Des chercheurs de l’Institut des vaccins et des produits biologiques médicaux, relevant du ministère de la Santé, mènent des recherches et procèdent au
La coopération internationale dans les domaines de la science et de la technologie permet au Vietnam à la fois d’acquérir de nouveaux savoirs et technologies, d’affirmer sa position sur la scène internationale et de réduire l’écart de développement. Elle contribue également à la maîtrise des nouvelles technologies et au renforcement de la compétitivité nationale.
La Résolution n°19-NQ/TW du 28 juillet 2026 sur le renouvellement du modèle de développement du Vietnam souligne la nécessité d’appliquer des mécanismes spécifiques afin d’attirer les groupes multinationaux, les organismes de recherche et les talents internationaux à participer aux programmes scientifiques et technologiques du pays.
Cette orientation s’inscrit dans le contexte de la mise en œuvre de la Résolution n°57-NQ/TW du Bureau politique sur les percées dans le développement de la science, de la technologie, de l’innovation et de la transformation numérique nationale, ainsi que de la Résolution n°59-NQ/TW sur l’intégration internationale dans la nouvelle période.
La coopération internationale vise à élargir les relations et contribue directement au renforcement des capacités scientifiques et technologiques nationales. Elle permet au Vietnam de progresser vers la maîtrise des technologies stratégiques et de renforcer sa compétitivité à l’ère du savoir.
Le développement, la mise en réseau et la valorisation efficace des réseaux scientifiques internationaux permettront ainsi de faire rayonner la science vietnamienne dans le monde, tout en attirant au Vietnam des scientifiques et partenaires internationaux pour travailler ensemble et relever les grands défis du développement du pays.
Ces dernières années, les instituts de recherche et les établissements d’enseignement supérieur ont accordé une attention croissante à la coopération internationale et obtenu des résultats significatifs.
À titre d’exemple, l’Académie vietnamienne des sciences et des technologies a signé en 2025 un total de 51 accords de coopération internationale au niveau de l’Académie et de ses unités affiliées, portant notamment sur des domaines importants tels que les technologies spatiales, les sciences des matériaux, l’énergie, la science des données et les sciences de l’environnement.
De son côté, l’Université nationale du Vietnam à Hanoï a organisé en 2025 quelque 93 conférences, colloques, séminaires et cours internationaux, réunissant près de 700 experts et scientifiques de premier plan. Ces activités académiques ont contribué à améliorer les compétences du personnel, la qualité de l’enseignement et de la recherche, tout en renforçant la visibilité internationale de l’établissement.
L’université est elle aussi régulièrement invitée à rejoindre des alliances et des réseaux internationaux de premier plan dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la transformation numérique, et est reconnue comme un partenaire à part entière au sein de la communauté scientifique mondiale.
Parmi ces réseaux figure notamment l’AI Alliance Network, qui rassemble 17 associations internationales spécialisées dans l’intelligence artificielle, issues de 14 pays, et fédère plus de 7 000 membres et partenaires.
Le président du Comité populaire de la province de Gia Lai, Pham Anh Tuan, rencontre et échange avec le professeur Serge Haroche, lauréat du prix Nobel de physique 2012, et une délégation de scientifiques étrangers. Photo: VNAMalgré ces avancées, de nombreux spécialistes estiment que la coopération scientifique internationale du Vietnam ne répond pas encore pleinement aux exigences de la nouvelle phase de développement. Plusieurs programmes demeurent essentiellement centrés sur les échanges académiques et restent insuffisamment liés aux besoins du marché. Les mécanismes de financement et de protection de la propriété intellectuelle restent encore complexes et se chevauchent, tandis que les procédures d’accueil des experts et de réception des équipements de recherche demeurent lourdes.
Pour les experts, la coopération internationale doit désormais évoluer d’une logique fondée sur la signature d’accords vers une approche davantage orientée vers la création de capacités nationales concrètes dans la recherche-développement (R&D), la formation des talents, les infrastructures de données et de calcul, le transfert de technologies et le développement des marchés.
Le professeur et docteur Tran Hong Thai, président de l’Académie vietnamienne des sciences et des technologies, estime que le développement des réseaux scientifiques internationaux doit s’appuyer sur quatre axes d’action étroitement liés. Le premier consiste à permettre aux chercheurs vietnamiens d’être présents au cœur des lieux où se créent les nouvelles connaissances et technologies. Selon lui, le Vietnam ne peut se contenter de recevoir des résultats déjà finalisés ; il doit participer dès les premières étapes aux grands programmes, laboratoires et infrastructures de recherche internationaux afin que ses scientifiques deviennent pleinement acteurs de la production des connaissances de demain.
Il juge également essentiel de favoriser la participation des chercheurs vietnamiens aux organisations scientifiques internationales et de leur permettre d’y occuper progressivement des postes à responsabilité, afin de contribuer à l’élaboration des agendas scientifiques, à la définition des orientations de recherche, à la formulation d’initiatives et à l’établissement de normes internationales.
Cérémonie de signature d’un accord de coopération entre l’Académie des sciences et technologies du Vietnam (VAST) et l’Académie des sciences de Russie, dans le cadre du Forum scientifique et éducatif Russie-Vietnam, le 12 décembre 2025. Photo: VNAEn outre, le Vietnam doit créer des conditions favorables pour accueillir des scientifiques internationaux, former des ressources humaines qualifiées et mener conjointement des projets répondant aux besoins du pays. Cela implique la mise en place de mécanismes financiers adaptés, de conditions de recherche attractives, de laboratoires performants, d’équipes de soutien compétentes et de procédures administratives simplifiées.
Il convient notamment que le Vietnam prenne l’initiative d’accueillir, d’organiser et de présider des conférences, forums, écoles scientifiques et ateliers thématiques internationaux de premier plan.
Ces événements devraient être organisés de manière approfondie, en mettant l’accent sur les domaines dans lesquels le Vietnam dispose d’atouts ou qui répondent à des besoins stratégiques, afin de favoriser la mise en place de programmes de recherche conjoints, de groupes de coopération et d’initiatives scientifiques à long terme. -VNA/VI