26/04/2016 09:33 GMT+7 Email Print Like 0

Philippines : Duterte favori de la présidentielle

 Les Philippins vont élire le 9 mai prochain le successeur du président Benigno Aquino qui achève son mandat en juin prochain et ne peut se représenter selon la Constitution.

Parmi les candidats bien placés figurent le vice-président Jejomar Binay, président de l’Alliance nationaliste unie (UNA) ; le ministre de l’Intérieur Manuel Mar Roxas, candidat du Parti libéral au pouvoir ; la sénatrice Grace Poe; et le maire de Davao (sud) Rodrigo Duterte.

Adepte d’un langage cru et d’un discours de fermeté contre la criminalité, Rodrigo Duterte apparaît comme le grand favori du scrutin du 9 mai, à en croire l’enquête d’opinion de l’institut Social Weather Stations (SWS) menée entre les 18 et 20 avril auprès de 1.800 personnes.

Rodrigo Duterte a creusé l’écart dans la course à l’office suprême. 33% des électeurs ont l’intention de voter pour l’avocat de 71 ans, contre 27, en mars, soit neuf points de pourcentage de mieux que sa rivale la plus sérieuse, Grace Poe.

Le très populaire maire de Davao s’est attiré le soutien de nombreux Philippins qui apprécient son langage grossier, ses plaisanteries sur ses infidélités et sa promesse d’intransigeance face au crime.

Il n’y a pas dérogé dimanche soir lors de l’ultime débat télévisé. «Je suis vraiment en colère», a-t-il dit. «Ils disent que je suis un tueur. Peut-être que j’en suis un.» Prié de dire ce qu’il ferait s’il apprenait qu’un de ses enfants se droguait, il a répondu: «Je le tuerai.»

Dans un pays qui compte près de 100 millions d’habitants, la présidentielle est la plus attendue car il s'agit de désigner le successeur du président Benigno Aquino, crédité d’un très bon mandat en ce qui concerne notamment la croissance économique, l’investissement et le tourisme.

Le rebond attendu en 2016 est de 6,3%, selon le MOCI (Moniteur du commerce international). Un résultat prometteur compte tenu des dégâts considérables provoqués par le passage ravageur, fin 2013, du typhon Haiyan, puis de Yolanda en 2014. La menace climatique représente désormais une donnée incontournable de l’économie philippine. – VNA/VI