La Commission européenne (CE) effectuera du 9 au 19 mars 2026 sa cinquième mission d’inspection au Vietnam sur la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Les autorités vietnamiennes ont demandé aux provinces côtières de préparer rigoureusement leurs dossiers et de renforcer le contrôle des navires, en vue de contribuer à la levée du "carton jaune" imposé par la CE.
Des garde-frontières de Thuan An sensibilisent les pêcheurs locaux aux dispositions relatives à la prévention et à la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Photo: VNA
La Commission européenne (CE) prévoit d’effectuer une cinquième mission d’inspection au Vietnam sur la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) du 9 au 19 mars 2026.
Le 2 mars, le Département des pêches et de la surveillance des pêches, relevant du ministère vietnamien de l’Agriculture et de l’Environnement, a adressé une note officielle aux Services provinciaux de l’Agriculture et de l’Environnement des localités côtières afin de préparer les dossiers et documents nécessaires en vue des séances de travail avec la délégation d’inspection de la CE.
Le 25 février 2026, le Département des pêches et de la surveillance des pêches a reçu une lettre officielle de la Direction générale des affaires maritimes et de la pêche (DG MARE) de la CE l’informant du programme de travail prévisionnel de cette cinquième mission consacrée à la lutte contre la pêche INN au Vietnam.
Afin d’assurer une préparation rigoureuse, cohérente et harmonisée, le Département a demandé aux provinces et villes côtières disposant de navires de pêche d’élaborer, dans les meilleurs délais, des rapports synthétiques mais complets, assortis de données fiables, en concordance avec les informations enregistrées dans la Base de données nationale des pêches (Vnfishbase) et les autres bases de données pertinentes. Les dossiers devront être classés de manière scientifique, facilement consultables, et disponibles en version papier et électronique.
Les services spécialisés doivent préparer l’ensemble des dossiers relatifs à l’immatriculation, à l’inspection technique et à la délivrance des licences de pêche, ainsi qu’aux navires radiés ou ne remplissant pas les conditions d’exploitation. Ils devront également fournir la liste des navires non marqués conformément à la réglementation et préciser les emplacements d’amarrage des navires non autorisés à exercer leurs activités.
Ils devront également fournir les listes des navires en infraction INN, les décisions de sanction administrative accompagnées des justificatifs de paiement, les dossiers de suivi via le système de surveillance des navires (VMS), notamment en cas de perte de signal ou de dépassement des limites autorisées en mer.
S’y ajoutent les documents relatifs à la certification des captures au port, à la traçabilité des produits halieutiques, au contrôle des entrées et sorties de port ainsi qu’à la surveillance des volumes débarqués.
Les Services de l'Agriculture et de l'Environnement devront désigner des responsables compétents, assurer une permanence 24h/24 durant toute la mission et coordonner étroitement avec les garde-frontières, la police et les autorités locales. Pendant la période d’inspection, un contrôle strict des navires sera exigé, avec maintien obligatoire de la connexion VMS pour 100 % des navires concernés, mise à jour complète des données et traitement définitif des navires dits "3 non" (non immatriculés, non inspectés, sans permis).
Des rapports quotidiens rapides devront être transmis au Département des pêches et de la surveillance des pêches, afin de solliciter, le cas échéant, des orientations supérieures. Il faut prévenir toute violation des eaux étrangères durant la mission.
Le Département demande aux Services provinciaux de l’Agriculture et de l’Environnement des localités côtières de mettre en œuvre ces mesures avec rigueur, en les considérant comme prioritaires pour contribuer à la levée du "carton jaune" de la CE. -VNA/VI