06/06/2015 08:27 GMT+7 Email Print Like 0

MERS-CoV: La vigilance reste de mise au Vietnam

Le Vietnam redouble de prudence face à l’évolution du coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV), un virus plus mortifère mais moins contagieux que celui du SRAS, qui risque de toucher le pays.

Dans ce contexte, le secteur de la santé se concentre sur les mesures de prévention et de lutte contre cette maladie afin d’empêcher son apparition au Vietnam, a partagé le professeur-Docteur Nguyên Thanh Long, vice-ministre vietnamien de la Santé.

Pourtant, si le Vietnam enregistre un premier cas, les experts détermineront l’endroit et mettront en œuvre à temps les mesures de traitement, a-t-il poursuivi.

La maladie a été signalée pour la première fois en Arabie Saoudite en 2012 et à ce moment-là, le ministère vietnamien de la Santé a déployé un plan de prévention et de lutte contre le MERS-CoV.

Il a également organisé une réunion d'urgence avec les ministères, les branches concernés et les organisations internationales pour déterminer les mesures de prévention et de lutte contre le MERS-CoV dès qu’il a été informé de la propagation de cette maladie en Asie.

Actuellement, le Vietnam accorde priorité à la surveillance étroite des touristes venant du Moyen-Orient et de la République de Corée aux portes frontalières internationales à Hanoi et à Hô Chi Minh - Ville.

Le ministère vietnamien de la Santé a demandé à tous les aéroports de faire remplir immédiatement une déclaration de santé à toutes les personnes venant du Moyen-Orient, de République de Corée et de Bahreïn pour être surveillées par les organismes médicaux pendant 14 jours.

Vendredi dernier, la République de Corée a annoncé un quatrième cas mortel de coronavirus MERS et cinq nouveaux cas de contamination, alors que des centaines d'écoles sont fermées et que de nombreux Coréens reportent leurs déplacements.

Le ministère sud-coréen de la Santé a porté le nombre de cas confirmés à 41, ce qui constitue l’épidémie la plus étendue en dehors de l’Arabie saoudite, avec près de 2.000 personnes placées en quarantaine ou sous observation.

Le Vietnam n’enregistre aucun cas en ce moment. Pourtant, le secteur de la santé a fait tout son possible dans la gestion des malades et le contrôle de l’infection dans les hôpitaux, afin de faire face au MERS-CoV qui pourrait apparaitre au Vietnam.

Lors de la séance de travail tenu par le Comité de pilotage de prévention et de lutte contre les épidémies du Vietnam, les représentants de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et du Centre de contrôle et de prévention des maladies des États-Unis ont tous pris en haute estime les préparatifs et les mesures que le secteur de la santé du Vietnam avait pris.

Le secteur de la santé du Vietnam continuera de mener à bien les mesures déjà définies. Pour atteindre cet objectif, il a besoin de l’aide des secteurs concernés et des habitants. Pour le moment, les habitants doivent limiter leur déplacement dans les pays où existe le MERS-CoV, faire la déclaration de santé à la douane.

Le ministère de la Santé coordonne étroitement avec les organisations internationales pour mettre à jour les informations concernant cette épidémie, ce qui lui permet de modifier à temps les mesures de prévention et de lutte contre l’épidémie.

Il nécessite de promouvoir les activités de prévention et de lutte contre les infections dans les hôpitaux pour prévenir la propagation au sein de la communauté et des employés médicaux dans le cas où le Vietnam voit apparaitre le 1er cas du MERS-CoV.

En outre, le ministère de la Santé a demandé aux établissements sanitaires de mettre en œuvre l’isolement et de préparer tous les médicaments et les équipements nécessaires.

Les coronavirus constituent une vaste famille de virus pathogènes pour l’homme et l’animal. Chez l’homme, ils peuvent provoquer des maladies de gravité variable, allant du rhume courant au syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui avait fait près de 800 morts dans le monde en 2003.

Ce nouveau coronavirus, détecté pour la première fois en avril 2012, n’avait jamais été observé chez l’homme auparavant. Dans la plupart des cas, il provoque une maladie grave. Environ la moitié des patients en sont morts. – VNA/VI