À ce jour, 82 établissements financiers ont accordé des crédits verts pour un encours total de 828.000 milliards de dôngs, avec une croissance moyenne de plus de 20 % par an sur la période 2017-2025.
Ces chiffres ont été annoncés lors du colloque intitulé « Solutions de crédit pour promouvoir l’économie verte, l’économie circulaire et les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) : expériences internationales et application pratique au Vietnam », organisé le 9 juin à Hanoï par la Banque d’État du Vietnam, en coopération avec l’Organisation allemande pour la coopération internationale (GIZ) et le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement.
Lors de son intervention, le vice-gouverneur de la Banque d’État, Nguyen Ngoc Canh, a souligné que la croissance verte, l’économie circulaire et la gestion des risques environnementaux et sociaux étaient devenues des impératifs face aux effets du changement climatique et à l’épuisement des ressources. Selon lui, la transition vers un modèle de développement conciliant croissance économique, protection de l’environnement et utilisation efficace des ressources constitue une orientation incontournable pour bâtir un avenir durable.
Le responsable a rappelé que le gouvernement vietnamien accordait une attention particulière à ces objectifs à travers le perfectionnement du cadre juridique et des politiques nationales en faveur de la croissance verte. Il a indiqué que l’économie circulaire et l’application des critères ESG contribuaient non seulement à une meilleure gestion des ressources, mais aussi au renforcement de la productivité et de la résilience de l’économie.
Afin d’accompagner cette transition, le développement du crédit vert est considéré comme une solution clé pour répondre aux besoins de financement de la transition verte de l’économie.
Ces dernières années, plusieurs mesures destinées à promouvoir la croissance verte et le développement durable ont été lancées. La Banque d’État a notamment édicté plusieurs textes encadrant le crédit vert. Elle soumet actuellement au gouvernement un projet de décret prévoyant une bonification de 2 % des taux d’intérêt, financée par le budget de l’État, en faveur des entreprises du secteur privé, des ménages entrepreneurs et des entrepreneurs individuels contractant des prêts bancaires pour la mise en œuvre de projets verts, circulaires ou conformes aux critères ESG.

De leur côté, les établissements de crédit accordent une priorité croissante au financement des secteurs verts et des modèles d’économie circulaire, tout en intégrant progressivement les critères ESG dans leurs stratégies de développement. Les crédits ayant fait l’objet d’une évaluation des risques environnementaux et sociaux dépassaient 5,1 millions de milliards de dôngs, soit près de 25 fois plus qu’à la fin de 2017, représentant 27,7 % de l’encours total de crédit de l’économie.
Lors du colloque, Michaela Baur, directrice nationale de la GIZ au Vietnam, a estimé que la coopération financière verte entre l’Allemagne et le Vietnam constituait un investissement stratégique pour renforcer la compétitivité des deux parties. La GIZ s’est engagée à poursuivre son accompagnement du Vietnam et de son secteur bancaire dans la transition verte.
L’événement a également réuni la Banque allemande de développement (KfW) et la DZ Bank, illustrant une approche intégrée associant assistance technique, coopération financière et mobilisation du secteur privé. Cette coordination contribuera à mobiliser davantage de ressources pour les projets verts et circulaires ainsi qu’à promouvoir l’application des critères ESG au Vietnam, de la conception des politiques aux investissements concrets. -VNA/VI




