Franconomics 2026 : capital humain et égalité à l’ère des nouvelles technologies
Le Forum international Franconomics 2026, ouvert le 5 novembre à Hanoï, met l’accent sur la nécessité de placer l’être humain au cœur du progrès technologique.
Rigobert Pinga Pinga, représentant a.i de l’OIF pour l’Asie-Pacifique, s'exprime lors du forum. Photo: VNA
Le Forum international Franconomics 2026 s’est ouvert le 5 novembre à Hanoï autour du thème « Capital humain, égalité et transformation sociale à l’ère des technologies émergentes », réunissant des représentants, experts et chercheurs de 40 universités et instituts de recherche de plus de dix pays et territoires répartis sur cinq continents.
Le forum est coorganisé par l’École internationale de l’Université nationale du Vietnam à Hanoï, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l’Institut international pour la Francophonie (2IF) de l’Université Jean Moulin Lyon 3 et l’Université VinUni, avec le soutien de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et de partenaires internationaux.
À l’ouverture du forum, le directeur de l’École internationale, Nguyen Anh Tuan, a rappelé que Franconomics, lancé en 2019, constituait une initiative académique destinée à créer un espace de dialogue pluridisciplinaire entre scientifiques, décideurs politiques, entreprises et organisations internationales sur les enjeux socio-économiques intéressant le Vietnam et la communauté francophone.
Selon Nguyen Anh Tuan, le thème de cette année revêt une importance particulière alors que l’intelligence artificielle (IA) et les nouvelles technologies transforment profondément l’économie et la société. Le forum doit ainsi dépasser le simple échange d’idées pour déboucher sur des programmes de recherche communs, des projets de coopération, des transferts de technologies et des initiatives concrètes.
Rigobert Pinga Pinga, représentant a.i de l’OIF pour l’Asie-Pacifique, a souligné que, face aux progrès rapides de l’IA, de la robotique, des biotechnologies et de la cybersécurité, la priorité devait être de placer l’être humain au cœur du progrès technologique, d’investir durablement dans le développement des ressources humaines et de garantir l’égalité des chances.
Saluant les orientations de développement du Vietnam, il a mis en avant la volonté du pays de renouveler son modèle de croissance en s’appuyant sur la science, la technologie et l’innovation, ainsi que sur le développement des industries stratégiques et des ressources humaines hautement qualifiées. Il a exprimé l’espoir que les discussions du Forum contribueraient à trouver des solutions pour exploiter efficacement les nouvelles technologies, sans qu’elles deviennent une nouvelle source d’inégalités.
Le professeur Manuel Jobert, vice-président de l’Université Jean Moulin Lyon 3, a pour sa part rappelé que les relations entre l’être humain et la technologie constituaient un enjeu fondamental du développement. Le facteur humain doit rester prioritaire, quelle que soit l’ampleur des avancées technologiques.
Il a également présenté Franconomics comme une illustration concrète de la coopération universitaire entre la France et le Vietnam et de la promotion des valeurs francophones dans les domaines scientifique, éducatif et culturel. La prochaine édition du Forum devrait se tenir à Lyon en 2027.
Les travaux de cette année s’articulent autour de trois axes : l’égalité entre les femmes et les hommes dans les secteurs technologiques ; le développement des ressources humaines, l’évolution des compétences et les mutations du marché du travail ; enfin, l’innovation sociale, la gouvernance et le développement durable à l’ère de l’IA. Sur les 106 contributions scientifiques reçues, 12 ont été sélectionnées pour être présentées lors de trois sessions thématiques.
Le 6 novembre, les participants effectueront une visite d’entreprises dans la ville de Bac Ninh afin d’étudier les applications des technologies dans la production, la transformation numérique et le développement des ressources humaines. -VNA
À travers des initiatives culturelles, éducatives et scientifiques, les Vietnamiens du Royaume-Uni contribuent à renforcer les liens entre leur pays d’accueil et leur pays d’origine.