28/01/2018 15:05 GMT+7 Email Print Like 0

Kim Son, le diamant brut de la natation vietnamienne

 Nguyên Huu Kim Son est actuellement l’étoile montante de la natation vietnamienne. Afin d’exploiter pleinement son potentiel, il a été envoyé aux États-Unis pour un stage intensif de longue durée. 


Le nageur Nguyên Huu Kim Son fait partie des sportifs bénéficiant d’investissements importants de la part des instances nationales. "Il s’entraîne aux États-Unis depuis décembre 2017, dans un centre niché en Floride, aux côtés de Nguyên Thi Ánh Viên, l’égérie de la natation vietnamienne, sous la tutelle du coach Dang Anh Tuân", a fait savoir Trân Duc Phân, chef adjoint du Département général de l’éducation physique et des sports. Et de poursuivre : "Selon les prévisions, le programme de stage de Kim Son durera un an. Il est calculé sur la base de ses plans d’entraînement et de compétitions". 

Du talent à revendre 

Kim Son, né en 2002, est devenu le troisième jeune dans l’histoire de la natation vietnamienne à participer à un stage intensif de longue durée aux États-Unis, une nation qui regroupe les meilleurs nageurs au monde. 

Ce pays dispose d’infrastructures top niveau, offrant des conditions d’entraînement optimales qui lui permettront d’exploiter au maximum son potentiel. Avant Kim Son, les nageuses Nguyên Thi Ánh Viên et Ngô Thi Ngoc Quynh avaient aussi été envoyées aux États-Unis pour des stages intensifs de longue durée, respectivement en 2012 et 2013. Cependant, Ngoc Quynh, née en 2000, n’a pas beaucoup progressé. Raison pour laquelle, elle n’a pu rester aux États-Unis qu’un an. 

Contrairement à Ngoc Quynh, Ánh Viên, née en 1996, a évolué de façon remarquable. Les méthodes et programmes créés par des experts américains lui ont permis d’exprimer tout son potentiel. En 2012, elle a eu le plaisir et l’honneur de représenter le Vietnam aux Jeux olympiques (JO) de Londres. Ánh Viên est ainsi devenue la première Vietnamienne à figurer dans le Top 10 junior mondial de la natation et le sportif vietnamien (tous sexes confondus) le plus prolifique en termes de médailles d’or en une édition des Jeux d’Asie du Sud-Est (SEA Games), avec huit médailles d’or à chacune des deux dernières éditions de cette compétition régionale (SEA Games 28 en 2015 et SEA Games 29 en 2017). Des supporters vietnamiens lui ont même trouvé un surnom : "Machine de production de médailles d’or". 

Aux SEA Games 29 disputés en 2017 en Malaisie, Nguyên Huu Kim Son a fait vibrer les supporters vietnamiens en décrochant l’or au 400 m x 4 nages messieurs. Grâce à un chrono de 4 min 22 sec 12, il a ravi le record de ces Jeux au Thaïlandais Ratapong Sirisanont (4 min 23 sec 20), établi en 2003. Avec son titre aux SEA Games 29, Kim Son est devenu le plus jeune nageur vietnamien à remporter l’or dans histoire de la compétition. 

Fin 2017, aux  Championnats juniors de natation d’Asie du Sud-Est organisés au Brunei, Nguyên Huu Kim Son a décroché quatre médailles d’or, deux d’argent, battant au passage deux records en 400 m nage libre et 400 m x 4 nages individuels chez les 14-15 ans. 

Investir pour le futur 

Ces performances ont été considérées comme suffisam-ment convaincantes par le Département général de l’éducation physique et des sports pour "mettre le paquet" sur lui. Ce sont ce département et la province d’An Giang (Sud) qui financeront son stage intensif aux États-Unis. 

"Le facteur financier est le plus important. Si nous avons de l’argent, nous aimerions envoyer tous les athlètes à l’étranger. Actuellement, les frais des stages à l’étranger sont partagés par le Département général de l’éducation physique et des sports et l’organisation que ces sportifs intègrent. Raison pour laquelle, nous devons bien penser aux intérêts à court et long termes", a remarqué Dinh Viêt Hùng, vice-président et secrétaire général de l’Association des sports aquatiques du Vietnam. 

Toujours selon lui, il est faux de penser que tous les sportifs qui s’entraînent aux États-Unis connaîtront le succès. Cependant, s’ils ne bénéficient pas de techniques d’entraînements optimales, il leur sera difficile de s’affirmer lors des compétitions internationales. 

Autrefois, la natation vietnamienne envoyait ses meilleurs éléments en Chine pour des stages d’entraînement. Mais les résultats n’ont pas été à la hauteur des espérances. Raison pour laquelle, depuis 2012, les responsables de cette discipline ont décidé de diversifier leur approche en envoyant les athlètes aux États-Unis et en Europe. Et pour l’Asie, la priorité revient aujourd’hui au Japon et à la Thaïlande. – CVN/VNA/VI