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Le dirigeant To Lam présente quatre orientations à la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU

À New York, le 22 septembre, lors du débat général de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président de la République, To Lam, a proposé quatre grandes orientations pour renforcer la confiance entre les États, promouvoir un développement équitable et durable, garantir que les progrès technologiques servent l’humanité et consolider le multilatéralisme ainsi que le rôle central des Nations Unies.
Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président de la République, To Lam prononce un discours au débat général de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU. Photo: VNA

Le 22 septembre, heure locale, au siège des Nations Unies à New York, le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président de la République, To Lam, a prononcé un discours important lors du débat général de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU.

Évoquant la situation internationale, il a estimé que le monde traversait de profondes transformations de l’ordre international, marquées par de nombreux risques et incertitudes. L’économie mondiale tend à se fragmenter, avec la multiplication des barrières commerciales, d’investissement et technologiques. Les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les incertitudes économiques réduisent les perspectives de développement de nombreux pays, tandis que le changement climatique, les catastrophes naturelles, les épidémies et les nouveaux risques liés aux technologies continuent de menacer directement les moyens de subsistance des populations ainsi que le développement et la stabilité de nombreux États.

Afin d’orienter et de gérer ces transformations pour que la concurrence ne se transforme pas en confrontation, que les divergences ne conduisent pas aux conflits et que les progrès scientifiques et technologiques ne créent pas de nouvelles divisions, le dirigeant vietnamien a proposé quatre grandes orientations.

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Panorama du débat de haut niveau de la 81e session de l'Assemblée générale de l'ONU. Photo: VNA

Premièrement, restaurer la confiance entre les États sur la base du respect de la Charte des Nations Unies et du droit international. Selon lui, la Charte de l’ONU et le droit international constituent le socle de l’ordre mondial et doivent être respectés pleinement, de manière cohérente et sans sélectivité. Tous les pays doivent respecter l’indépendance, la souveraineté, l’intégrité territoriale et le droit de chaque État de choisir sa propre voie de développement, sans ingérence dans les affaires intérieures ni menace ou recours à la force contraire à la Charte de l’ONU.

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président de la République, To Lam prononce un discours au débat général de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU. Photo: VNA

Restaurer la confiance ne signifie pas éliminer les divergences, mais les gérer de manière responsable. Les crises doivent être prévenues, la concurrence maîtrisée, le dialogue maintenu et les engagements respectés. Les grandes puissances doivent montrer l’exemple en matière de respect du droit international et de règlement responsable des problèmes communs, tandis que l’ONU doit conserver un rôle central dans ces efforts. Dans tous les conflits, les civils doivent être protégés, le droit international humanitaire respecté et l’accès à l’aide humanitaire garanti. Le Vietnam soutient le droit à l’autodétermination du peuple palestinien et la solution à deux États, avec un État palestinien indépendant vivant en paix aux côtés d’Israël, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes de l’ONU.

En Asie-Pacifique, il a cité les près de six décennies de développement de l’ASEAN comme un exemple de transformation de la méfiance en confiance, de la confrontation en dialogue et des divisions en coopération. Le Vietnam reste attaché au règlement pacifique des différends, notamment en Mer Orientale, conformément au droit international, en particulier à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982, tout en défendant fermement sa souveraineté, ses droits souverains et sa juridiction. Les mers et les océans doivent être des espaces de paix, de coopération, de connectivité et de développement durable.

Dans le même esprit, le Vietnam réaffirme sa solidarité avec l’État et le peuple cubains et appelle les États-Unis à mettre fin aux mesures unilatérales d’embargo et de blocus énergétique contre Cuba, ainsi qu’à retirer Cuba de la liste des États soutenant le terrorisme.

Deuxièmement, promouvoir un développement équitable, humain, inclusif et durable. Les engagements internationaux doivent se traduire en actions concrètes et contribuer à assurer aux populations une vie pacifique, sûre, digne et heureuse. Le dirigeant To Lam a appelé à mettre pleinement en œuvre le Pacte pour l’avenir et l’Agenda 2030, ainsi que les engagements en matière de financement du développement, notamment l’Engagement de Séville.

Il a préconisé d’élargir l’accès à des financements à long terme à des conditions abordables, de soutenir les pays confrontés au poids de la dette et de renforcer la voix des pays en développement au sein des institutions financières et monétaires internationales. Le système commercial multilatéral doit également être consolidé sur une base ouverte, équitable et transparente, afin de garantir des perspectives de développement à tous les pays.

La lutte contre le changement climatique doit occuper une place appropriée dans la coopération au développement, notamment à travers le financement de l’adaptation, le transfert de technologies et une transition énergétique juste. Le développement doit placer l’être humain au centre, sans laisser personne de côté, et associer croissance, progrès social, justice sociale, protection de l’environnement et des moyens de subsistance.

Troisièmement, façonner de manière proactive la gouvernance des technologies afin que le progrès soit au service de l’humanité et du développement commun. Les sciences, les technologies, la transformation numérique et l’intelligence artificielle offrent des possibilités inédites, mais créent également de nouveaux défis. Le progrès technologique ne garantit pas automatiquement l’équité et doit contribuer à réduire les écarts et à élargir les possibilités de développement, sans créer de nouvelles formes de dépendance ou de nouvelles sources de conflit.

Il est nécessaire, selon le dirigeant vietnamien, de mettre en place des principes et cadres de gouvernance inclusifs, sûrs, transparents et responsables, garantissant que les technologies servent l’être humain, respectent la souveraineté nationale, la souveraineté numérique et le droit de chaque pays à l’autonomie de développement. Les pays en développement doivent participer de manière substantielle à l’élaboration des règles et bénéficier d’un accès équitable aux avancées scientifiques et technologiques.

Le Vietnam, qui a accueilli en 2025 la cérémonie d’ouverture à la signature de la Convention des Nations Unies contre la cybercriminalité, se dit prêt à renforcer avec ses partenaires la coopération et les capacités de lutte contre la cybercriminalité. Il soutient également les initiatives internationales en matière de transition verte et numérique et la mise en place de cadres de gouvernance efficaces.

Quatrièmement, renforcer le multilatéralisme et le rôle central et irremplaçable des Nations Unies. La force des Nations Unies ne réside pas dans sa capacité à se substituer aux responsabilités des États, mais dans sa légitimité et sa capacité à forger des consensus, à établir des normes et à développer des règles, ainsi qu’à mobiliser les efforts mondiaux pour relever ensemble les défis communs. Pour permettre à l’Organisation de s’adapter aux transformations de notre époque, le Vietnam soutient les efforts de réforme de l’ONU, notamment de l’Assemblée générale, du Conseil de sécurité et du Secrétariat, afin d’en renforcer l’efficacité, de rationaliser son fonctionnement et de mieux promouvoir ses atouts dans la mise en œuvre des agendas mondiaux, tout en garantissant les intérêts des pays en développement.

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Membres de la délégation vietnamienne participant au débat général de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Photo: VNA

Évoquant le rôle du Vietnam, le leader To Lam a souligné que le pays contribuait de manière de plus en plus active aux travaux communs de l’ONU et œuvrait à approfondir et à rendre plus substantielle sa coopération avec l’Organisation. La tradition d’indépendance et d’autonomie constitue, selon lui, le fondement du renforcement de l’autonomie stratégique et d’une intégration internationale proactive.

Le Vietnam vise à devenir, d’ici 2030, un pays en développement doté d’une industrie moderne et à revenu intermédiaire supérieur, puis un pays développé à revenu élevé à l’horizon 2045. Il met en place un nouveau modèle de développement fondé sur la productivité, la qualité et la valeur ajoutée, avec les sciences, les technologies, l’innovation, la transformation numérique et les ressources humaines hautement qualifiées comme moteurs, tout en associant croissance, développement culturel, progrès et justice sociale et protection de l’environnement.

Il a réaffirmé que l’autonomie signifiait également la capacité de s’adapter et de coopérer sur un pied d’égalité avec le monde. Le Vietnam poursuivra ainsi une politique étrangère indépendante, autonome, résiliente, fondée sur la paix, l’amitié, la coopération et le développement, ainsi que sur la multilatéralisation et la diversification de ses relations extérieures. Il continuera de défendre la Charte de l’ONU et le droit international, de promouvoir le dialogue et le règlement pacifique des différends et de participer davantage aux opérations de maintien de la paix.

Le Vietnam œuvre également à bâtir une ASEAN unie, résiliente et forte et se prépare activement à assumer la présidence de l’APEC en 2027, afin de contribuer à la paix, à la coopération et au développement dans la région et dans le monde.

En tant que membre du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, le Vietnam privilégie le dialogue et la coopération afin de promouvoir et de protéger les droits humains et de garantir que tous bénéficient des fruits du développement. Le Vietnam est prêt à partager son expérience en matière de réduction de la pauvreté, de développement agricole et d’adaptation au changement climatique, et à élargir avec ses partenaires la coopération au service de l’intérêt commun.

"Le Vietnam choisit la paix, la coopération et le développement", a-t-il souligné, réaffirmant que le pays entend, en tant que membre actif, partenaire fiable et État responsable, contribuer avec les autres pays à renforcer l’ONU, à respecter le droit international et à transformer les engagements internationaux en bénéfices concrets pour les populations, afin de construire un monde plus pacifique, équitable, inclusif et meilleur pour tous. -VNA/VI


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