Le Premier ministre Lê Minh Hung appelle mardi à Hanoi à garantir un approvisionnement suffisant en médicaments et équipements médicaux de qualité à des prix raisonnables.
Le Premier ministre Lê Minh Hung s'exprime lors de la réunion. Photo: VNA
Le Premier ministre Lê Minh Hung a demandé le 8 septembre de réformer en profondeur les mécanismes de gestion et de distribution des médicaments et des équipements médicaux afin de garantir un approvisionnement suffisant, de qualité et à des prix raisonnables, tout en renforçant la transparence et le contrôle de l’État dans un secteur essentiel à la population.
Présidant à Hanoi une réunion avec le ministère de la Santé et les ministères et organismes concernés, le Premier ministre a examiné les orientations majeures du projet de loi portant modification et complément de plusieurs textes législatifs dans le domaine de la santé. La réunion a notamment porté sur la gestion et la distribution des médicaments et des équipements médicaux, ainsi que sur les activités d’examen et de traitement médicaux.
Le chef du gouvernement a souligné que la réforme de ces mécanismes constituait une question urgente et très suivie par l’opinion publique. Il a demandé au ministère de la Santé de s’attaquer de manière résolue aux difficultés, insuffisances et blocages persistants, en mettant en place un cadre plus ouvert et transparent, mais assorti de contrôles efficaces.
L’objectif, a-t-il insisté, est de réduire les coûts inutiles et le nombre d’intermédiaires, de faire baisser les prix et d’empêcher les pratiques visant à tirer indûment profit du système, afin que les patients puissent accéder à des médicaments et équipements médicaux de haute qualité à des prix abordables.
Selon les données, le marché vietnamien des équipements médicaux représentait environ deux milliards de dollars en 2025 et continue de progresser. Le marché pharmaceutique, estimé entre sept et huit milliards de dollars, figure parmi ceux qui connaissent la croissance la plus rapide dans la région et pourrait doubler au cours des cinq prochaines années pour atteindre 15 à 16 milliards de dollars. La consommation annuelle moyenne de médicaments par habitant est estimée entre 70 et 78 dollars et devrait continuer d’augmenter avec l’amélioration des revenus de la population.
Malgré ces perspectives, la production nationale d’équipements médicaux demeure limitée et le Vietnam reste fortement dépendant des importations, tandis que les prix restent élevés.
Dans le secteur pharmaceutique, les capacités de production nationales restent également limitées. Le pays doit importer une importante quantité de médicaments princeps et dépend largement des matières premières pharmaceutiques importées.
Pour remédier à ces difficultés, le Premier ministre a appelé à un changement marqué des méthodes de gestion et à une amélioration progressive du cadre juridique. Il a demandé de garantir un approvisionnement suffisant, sûr et à des prix raisonnables, tout en assurant la transparence et la mise en place de mécanismes de supervision cohérents, dans le respect des mécanismes du marché et sous le contrôle de l’État.
Il a notamment demandé de contrôler les prix à la source. Les prix de chaque catégorie de médicaments et d’équipements médicaux devront être publiés. Il a demandé de réformer les mécanismes d’appel d’offres et de négociation, notamment à travers des achats centralisés au niveau national ou des négociations directes avec les fabricants, afin d’éliminer les coûts intermédiaires inutiles.
La transformation numérique devra couvrir l’ensemble de la chaîne, des usines de production et entrepôts d’importation aux entreprises de distribution et pharmacies, grâce à des bases de données nationales interconnectées. Le gouvernement entend également moderniser les infrastructures de distribution et développer des centres logistiques pharmaceutiques centralisés ainsi que des réseaux modernes de vente au détail.
Le dirigeant a parallèlement appelé à renforcer la production nationale et à encourager les groupes multinationaux à s’associer à des entreprises vietnamiennes afin de participer davantage aux chaînes d’approvisionnement.
Il a enfin demandé de renforcer la gestion de la sécurité alimentaire tout au long de la chaîne d’approvisionnement, de mieux contrôler notamment la restauration de rue, les cuisines collectives et les repas scolaires, et de clarifier les responsabilités des différentes autorités, afin de combler les éventuelles lacunes juridiques et d’assurer une mise en œuvre cohérente des politiques de santé publique. -VNA/VI