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Le ministère de la Santé renforce les contrôles sur le trafic d’organes

Afin d’améliorer la supervision dans ce domaine, le ministère de la Santé exige des organismes concernés qu’ils respectent scrupuleusement la réglementation en vigueur relative au don, au prélèvement et à la transplantation de tissus et d’organes humains.
  La greffe de cornée (kératoplastie) est une chirurgie oculaire cruciale remplaçant un tissu cornéen opaque ou endommagé par une greffe saine provenant d'un donneur décédé. Photo: tuoitre.vn  

Le ministère vietnamien de la Santé a demandé aux établissements de santé du pays de renforcer le contrôle des procédures d’accueil des donneurs et de réalisation des transplantations d’organes et de tissus humains, tout en luttant fermement contre le courtage, le trafic et l’achat illégal d’organes et de tissus.

Cette demande a été émise dans une dépêche officielle récemment adressée aux hôpitaux, aux directions provinciales et municipales de la santé, ainsi qu’aux établissements médicaux autorisés à pratiquer des transplantations de tissus et d’organes humains. Cette mesure vise à garantir le respect de la réglementation relative au don, au prélèvement et à la transplantation de tissus et d’organes humains.

Le ministère a indiqué que, selon les informations provenant des organismes compétents et les articles de presse, des réseaux illégaux impliqués dans le courtage, le trafic et l’achat illégal de tissus et d’organes humains ont émergé, opérant via les réseaux sociaux.

De tels actes contreviennent à la loi et portent gravement atteinte à l’éthique médicale et à la réputation du secteur de la santé, tout en mettant en danger la santé et la vie des personnes.

Afin d’améliorer la supervision dans ce domaine, le ministère exige des organismes concernés qu’ils respectent scrupuleusement la réglementation en vigueur relative au don, au prélèvement et à la transplantation de tissus et d’organes humains.

Les établissements de soins et d’examens médicaux doivent se conformer pleinement aux dispositions de la loi relative au don, au prélèvement et à la transplantation de tissus et de parties du corps humains, ainsi qu’à la Loi sur le don, le prélèvement et la transplantation de tissus et d’organes humains et sur le don et la récupération de cadavres, et à toute autre réglementation et directive ministérielle applicable.

Le ministère souligne que toute forme de courtage et de commerce de tissus et d’organes humains est strictement interdite. Les responsables des établissements de santé seront tenus responsables devant le ministère en cas d’infraction au sein de leurs institutions.

Les établissements de santé sont également tenus de renforcer le contrôle des procédures d’accueil des donneurs et de réalisation des transplantations de tissus et d’organes humains.

Les établissements pratiquant la transplantation d’organes doivent revoir et corriger sans délai leurs pratiques de gestion et leurs procédures professionnelles relatives au don, au prélèvement et à la transplantation d’organes. Ils sont tenus de mettre en œuvre intégralement les procédures de réception, d’évaluation et de vérification du lien entre donneurs et receveurs, conformément à la réglementation en vigueur, notamment dans les cas de dons de tissus ou d’organes provenant de donneurs vivants.

Par ailleurs, les établissements de santé doivent examiner attentivement la documentation relative aux transplantations afin d’en garantir la légalité, la transparence et l’exhaustivité. Aucune transplantation ne doit être effectuée en cas de documentation incomplète ou en présence d’indices suspects de courtage ou de trafic illégal.

Dans le même temps, les établissements sont tenus de renforcer la formation à la déontologie et la sensibilisation juridique des professionnels de santé, en particulier ceux directement impliqués dans les activités de transplantation de tissus et d’organes.

Le ministère a également chargé les directions provinciales et municipales de la santé de renforcer l’inspection et le contrôle des établissements de santé pratiquant la transplantation de tissus et d’organes humains sur leur territoire, et de détecter, prévenir et sanctionner rigoureusement et sans délai les infractions, conformément à la loi.

Les collectivités locales sont également invitées à intensifier les campagnes encourageant le don d’organes et de tissus provenant de personnes en état de mort cérébrale, afin d’accroître les sources légitimes de dons et de réduire progressivement la dépendance aux dons de personnes vivantes.

Si des signes de trafic ou de commerce de tissus ou d’organes humains sont détectés, les établissements de santé doivent en informer immédiatement les autorités compétentes et se coordonner avec les organismes compétents pour vérifier et traiter les cas conformément à la réglementation en vigueur. – VNA/VI


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