04/10/2019 09:18 GMT+7 Email Print Like 0

Pékin n’a aucune base juridique pour donner ses revendications


La porte-parole du ministère vietnamien des Affaires étrangères, Le Thi Thu Hang. Photo: VNA
Selon les organes compétents du Vietnam, le groupe de navires Haiyang Dizhi 8 continue à élargir leur champ d’activité dans la zone économique exclusive et sur le plateau continental du Vietnam, a dénoncé la porte-parole du ministère vietnamien des Affaires étrangères, Le Thi Thu Hang.

Ces actes portent sérieusement atteinte aux droits souverains et aux droits de juridiction du Vietnam, qui sont exercés conformément aux règlementations de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982 (CNUDM), dont le Vietnam comme la Chine sont signataires, a-t-elle déclaré lors d’un point presse périodique du ministère des Affaires étrangères, tenue ce jeudi 3 octobre à Hanoï, en répondant aux questions de correspondants sur les activités de navires chinois et les réactions du Vietnam.

«Le Vietnam proteste avec véhémence contre ces actes chinois et exige, de nouveau, de la Chine de mettre fin immédiatement à ses violations, de retirer tous ses navires des eaux vietnamiennes et de ne pas laisser de tels actes se reproduire. Le Vietnam est déterminé de défendre sa souveraineté et ses intérêts légitimes en Mer Orientale, en tout recourant à toutes les mesures autorisées par le droit international», a-t-elle affirmé.

Lors du point presse, répondant aux questions de correspondants sur la réaction du Vietnam face à la déclaration rendue publique le 18 septembre par le porte- parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, Le Thi Thu Hang a précisé :

La position du Vietnam est clairement affirmée par le porte-parole du ministère vietnamien des Affaires étrangères dans sa déclaration publiée le 12 septembre 2019. La région que la Chine appelle “Wan’an” est un récif corallien situé dans la zone économique exclusive et sur le plateau continental du Vietnam, conformément aux dispositions de la CNUDM.

« Ce récif n’est donc pas situé dans une zone disputée ou enchevêtrée. Pékin n’a aucune base juridique pour réclamer sa souveraineté sur ce récif. », a souligné la porte-parole du ministère des Affaires étrangères. -VNA/VI