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Mui Ne est la capitale asiatique du kitesurf, selon Figaro Nautisme

Sur la côte sud-est du Vietnam, à quatre heures de route de Ho Chi Minh-Ville, Mui Ne s’est imposée comme l’un des hauts lieux mondiaux du kitesurf. Ici, le vent n’est pas un caprice météorologique : c’est une institution. De novembre à mars, il souffle avec une régularité presque métronomique, transformant cette longue baie tropicale en terrain de jeu spectaculaire.

Selon Figaro Nautisme - une publication française spécialisée dans les affaires maritimes, le tourisme marin et les sports nautiques -, la station balnéaire de Mui Ne, dans la province de Lam Dong, confirme son statut de destination incontournable pour le kitesurf en Asie.

 

  La station balnéaire de Mui Ne, dans la province de Lam Dong, confirme son statut de destination incontournable pour le kitesurf en Asie. Photo: VNA  

 Sur la côte sud-est du Vietnam, à quatre heures de route de Ho Chi Minh-Ville, Mui Ne s’est imposée comme l’un des hauts lieux mondiaux du kitesurf. Ici, le vent n’est pas un caprice météorologique : c’est une institution. De novembre à mars, il souffle avec une régularité presque métronomique, transformant cette longue baie tropicale en terrain de jeu spectaculaire.

 

À la mi-journée, le ciel de Mui Ne se constelle d’ailes colorées. Elles sont parfois des dizaines, parfois des centaines lors des compétitions internationales. Le vent thermique, renforcé par la mousson du nord-est, s’établit souvent entre 18 et 25 nœuds, avec une belle constance.

 

La configuration de la baie explique ce succès. Une large plage de sable, une mise à l’eau aisée, un plan d’eau qui combine clapot formé et petites rampes naturelles : Mui Ne offre des conditions idéales pour le freeride comme pour le freestyle. Les riders confirmés profitent de sections plus techniques lorsque le vent forcit, tandis que les débutants trouvent des zones plus abritées pour progresser en sécurité.

L’eau, chaude toute l’année (25 à 28°C), permet de naviguer en short ou en simple lycra. À l’horizon, les barques rondes traditionnelles – les thung chai – rappellent que l’on évolue au cœur d’un ancien village de pêcheurs.

 

Mui Ne doit sa réputation internationale à la fiabilité de ses conditions. Peu de destinations en Asie offrent une telle régularité saisonnière. Cette constance a favorisé l’installation d’écoles de qualité, tenues par des instructeurs vietnamiens et internationaux certifiés IKO (International Kiteboarding Organization). Les stages s’enchaînent, du baptême de glisse aux manœuvres avancées.

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À l’aube, le spectacle change de nature. Des centaines de bateaux de pêche multicolores convergent vers le port, tandis que les filets sont tirés sur le sable. Photo: VNA

Pour les plus aguerris, certains secteurs au nord, vers Suoi Nuoc, permettent d’échapper à l’affluence et d’exploiter un plan d’eau plus ouvert. Lorsque la houle s’invite, de petites vagues viennent structurer le plan d’eau et offrent des sections intéressantes pour le strapless.

Le rythme est immuable : mer plus calme le matin, montée progressive du vent en fin de matinée, apogée en milieu d’après-midi. Une mécanique presque parfaite.

Au-delà de la performance sportive, Mui Ne séduit par son décor singulier. À quelques kilomètres seulement s’étendent les dunes rouges et blanches, paysages sahariens plongés dans la lumière crue de l’Asie tropicale. Le contraste entre désert et mer confère au site une identité unique.

À l’aube, le spectacle change de nature. Des centaines de bateaux de pêche multicolores convergent vers le port, tandis que les filets sont tirés sur le sable. Le kitesurfeur partage la plage avec cette vie maritime ancestrale, dans une cohabitation étonnamment harmonieuse.

Longtemps éclipsé par la Thaïlande ou l’Indonésie, le Vietnam affirme désormais sa place sur la carte nautique internationale. Mui Ne en est l’emblème. Chaque hiver, une communauté cosmopolite de riders européens, australiens et asiatiques s’y retrouve, séduite par le rapport qualité-prix et la fiabilité des conditions.

Ici, pas de luxe ostentatoire, mais une atmosphère décontractée, presque bohème, où l’on vit au rythme du vent.

Selon Figaro Nautisme, Mui Ne ne promet pas l’exotisme spectaculaire des atolls lointains ; elle offre mieux : une saison entière de navigation régulière, dans une lumière tropicale et un environnement encore préservé. Pour qui cherche un hiver actif sous les tropiques, la capitale asiatique du kitesurf a trouvé son nom. -VNA/VI 


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