22/01/2018 09:21 GMT+7 Email Print Like 0

Comment mieux gérer la circulation urbaine

 Le projet visant à renforcer la gestion des moyens de transport pour la période 2017-2020, adopté récemment par le Comité populaire de Hanoï, devrait permettre à la ville de réduire les embouteillages et la pollution de l’air.

Face aux embouteillages qui ne devraient a priori pas diminuer dans les cinq à dix ans à venir, le projet “Renforcement de la gestion des moyens de transport pour réduire les embouteillages et la pollution à Hanoï pour la période 2017-2020, et à l’horizon 2030“ vient d’être approuvé par le Comité municipal populaire.

Son objectif est de mieux gérer le réseau de transports de la ville, de manière à réduire les embouteillages et la pollution de l’environnement tout en répondant aux besoins de déplacement des habitants.

Limitation des moyens de transport individuels

Avec ce projet, Hanoï envisage de faire du développement du système de transports en commun une priorité. L’objectif est que celui-ci puisse répondre en 2030 à 55 % des besoins de déplacement des habitants vivant dans le centre de la capitale.

"L’objectif de ce projet est avant tout de limiter le nombre de véhicules individuels, notamment les deux roues", souligne le directeur du Service municipal des transports et des communications, Vu Van Viên.

En parallèle, la ville a pour objectif de développer les infrastructures de transport, selon les dires du Premier ministre. D’ici 2030, dans le centre-ville, la superficie de la voirie doit passer entre 20 et 26% de la surface totale contre 7 à 8% aujourd’hui, afin de fluidifier le trafic.

Parallèlement au développement du réseau de transports en commun, la ville renforcera les mesures afin de limiter le nombre de deux roues dans la capitale.
Pour la période 2017-2018, la ville va commencer à mettre en œuvre plusieurs mesures diverses comme le décalage des horaires d’ouverture des établissements scolaires, la création d’un centre de gestion de la circulation urbaine, le développement des services de ramassages scolaires.

Pour la période 2017-2020, la priorité sera donnée au contrôle de la quantité et de la qualité des véhicules, à la réduction du nombre de véhicules individuels en mettant en place une circulation alternée basée sur les jours pair-impair dans les rues les plus concernées par les embouteillages.

Le directeur du Centre de gestion et de direction de la circulation urbaine de Hanoï, Nguyên Hoàng Hai, fait savoir que la volonté des autorités de la ville est de mettre les avancées technologiques au service de l’amélioration du fonctionnement des réseaux de transport.

La ville a aussi commencé à développer le modèle d’iParking (système de réservation de places via une application mobile) pour faciliter le stationnement des habitants de la capitale.

Interdiction des deux roues en 2030

Un des points importants de ce projet, qui intéresse l’opinion publique, correspond à la limitation du nombre de motos dans la capitale. Selon les statistiques du Département de la police de circulation, Hanoï recense actuellement 5,2 millions de motos, dont la moitié immatriculeés de 15 à 25 ans. Les deux roues motorisés sont l’une des causes principales des embouteillages et de la pollution dans la capitale. Certaines études sur la qualité de l’air ont montré aussi que 70% de la pollution dans la capitale provient des rejets de gaz de pots d’échappement.

Face à cette situation, le projet envisage de limiter graduellement puis d’arrêter totalement la circulation des motos dans la zone intra-muros d’ici 2030. Aussi, la ville a demandé aux organismes concernés de classifier les véhicules (selon le modèle, l’ancienneté) et de limiter da circulation des véhicules motorisés en fonction de l’évolution du potentiel des infrastructures de transport.

Entre 2017 et 2020, la ville en visage de mettre en place des standards concernant  le pot d’échappement des motos, et d’interdire au trafic des motos qui ne répondent pas aux normes techniques et environnementales. Entre 2025 à 2029, l’interdiction des motos sera réalisée à titre expérimental  à certaines heures de la journée, sur plusieurs axes particulièrement chargés, et dans les rues du centre-ville de manière à préparer  l’interdiction totale prévue pour 2030.

“D’ici 2030, le système de transports en commun va répondre à 55% des besoins de transport de la population. En outre, la ville envisage d’élargir l’espace piéton et d’augmenter la conscience des automobilistes sur ce sujet“, explique le directeur du Service municipal des transports et des communications, Vu Van Viên. – CVN/VNA/VI