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Créer les conditions propices à une consommation respectueuse de l’environnement

La consommation verte joue un rôle croissant dans la transition vers une économie durable au Vietnam. Si les consommateurs privilégient les produits respectueux de l’environnement et économes en ressources, ils contribuent à réduire la pression sur l’environnement tout en encourageant les entreprises à innover et à adapter leurs modes de production.
  Selon PwC Vietnam, 69 % des consommateurs vietnamiens sont prêts à payer davantage pour des aliments afin de contribuer à la protection de l’environnement. Photo . VNA  

L’orientation stratégique en matière de développement durable du Vietnam, approuvée par le Premier ministre en 2004 dans la Décision n° 153/2004/QĐ-TTg du 17 août 2004, a déjà abordé plusieurs questions liées au développement des technologies de traitement des déchets, aux énergies propres, au recyclage et à la protection de l’environnement.

​La Loi sur la protection de l’environnement de 2020 a également renforcé le cadre juridique à travers des dispositions relatives à la production et à la consommation durables, à l’économie circulaire, à l’industrie environnementale et aux achats verts. Parallèlement, le Programme d’action national sur la production et la consommation durables pour la période 2021-2030 vise à réduire l’exploitation des ressources, des combustibles et des matériaux, à limiter la production de déchets, à promouvoir l’économie circulaire et à renforcer la compétitivité des entreprises.

​Selon le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, 13 produits supplémentaires ont obtenu, au cours des deux dernières années, la certification de l’Écolabel vietnamien, principalement des emballages plastiques respectueux de l’environnement et biodégradables. Cette certification permet non seulement aux entreprises produisant des biens de consommation de recourir plus sereinement à ces produits, mais montre également que le mécanisme de certification commence à être effectivement appliqué et que les entreprises accordent une attention croissante aux normes environnementales.

​Toutefois, du point de vue de la taille du marché et des comportements des consommateurs, les produits verts doivent encore rivaliser en termes de prix, de qualité, de commodité et d’accessibilité. Une enquête menée en 2025 auprès des consommateurs par PwC Vietnam montre que 69 % des consommateurs vietnamiens sont prêts à payer davantage pour des aliments afin de contribuer à la protection de l’environnement, mais que le prix demeure un facteur déterminant dans leur choix alimentaire. Dans les zones rurales, cette tendance est encore plus marquée : les décisions d’achat reposent principalement sur le prix, tandis que les considérations environnementales ne figurent pas encore parmi les premières priorités.

​Pour que la consommation verte devienne un véritable moteur du développement durable, il faut passer de l’appel aux citoyens à « être plus conscients » à la création de conditions permettant aux choix respectueux de l’environnement d’être plus accessibles, fiables et adaptés aux capacités financières des consommateurs. Cela nécessite la participation conjointe de l’État, des entreprises, des réseaux de distribution et des consommateurs.

​Selon Mme Phan Thi Le Thuy, titulaire d’un master à l’Université de Nha Trang, le cadre politique relatif à la consommation verte doit continuer d’être perfectionné dans le sens d’une plus grande cohérence, d’une meilleure coordination et d’une plus grande transparence. Il convient également d’encourager le développement de produits et de services verts, l’application de technologies propres ainsi que l’utilisation économe et efficace des ressources. Des mesures de soutien aux prix et de stimulation de la demande de produits verts sont nécessaires. Les politiques préférentielles devraient être élargies aux projets et aux produits respectueux de l’environnement à différents niveaux, au lieu de se limiter aux seuls produits ayant obtenu l’Écolabel vietnamien.

​Les achats verts du secteur public constituent un autre outil susceptible de stimuler la demande sur le marché. L’État ne doit pas seulement élaborer des politiques, mais aussi participer directement à la création du marché, afin d’inciter les entreprises à accroître leur production et à réduire progressivement le coût des produits.

​Selon le Dr To Van Truong, ancien directeur de l’Institut de planification hydraulique du Sud, il est nécessaire de développer des instruments de finance verte, de crédit vert, des incitations fiscales et des mécanismes de soutien aux taux d’intérêt afin de réduire les coûts de la transition pour les entreprises. En effet, les investissements dans les technologies et la transformation des chaînes de production demeurent l’un des principaux obstacles, notamment pour les PME.

​Parallèlement à la production, les réseaux de distribution, les supermarchés, les centres commerciaux, les plateformes de commerce électronique et les commerces de détail pourraient aménager des espaces spécifiquement dédiés aux produits verts, avec une présentation claire des écolabels et de l’origine des matières premières.

La communication sur la consommation verte doit également évoluer : au lieu de messages généraux, elle devrait mettre l’accent sur des avantages concrets et proches de la vie quotidienne, en soulignant les bénéfices de la consommation verte pour la santé, le budget des ménages et la qualité de l’environnement de vie. - VNA/VI 


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