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Élections législatives : renforcer les liens avec les intellectuels vietnamiens à l’étranger
Dans le contexte où tout le pays se tourne vers les élections des députés de l’Assemblée nationale de la 16ᵉ législature et des membres des Conseils populaires à tous les niveaux pour le mandat 2026-2031, de nombreux Vietnamiens résidant à l’étranger ont exprimé leur espoir que la nouvelle Assemblée nationale et les autorités locales continueront d’améliorer le cadre institutionnel, d’élever la qualité de l’élaboration des politiques publiques et de renforcer les liens avec la communauté vietnamienne à l’étranger.
S’exprimant auprès du correspondant de la VNA au Japon, Cao Thanh Dinh, un Vietnamien vivant à Hiroshima, a souligné que pour les investisseurs internationaux, notamment les entreprises japonaises, l’élément déterminant ne réside pas seulement dans les politiques d’incitation, mais également dans la stabilité et la prévisibilité du système juridique. Selon lui, l’Assemblée nationale affirme de plus en plus son rôle non seulement comme organe législatif, mais aussi comme institution contribuant à définir les orientations structurelles à long terme du développement national.
Évoquant l’organisation des élections de l’Assemblée nationale et des Conseils populaires du mandat 2026-2031 environ deux mois plus tôt que prévu afin de consolider rapidement l’appareil dirigeant, Cao Thanh Dinh estime qu’il s’agit d’une démarche visant à réduire la période de transition entre deux cycles de développement du pays. Une fois les orientations stratégiques définies, la mise en place rapide des organes dirigeants permettra au système de gouvernance d’entrer plus tôt dans la phase de mise en œuvre des politiques de développement.
Du point de vue de la communauté des entreprises et des investisseurs étrangers, en particulier au Japon, cette décision envoie également un signal positif quant aux efforts du Vietnam pour bâtir un système de gouvernance plus flexible, capable de réagir rapidement aux fluctuations de l’économie mondiale.
Concernant les exigences pour les députés de l’Assemblée nationale et les membres des Conseils populaires au cours du prochain mandat, Cao Thanh Dinh souligne que dans un monde marqué par les évolutions rapides de la technologie, des données et des nouveaux modèles économiques, les élus ne doivent pas seulement représenter les électeurs, mais aussi participer activement à la conception des politiques publiques avec une vision stratégique à long terme. Les politiques ne doivent pas uniquement résoudre les problèmes immédiats, mais également anticiper les transformations susceptibles d’intervenir dans les dix à vingt prochaines années.
Selon lui, les élus doivent à la fois bien comprendre les réalités nationales et être capables d’appréhender les grandes tendances du développement mondial afin de contribuer à l’élaboration de politiques fondées sur les données et une vision stratégique.
En tant que membre de la communauté vietnamienne au Japon, Cao Thanh Dinh souhaite également que le Vietnam mette en place des mécanismes plus efficaces pour renforcer les liens avec les intellectuels et les entrepreneurs vietnamiens vivant à l’étranger. Il souligne qu’un grand nombre de Vietnamiens travaillent aujourd’hui dans les domaines de la technologie, de la production, de la finance et de la gestion dans les économies développées, accumulant des expériences précieuses susceptibles de contribuer au développement du pays.
Ainsi, l’attraction des ressources issues de la diaspora ne devrait pas se limiter aux investissements financiers, mais aussi viser à mobiliser les connaissances, l’expérience en matière de gouvernance et les normes internationales de gestion.
Évaluant le rôle de la communauté vietnamienne à l’étranger, Cao Thanh Dinh la compare à un « réseau de capteurs économiques mondiaux » du Vietnam. Selon lui, chaque Vietnamien vivant dans un autre pays a la possibilité d’accéder plus tôt aux nouvelles tendances technologiques, aux modèles économiques innovants et aux modes d’organisation sociale modernes.
Si ces expériences sont efficacement connectées avec le pays, elles pourraient aider le Vietnam à mieux comprendre les évolutions du monde et à s’adapter plus rapidement aux transformations globales. À long terme, estime-t-il, la compétitivité du Vietnam ne reposera pas seulement sur le coût de la main-d’œuvre ou les incitations à l’investissement, mais également sur la qualité de ses institutions.
Lorsque les institutions seront suffisamment transparentes, stables et attractives, le Vietnam pourra non seulement attirer davantage d’investissements, mais aussi créer un environnement de développement capable d’attirer spontanément les ressources internationales. - VNA/VI







