Dans les temps à venir, la lutte contre la corruption, le gaspillage et les pratiques malsaines doit impérativement atteindre les objectifs et satisfaire aux exigences fixés par le 14ᵉ Congrès national du Parti.
Lê Minh Tri, membre du Comité central du Parti et vice-président permanent de la Commission centrale des affaires extérieures du Parti. Photo: VNA
Le Rapport du Comité central du 13ᵉ mandat sur les documents présentés au 14e Congrès national du Parti communiste du Vietnam (PCV) souligne que la lutte contre la corruption, le gaspillage et les pratiques malsaines a été menée de manière résolue, cohérente et globale, obtenant des résultats majeurs et renforçant la confiance du peuple.
Les documents du 14ᵉ Congrès continuent de mettre en avant l’exemplarité des cadres et des membres du Parti, en particulier des dirigeants, tout en soulignant l’exigence de préserver la discipline du Parti et l’État de droit. L'objectif est de poursuivre avec constance ce combat pour bâtir une société disciplinée, saine, civilisée et sûre, garantissant la protection sociale et le développement national.
Dans ce contexte, Lê Minh Tri, membre du Comité central du Parti et vice-président permanent de la Commission centrale des affaires extérieures du Parti, a accordé un entretien à la presse afin de dresser le bilan du 13ᵉ mandat et de préciser les orientations pour la période à venir.
Des résultats marquants sous le 13ᵉ Congrès national du Parti
Selon Lê Minh Tri, sous la direction directe du Bureau politique et du Comité central de pilotage pour la prévention et la lutte contre la corruption, le gaspillage et les pratiques malsaines - présidé par le Secrétaire général du Parti - cette action a été conduite avec fermeté, persévérance et méthode, enregistrant des avancées significatives et parfois sans précédent.
La corruption, le gaspillage et les pratiques malsaines ont été progressivement contenus et repoussés, contribuant à renforcer la pureté et la solidité du Parti ainsi que de l’ensemble du système politique. Cette lutte bénéficie d’un large soutien du peuple et s’est imposée comme un mouvement de fond, non seulement au niveau central, mais également au sein des collectivités locales.
La discipline et la rigueur institutionnelle ont été consolidées grâce à une approche coordonnée associant sanctions disciplinaires du Parti, mesures administratives et poursuites pénales. De nombreuses affaires majeures de corruption, de gaspillage et de pratiques malsaines ont été détectées et traitées, révélant des réseaux organisés en "écosystèmes" fermés, opérant dans les secteurs bancaire, financier, boursier, de l’évaluation et du notariat privé, avec des centaines de sociétés affiliées au Vietnam et à l’étranger, visant à manipuler les marchés, les appels d’offres, l’allocation budgétaire et les investissements publics, y compris en exploitant les situations de crise sanitaire.
Le recouvrement des avoirs publics détournés ou perdus a progressé tant en volume qu’en rapidité. La coordination entre les organes de contrôle du Parti et les autorités judiciaires, aux niveaux central et local, s’est nettement renforcée, faisant de la lutte contre la corruption un point particulièrement important du travail de construction et de rectification du Parti durant le mandat écoulé.
Orientations et exigences pour la période du 14ᵉ Congrès
Pour la période à venir, Lê Minh Tri a souligné que la lutte contre la corruption, le gaspillage et les pratiques malsaines devra répondre pleinement aux ambitions du 14ᵉ Congrès. Il s’agit avant tout de consolider la direction globale du Parti et de renforcer la responsabilité des dirigeants à tous les niveaux, tout en garantissant une application des sanctions à la fois rigoureuse et humaine, au service d’une croissance durable à deux chiffres.
Cette mission exige un renouvellement continu des mentalités, des méthodes et des pratiques, étroitement lié au perfectionnement du cadre institutionnel et juridique, conformément aux résolutions du Bureau politique sur la réforme de l’élaboration et de l’application du droit et sur le développement du secteur privé. L’accent sera mis sur la levée des blocages, notamment dans les projets d’investissement liés au foncier, la correction rapide des failles juridiques exploitées à des fins frauduleuses, ainsi que la modification et le complément opportuns des réglementations juridiques qui entravent l’action ou se révèlent inapplicables dans la pratique.
Parallèlement, la prévention devra être renforcée, en particulier contre le gaspillage. Seront encouragées la réparation volontaire des préjudices, la coopération dans le traitement des infractions, la transparence accrue de la vie publique, le développement des paiements dématérialisés et l’élargissement du contrôle des patrimoines.
Il est nécessaire d’élaborer et de promulguer des politiques et des cadres juridiques visant à encourager et à protéger les acteurs de l’innovation et du développement, à instaurer un environnement juridique sûr limitant les risques pour ceux qui agissent, tout en prévoyant des sanctions à l’encontre des personnes qui se dérobent délibérément à leurs responsabilités et à l’exercice de leurs fonctions.
Parallèlement, il faut promouvoir une culture d’intégrité, y compris au sein même des organes chargés de la lutte contre la corruption, afin qu’ils demeurent exemplaires à tous égards. -VNA/VI