26/02/2005 00:00 GMT+7 Email Print Like 0

La guerre du peuple,  forme de la nation 

L a Journée de la défense nationale le 22 décembre entreprise par tout le peuple est l’occasion pour les Vietnamiens de manifester la force de l’ nationale et leur esprit martial.

La Journée de la défense nationale le 22 décembre entreprise par tout le peuple est l’occasion pour les Vietnamiens de manifester la force de l’union nationale et leur esprit martial.

Dès le début de la fondation de l’armée, Hô Chi Minh a envisagé trois catégories de troupes: régulières, régionales et les partisans. Celles-ci constituent le noyau de la guerre du peuple. Combattre l’ennemi en s’appuyant sur la force globale de tout le peuple, en faisant la guerre populaire et en prenant pour devisenbsp;: combiner la guerre de guérilla à la guerre régulière.

Pour créer une armée régulière et moderne, il faut rassembler les forces et les moyens qui répondent aux conditions d’une guerre moderne, en même temps trouver la forme de combat adoptée, un facteur clé.

Le peuple vietnamien a battu des ennemis plus puissants, grâce à sa propre façon de combattre, son intelligence et sa force résistante. C’est user de stratagèmes, «vaincre la force brutale par l’humain», «contenir la rigidité par la souplesse», «anéantir des armées nombreuses avec des forces réduites», «remporter la victoire en se prévalant des circonstances favorables», «rester calme devant les événements imprévisibles». C’est l’esprit martial traditionnel du peuple vietnamien.

Au cours de la Révolution d’Août 1945, les troupes de libération, celles du salut national et les forces de guérilla ne comptent que quelques milliers de personnes. Elles sont à l’avant-garde dans le mouvement révolutionnaire et constituent un appui moral pour les masses, dans leur lutte pour la prise du pouvoir, premiers pas de la guerre populaire.

Dans la résistance contre les colonialistes français, la garde nationale forme le noyau de la guerre du peuple. «La nation entière conjugue ses efforts pour combattre l’ennemi»; «Chaque citoyen est un combattant, chaque village est une forteresse ». Mener la résistance tout en édifiant le pays.


La Brigade de propagande pour
la libération du Vietnam, première unité
nbsp;de l’Armée populaire du Vietnam
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Le 22 décembre 1944, dans la forêt Trân Hung Dao (commune de Tam Kim, district de Nguyên Binh, province de Cao Bang), la Brigade de propagande pour la libération du Vietnam, prédécesseur de l’Armée populaire du Vietnam, est fondée et dirigée par Vo Nguyên Giap. Le 22 décembre 1989, le jour de la fondation de l’Armée populaire du Vietnam, est intitulénbsp; la Journée de la défense nationale entreprise par tout le peuple.

A l’occasion du 60e anniversaire de la fondation de l’Armée populaire du Vietnam le 22 décembre 1944 et du 15e anniversaire de la Journée de la défense nationale le 22 décembre 1989, la revue VIETNAM illustrée a l’honneur de présenter à ses lecteurs, l’article ci-dessous du Général de corps d’armée, le Professeur Hoàng Minh Thao.

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Après 1950, notre armée, quoiqu’en nombre encore réduit, comprend trois catégoriesnbsp;: troupes régulières, régionales et troupes de partisans. Ces forces commencent à prendre des formes opérationnelles différentes, à l’échelle tactique. Avec la naissance des forces régulières, nos soldats se familiarisent peu à peu avec les tactiques nouvelles, comme la guerre de mouvement, l’attaque de places fortes.

Hiver – Printemps 1953-1954, une série d’opérations alternées ou imbriquéesnbsp; fournissent à notre armée l’occasion – une occasion de caractère stratégique – de déclencher la campagne de Diên Biên Phu. Etant donné notre infériorité en hommes et en armements, nos troupes régionales et de partisans entreprennent la forme de combat semi-régulière qui s’est avérée efficace. Elles ont ainsi usé, retenu et dispersé les forces mobiles stratégiques ennemies, sur tous les champs de bataille indochinois, permettant à nos unités régulières de rassembler leurs forces pour remporter la victoire à Diên Biên Phu.

Dans la guerre anti-américaine, nous avons du tenir tête au néo-colonialisme. Après avoir identifié l’adversaire et indiqué la nature de la guerre, comme la disposition stratégique de l’ennemi, l’armée vietnamienne a modifié sa façon de combattre conformément aux particularités du champs de bataille, de la population, de l'implantation géographique de l’ennemi. De là, former des unités de combat efficaces à tous les échelons en vue de concrétiser la pensée stratégique, à savoir «nbsp;repousser l’ennemi pas à pas, l’anéantir en partie pour finir par le détruire complètementnbsp;». Nous nous sommes imprégnés de cette pensée, tout le long de la guerre.

Cependant, de l’offensive générale et du soulèvement de Printemps 1968, nous avons tiré la leçon des succès comme des insuccès. Il est patent que pour gagner la guerre, on ne saurait brûler les étapes. Il convient d’avoir une façon de combattre adéquate, tout en réunissant les conditions objectives et subjectives qui garantissent la victoire finale.

Aujourd’hui, pour battre les forces d’agression dotées d’un matériel de guerre sophistiqué, il nous importe de posséder des forces nouvelles, des armements et moyens nouveaux ainsi qu'une façon de combattre appropriée. La stratégie de défense de la patrie vietnamienne se résume toujours en ces mots, du peuple, trois catégories de troupes, guerre de guérilla et guerre régulière combinées.

La guerre populaire entreprise par tout le peuple sur tous les plans est l’essence même de la nation, dans la lutte contre les agresseurs. L’esprit combatif, l’art d’employer les ruses de guerre et l’intelligence vietnamienne en constituent la base. Il faut avoir l’esprit d’initiative et l’audace de combattre. Quand on est déterminé à combattre, on trouve toujoursnbsp; le moyen de vaincre.

Le Vietnam ne veut pas la guerre. La guerre qui sème la terreur est un crime condamné par l’humanité progressiste. Mais nous ne pouvons pas nous laisser surprendre par de telles possibilités.

Nous devons être prêts à déjouer toutes les manœuvres des forces réactionnaires. Edifier le pays et le défendre à la fois est une loiv

Textenbsp;: Professeur Hoàng Minh Thao – général de corps d’armée
nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; Photos: Archives


Le Président Hô Chi Minh sur le front de Dông Khê à Cao Bang (1951).


Arbalètes,nbsp; chausse-trapes, tout est bon
nbsp;pour le combat.

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Une unité de D.C.A composée de miliciennes populaires lors de la guerre anti-américaine.


Des vihicules automobiles au service du front.


Travailleurs civils au service du front.
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Les éléphants participent également au ravitaillement des troupes en vivres.


Chevaux ravitaillant le front en munitions.


La combattante Nguyên Trung Kiên, membre d’un commando, sert de guide aux combattants de libération, au cours de l’attaque de Saigon le 30 avril 1975.


Le drapeau de la victoire flotte sur
la casemate du général de Castries
à Diên Biên Phu.

Au cours des 9 années de guerre contre les colonialistes français, l’Armée populaire du Vietnam a déclenché 43 offensives, 3 contre-offensives pour terminer par la campagne historique de Diên Biên Phu.


Le retour triomphal de l’Armée
nbsp;populaire du Vietnam, à Hanoi
libérée le 10 octobre 1954.

Au cours des 21 années de guerre anti-américaine, nos forces armées ont mené 50 campagnes aux formes opérationnelles différentes; campagnes coordonnées avec les forces du Laos et du Cambodge, offensives, campagnes globales,nbsp; défensives etnbsp; de défense anti-aérienne pour terminer par la victoire retentissante de la campagne Hô Chi Minh, libérer le Sud Vietnam et réunifier le pays.

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