29/08/2019 10:10 GMT+7 Email Print Like 0

Des experts tchèques dénoncent les actes de la Chine aggravant les tensions en Mer Orientale

Plusieurs spécialistes tchèques ont affirmé que la communauté internationale devrait avoir de fortes réactions face aux actes de la Chine en Mer Orientale qui aggravent les tensions, avec notamment le retour du groupe de bateaux de recherche chinois Haiyang Dizhi 8 dans la zone économique exclusive et le plateau continental du Vietnam.

Le journaliste Alex Svamberg, analyste en sécurité internationale du journal tchèque Novinky.cz, a indiqué que l’envoi par la Chine du bateau de recherche Haiyang Dizhi 8 et de plusieurs escorteurs dans la zone économique exclusive du Vietnam, dans la zone du récif corallien de Tu Chinh (Vanguard Bank) plus précisément, était un nouvel acte aggravant les tensions en Mer Orientale. Selon le journaliste, cela montre que la Chine veut recourir à la force pour monopoliser la Mer Orientale et il s’agit là d’un acte extrêmement dangereux.

Soulignant l’importance de la Mer Orientale pour l’économie mondiale en tant que ligne de navigation maritime importante, Alex Svamberg a affirmé que les opérations chinoises de remblaiement, de construction d’îles artificielles et de militarisation en Mer Orientale, ainsi que son acte aggravant les tensions dans la zone du récif corallien de Tu Chinh, étaient des violations du droit international, notamment la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982 (CNUDM), qui nuisent à la paix, à la stabilité et au développement de la région.

La communauté internationale ne reconnaît pas les îles artificielles construites illégalement par la Chine en Mer Orientale, a estimé le journaliste tchèque, appréciant la ferme volonté du Vietnam face aux actes coercitifs de la Chine. Selon lui, le Vietnam bénéficiera du soutien de la communauté internationale.

De leur côté, Jan Hornat, spécialiste de l’Institut des relations internationales du ministère tchèque des Affaires étrangères, et Vaclav Kopecky, expert en sécurité en Asie de l’Association tchèque pour les questions internationales (AMO), ont indiqué que les opérations chinoises de remblaiement, de construction et de militarisation en Mer Orientale s’étaient heurtées à de fortes réactions de la communauté internationale.

Jan Hornat a souligné que Pékin n’avait pas de bases juridiques pour réclamer sa souveraineté sur la majorité de la Mer Orientale selon la ligne de la « langue de bœuf » et que l’Union européenne s’intéressait particulièrement à la garantie de la primauté du droit en Mer Orientale et accordait une attention croissante à ses relations avec l’Asie, dont l’ASEAN et le Vietnam. -VNA/VI