferts de crédits lorsque cela est nécessaire et étudier d’éventuelles modifications des dispositions relatives à l’investissement public et au budget de l’État afin de lever les obstacles freinant la mise en œuvre des projets financés par des capitaux étrangers.
En coordination avec le ministère des Affaires étrangères et les organismes concernés, il sera également chargé d’identifier les difficultés signalées par les bailleurs de fonds étrangers et de proposer des mesures correctives, les questions dépassant son champ de compétence devant être soumises au gouvernement et au Premier ministre avant le 26 juin.
Le vice-Premier ministre a enfin demandé aux ministères, aux organismes centraux et aux collectivités locales d’appliquer de manière coordonnée les mesures décidées par le gouvernement afin d’accélérer le décaissement des fonds d’APD et des prêts préférentiels étrangers. -VNA/VI




