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Des réformes législatives nécessaires pour renforcer la prévention et la gestion des catastrophes

En moyenne, les catastrophes naturelles survenues entre 2020 et 2025 ont fait plus de 300 victimes par an et engendré des pertes économiques dépassant 45.000 milliards de dôngs (1,7 milliard de dollars), soit une augmentation d’environ 167 % par rapport à la période 2015-2019.

 Le Vietnam doit renforcer son cadre juridique en matière de prévention et de gestion des catastrophes naturelles afin de mieux répondre aux risques climatiques de plus en plus graves et de minimiser les pertes humaines et matérielles, a déclaré le vice-ministre de l’Agriculture et de l’Environnement, Nguyên Hoàng Hiêp.

  Construction d’une digue maritime dans la commune de Hai Thinh, province de Ninh Binh. Photo : VNA  

 Le responsable a précisé que les réformes de la Loi sur la prévention et le contrôle des catastrophes naturelles devraient reposer sur trois piliers essentiels : les impératifs politiques, la cohérence juridique et les réalités du terrain.

Compte tenu de son large champ d’application et de ses liens avec la planification, la construction, les ressources en eau et le développement socio-économique, la loi doit être révisée avec soin afin d’éviter les chevauchements et d’assurer la cohérence au sein du système juridique, a-t-il déclaré.

Le vice-ministre a également proposé une meilleure intégration de la prévention des catastrophes dans la planification du développement socio-économique, les stratégies d’aménagement du territoire et la construction d’infrastructures publiques polyvalentes pouvant servir d’abris sûrs en cas d’urgence.

Selon le Département de la gestion des digues et de la prévention et du contrôle des catastrophes naturelles, relevant du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, les catastrophes naturelles survenues entre 2020 et 2025 ont causé des dégâts de plus en plus importants à l’échelle nationale.

En moyenne, elles ont fait plus de 300 victimes par an et engendré des pertes économiques dépassant 45.000 milliards de dôngs (1,7 milliard de dollars), soit une augmentation d’environ 167 % par rapport à la période 2015-2019.

Rien qu’en 2024, les catastrophes naturelles ont fait 519 morts ou disparus, un bilan sans précédent depuis 2007. Les pertes économiques en 2025 étaient estimées à 104.733 milliards de dôngs, un niveau record.

La Loi sur la prévention et la gestion des catastrophes naturelles de 2013, entrée en vigueur le 1er mai 2014 et modifiée en 2020 et 2025, a constitué un cadre juridique essentiel pour la gestion des catastrophes. Après douze ans d’application, elle a permis de faire évoluer l’approche du pays d’une réaction passive à une prévention proactive, tout en améliorant la gestion étatique et en mobilisant les ressources sociales pour la réduction des risques de catastrophe.

Cependant, l’expérience a révélé plusieurs lacunes et de nouveaux défis qui nécessitent des ajustements juridiques.

Le directeur du Département de la gestion des digues et de la prévention et de la gestion des catastrophes naturelles, Pham Duc Luân, a déclaré que la coordination entre les agences restait inégale, notamment en ce qui concerne la collecte des données sur les dommages causés par les catastrophes et la proposition de politiques de soutien. L’absence d’un organisme chef de file clairement désigné peut engendrer des statistiques contradictoires et nuire aux efforts de réponse et de reconstruction après une catastrophe.

Il a également souligné la nécessité de renforcer les exigences en matière de gestion des risques de catastrophe dans les processus de planification. Les projets d’infrastructure, les zones urbaines et les plans de développement doivent être conçus en intégrant la prévention des catastrophes afin d’éviter l’aggravation des risques d’inondations et autres aléas.

Selon Pham Duc Luân, quatre problèmes majeurs requièrent une attention urgente : les faiblesses de la gestion étatique et de la coordination interinstitutionnelle, les incohérences dans la détermination des autorités compétentes pour évaluer les pertes et les besoins en matière de secours, le manque de clarté de la réglementation relative à l’aide internationale d’urgence et les lacunes dans l’intégration de la prévention des catastrophes à la planification du développement et à la gestion des inondations.

Parallèlement, des défis persistent quant à l’amélioration de la résilience des infrastructures de prévention des catastrophes et à la modernisation des équipements de secours, notamment dans les zones reculées et montagneuses. Bien que les systèmes de prévision se soient considérablement améliorés, la prévision des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les crues soudaines, les glissements de terrain et les fortes pluies localisées demeure complexe.

Face à l’aggravation et à l’imprévisibilité croissantes des catastrophes naturelles, une révision législative rapide est essentielle pour renforcer la gestion étatique, mobiliser les ressources sociales, accroître la résilience aux catastrophes et honorer les engagements internationaux du Vietnam. En définitive, l’objectif est de mieux protéger les vies et les biens tout en soutenant le développement durable face aux changements climatiques. – VNA/VI 


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