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Gia Lai : les patriarches mobilisés pour les élections en zones frontalières

A la province de Gia Lai, les patriarches sont mobilisés pour les élections en zones frontalières. Ces figures locales contribuent activement à la diffusion des informations sur les élections et encouragent les habitants à participer pleinement au scrutin.
  A la province de Gia Lai, les patriarches sont mobilisés pour les élections en zones frontalières. Ces figures locales contribuent activement à la diffusion des informations sur les élections et encouragent les habitants à participer pleinement au scrutin. Photo: VNA  

Dans les sept communes frontalières de la province de Gia Lai limitrophes du Cambodge, les préparatifs pour les élections des députés de la 16e Assemblée nationale et des membres des Conseils populaires pour le mandat 2026-2031 sont menés activement et de manière rigoureuse. Dans les quartiers résidentiels et les villages, drapeaux nationaux, banderoles et panneaux d’information sont déployés, créant une atmosphère enthousiaste à l’approche de ce grand événement politique.

L'effervescence électorale gagne désormais chaque village frontalier, témoignant de la confiance et des attentes des électeurs qui s'apprêtent à choisir des représentants exemplaires, porteurs de la volonté et des aspirations du peuple.

Les listes électorales, les listes de candidats et les notices biographiques sont affichées publiquement dans les sièges des autorités locales et les maisons communautaires afin de permettre aux habitants de s’informer avant le jour du vote. Parallèlement, les commissions électorales poursuivent la vérification des listes d’électeurs et la préparation des infrastructures nécessaires, notamment les urnes, les isoloirs et les dispositifs garantissant la sécurité et l’ordre dans les bureaux de vote.

Dans les communes frontalières telles que Ia Nan et Ia Pnôn, les autorités locales renforcent également les actions de sensibilisation pour informer les citoyens de leurs droits et devoirs électoraux. Ngô Thi Hiên, habitante du village de Son, commune de Ia Nan, a indiqué que chaque bulletin de vote ne représenterait pas seulement un droit, mais aussi une responsabilité citoyenne à l’égard du développement local.

Selon elle, les habitants des zones frontalières souhaitent élire des représentants crédibles, proches de la population et bien informés des réalités de la vie locale, afin de relayer en temps opportun les difficultés rencontrées à la base, notamment en matière d’infrastructures de transport, de production et de moyens de subsistance des populations frontalières.

À Ia Pnôn, où les minorités ethniques représentent plus de 87 % de la population, la commission électorale locale a établi une liste de 25 candidats pour élire 15 membres du Conseil populaire communal.

Un élément clé de cette mobilisation réside dans le rôle des chefs de village, des responsables communautaires et des personnalités influentes. Ces figures locales contribuent activement à la diffusion des informations sur les élections et encouragent les habitants à participer pleinement au scrutin. Les campagnes d’information sont menées sous différentes formes, notamment à travers des réunions de village, les systèmes de radiodiffusion locaux, l’affichage public ainsi que les réseaux sociaux et les applications mobiles.

Selon les autorités locales et les représentants communautaires, la participation électorale ne constitue pas seulement un droit, mais également une responsabilité civique. Les électeurs des zones frontalières espèrent choisir des représentants compétents, proches de la population et capables de porter la voix des habitants, en particulier sur les questions liées au développement socio-économique, aux infrastructures et aux moyens de subsistance dans ces régions.

Selon Rơ Lan Jok, ancien du village de Son (commune d'Ia Nan), les habitants des zones frontalières accordent une grande importance au choix des représentants au Conseil populaire, ceux-ci étant les personnes qui portent directement la voix de la population au niveau local.

Les habitants souhaitent ainsi élire des responsables ayant le sens des responsabilités, connaissant les coutumes et traditions des communautés locales et s’intéressant réellement aux conditions de vie des populations, afin de contribuer au développement économique et à la stabilisation de leurs moyens de subsistance, a dit-il.

Les forces de garde-frontières participent également à ces efforts en se rendant directement dans les villages pour informer et mobiliser la population.

Pour les habitants de ces zones frontalières, chaque bulletin de vote représente non seulement l’expression du droit démocratique des citoyens, mais aussi l’espoir de voir les futurs élus contribuer au développement économique et social local, au renforcement de la sécurité et de la défense, ainsi qu’à l’amélioration de leurs conditions de vie. -VNA/VI


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