Résolution en action

À Hoa Lac, Hanoï mise sur le « sandbox » pour tester les technologies innovantes

À travers deux projets pilotes au parc de haute technologie de Hoa Lac, Hanoï expérimente le mécanisme de « sandbox » afin de faciliter le passage des nouvelles technologies de la recherche aux applications concrètes et de stimuler l’innovation.

Hanoï expérimente un nouveau mécanisme permettant de tester des technologies dans un cadre contrôlé, à travers deux projets lancés dans le parc de haute technologie de Hoa Lac. La capitale entend ainsi rapprocher les résultats de la recherche des applications concrètes, tout en créant un environnement favorable au développement scientifique et technologique et à l’innovation.

 

Le 10 septembre à Hoa Lac, le Comité populaire de Hanoï a tenu une réunion pour mettre en œuvre les décisions autorisant l’expérimentation contrôlée de deux projets technologiques. Ceux-ci portent sur un système intelligent de transport autonome de la société Phenikaa-X et sur une technologie de production, à l’échelle semi-industrielle, d’oxydes mixtes de terres rares d’une teneur supérieure à 95 %, développée par la Société de conseil en construction et technologies minières.


Selon Truong Viet Dung, vice-président du Comité populaire municipal, l’importance de cet événement ne réside pas seulement dans les deux technologies concernées, mais surtout dans l’expérimentation d’un nouveau mode de gouvernance. Au lieu d’attendre que les technologies soient entièrement développées avant d’adapter les règles, Hanoï crée un espace limité permettant de les tester, de contrôler les risques, de recueillir des données et d’améliorer les politiques à partir de l’expérience pratique.

Le projet de transport autonome sera expérimenté pendant 24 mois. Les essais devront permettre d’évaluer non seulement le fonctionnement des autobus autonomes, des robotaxis et d’autres robots, mais également leur sécurité, leur stabilité, leur capacité à faire face à différentes situations et leur compatibilité avec les infrastructures existantes. Les résultats devront servir à déterminer les conditions nécessaires à la commercialisation et au déploiement à plus grande échelle de cette technologie.

Le Anh Son, directeur de Phenikaa-X, a indiqué que le projet était le fruit de plus de cinq années de recherche, de milliers d’essais de circulation et de dizaines de milliers de kilomètres parcourus. Les ingénieurs vietnamiens maîtrisent l’ensemble du système logiciel autonome, notamment la cartographie numérique, le positionnement de haute précision, la perception de l’environnement, la planification des itinéraires et le contrôle.

Le deuxième projet, prévu pour 18 mois, concerne la production d’oxydes mixtes de terres rares d’une teneur supérieure à 95 % à l’échelle semi-industrielle. Le Van Tuan, président du conseil d’administration de l’entreprise concernée, a indiqué que le projet était le fruit d’environ dix années de recherche menées par des scientifiques vietnamiens.

Les essais devront permettre d’évaluer la maîtrise de la technologie, la stabilité de la chaîne de production, la qualité des produits et l’efficacité de l’utilisation des matières premières, des produits chimiques et de l’énergie. Les déchets, l’environnement et la sécurité radiologique devront être strictement contrôlés.

Selon Truong Viet Dung, l’objectif du sandbox n’est pas de démontrer à tout prix la réussite d’une technologie, mais de produire des données permettant de déterminer s’il convient de poursuivre son développement et, le cas échéant, selon quelles modalités.

À travers ces deux expérimentations, Hanoï entend renforcer ses capacités scientifiques et technologiques, stimuler l’innovation et favoriser le passage des technologies développées par les scientifiques et ingénieurs vietnamiens du laboratoire à la pratique. -VNA/VI 


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