02/01/2021 15:30 GMT+7 print

Les rues hanoïennes au rythme des saisons des fleurs

 Différents des marchands ambulants qui apparaissent souvent dans les rues, les vendeurs de fleurs sont silencieux mais attirent facilement les clients sans bruit et sans cri. Leur secret ? le parfum et les couleurs éclatantes des fleurs

Contrairement aux fleurs vendues dans les magasins, qui sont assez élaborées et décorées d'accessoires ou enroulées dans du papier d'emballage sophistiqué, celles des vendeurs de rue sont plus rustiques, souvent enveloppées de feuilles de lotus, de feuilles de bananes ou de vieux journal et attachées avec des ficelles de bambou.

L’image des vélos transportant des fleurs et arpentant toutes les rues de la capitale, en tout temps et en toute saison, est depuis longtemps ancrée dans l’imaginaire collectif des Hanoïens. C’est même un composant indispensable du décor de la capitale.

Le vélo des marchands ambulants trainent avec eux l’atmosphère paisible de la campagne toute proche et amène jusqu’au pas des portes le parfum stimulant des fleurs. 

Baromètre des saisons

Si vous voulez savoir quelle est la saison, il vous suffit de jeter un coup d’œil sur les vélos chargés de fleurs !

Les fleurs de pamplemousse fleurissent souvent au début de mars. De jolis pétales tout blancs et veloutés s’ouvrent pour étaler les étamines jaunes sur le fonds vert du calice de la fleur dégageant un parfum doux et pénétrant.

En avril, de nombreux coins de rue hanoïennes sont submergés par la beauté blanche élégante de la fleur de lys.

En novembre, la marguerite Daisy est reine parmi toutes les sortes de fleurs des vendeuses ambulantes à vélo.

L’été est marqué par les grosses fleurs de lotus. La couleur rose des fleurs mêlée au vert des feuilles crée un tableau pittoresque dans la chaleur étouffante de l’été. En automne, les tournesols jaune vif égaient les journées sans soleil.

Quand les premières moussons arrivent au Nord entre la mi-novembre et la mi-décembre, c’est la pleine saison des marguerites Daisy (Astéracées) qui s’épanouit et envahit les rues de Hanoï. Dans n’importe quel coin de la capitale, on reste fasciné par la beauté de cette fleur.

À l’approche du Nouvel An lunaire, au début du printemps, Hanoï se retrouve envahit par les couleurs colorés des fleurs de violettes, glaïeuls et autres dahlias. Sans oublier les branches fleuries des pêchers.

Les vélos chargés de fleurs décorent les rues de Hanoi et leur apportent une beauté unique. Chaque saison a ses fleurs, tantôt des lotus roses, lotus blancs, tantôt des pêches, des marguerites…

Déguster une tasse de café en plein cœur de l’ancien quartier et rencontrer des marchands ambulants de fleurs est une expérience indispensable lors de tout séjour dans la capitale.

L’angoisse des vendeurs ambulants

Le métier de vente ambulant de fleurs est vraiment difficile. Tôt le matin, les marchands doivent aller chercher les fleurs sur les marchés de détail comme celui de Quang Ba ou aller dans les villages horticoles dans les zones intra-muros ou en banlieue vers les secteurs de Nhât Tân, Phu Thuong, Tây Tuu, Mê Linh ou Gia Lâm.

Qu'il fasse beau ou qu'il pleuve, les marchands ambulants de fleurs sont toujours présents. Leur principale angoisse est de voir les fleurs se faner lors des grosses chaleurs ou de n’avoir aucun client lorsque le temps est maussade.

Dans le passé, les fleurs étaient souvent transportées en palanche en bois ou en bambou par des femmes. Avec le développement économique, le vélo a pris le relais. -CVN/VNA/VI