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Le Vietnam peaufine la réglementation pour faciliter les exportations agricoles

Le Vietnam s’efforce d’améliorer son cadre juridique relatif à la production végétale et à la protection des végétaux, une mesure essentielle pour lever les obstacles à l’exportation et renforcer la compétitivité des produits agricoles. Le Vietnam s’efforce d’améliorer son cadre juridique en matière de production agricole et de protection des végétaux, ce qui est essentiel pour lever les obstacles à l’exportation et renforcer la compétitivité des produits agricoles face au durcissement des exigences techniques, de traçabilité et de biosécurité sur les marchés étrangers.

Lors d’une conférence tenue cette semaine, Nghiêm Quang Tuân, directeur adjoint du Département de la production et de la protection des végétaux du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, a déclaré que la révision des textes juridiques existants était cruciale pour définir les responsabilités, éviter les chevauchements et créer un environnement favorable aux entreprises.

Il a ajouté qu’une mise en œuvre uniforme, du niveau central au niveau local, était indispensable pour prévenir toute perturbation de la production végétale et des exportations.

Concernant le fondement juridique de ces mesures, le responsable a indiqué que l’Assemblée nationale avait adopté, le 1er décembre 2025, la loi 146/2025/QH15 modifiant et complétant 15 lois relatives à l’agriculture et à l’environnement, dont la Loi sur la production végétale et la Loi sur la protection et la quarantaine des végétaux.

Suite à l’adoption de cette loi, le gouvernement a promulgué les décrets n°33/2026/ND-CP et n°38/2026/ND-CP introduisant de nouvelles dispositions relatives à l’importation de plants avec terre, ainsi qu’à la gestion des codes des zones de culture et des installations de conditionnement.

Le 23 janvier, le ministère a publié la circulaire n°07/2026/TT-BNNMT fournissant des instructions détaillées pour la mise en œuvre de ces lois et décrets.

Les modifications apportées à la réglementation relative aux codes des zones de culture et aux installations de conditionnement n’avaient pas pour but de renforcer le contrôle de la production, mais de réduire la fragmentation, d’améliorer l’efficacité de la gestion et de répondre aux exigences croissantes du marché des importations, a déclaré Nghiêm Quang Tuân.

Il a ajouté que cela contribue également à renforcer la compétitivité et à protéger la réputation des produits agricoles vietnamiens.

Pour les exportations, les zones de culture et les installations de conditionnement doivent être agréées par les partenaires commerciaux, ce qui fait de l’inspection et du contrôle non seulement une obligation légale nationale, mais aussi un facteur clé de la protection des produits agricoles vietnamiens.

Vu Thang, du Département de la gestion des engrais, a déclaré que la réglementation actuelle distingue clairement les engrais soumis à des tests de ceux qui en sont exemptés.

Les produits à la composition bien définie, ayant fait leurs preuves et ne présentant aucun risque pour l’environnement ou la sécurité alimentaire, sont exemptés de tests. En revanche, ceux susceptibles d’avoir des impacts négatifs doivent faire l’objet d’essais avant leur mise sur le marché, a-t-il précisé. La liste des engrais exemptés de tests a été progressivement élargie.

Pham Thi Xuân, du Département de l’intégration internationale et de la communication, a annoncé la publication prochaine de directives détaillées concernant les coordonnées des zones de plantation afin de faciliter la gestion, le contrôle et la transformation numérique.

Elle a ajouté que les agriculteurs seraient autorisés à regrouper leurs parcelles pour atteindre les superficies minimales requises.

Le Département de la production et de la protection des végétaux a indiqué qu’il poursuivra la révision et l’amélioration des textes juridiques afin de les rendre plus clairs et plus faciles à appliquer, renforcera la décentralisation grâce à un contrôle a posteriori et collaborera étroitement avec les collectivités locales et les entreprises pour résoudre les difficultés, dans le but de dynamiser les exportations agricoles de manière plus durable, transparente et efficace. — VNA/VI


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