20/07/2016 09:27 GMT+7 Email Print Like 0

Mer Orientale: Manille refuse les pourparlers conditionnels avec Pékin

Les Philippines ont rejeté une proposition chinoise de pourparlers bilatéraux à cause d’une condition préalable de Pékin de ne pas discuter de la sentence de la Cour permanente d’arbitrage (CPA) qui a invalidé les prétentions chinoises en Mer Orientale, a fait savoir mardi 19 juillet le secrétaire philippin aux Affaires étrangères Perfecto Yasay.

Le chef de la diplomatie philippine a fait savoir lors d’une interview avec la chaîne d’information ABS-CBN qu’il a rencontré son homologue chinois avait Wang Yi, en marge du 11 e Sommet Asie-Europe (ASEM) le week-end dernier dans la capitale mongole Oulan-Bator.

Lors de cette rencontre, M. Wang Yi a demandé aux Philippines d’être ouvertes pour les pourparlers bilatéraux mais seulement sur les questions "en dehors ou au mépris de la décision arbitrale", ce que le secrétaire philippin aux Affaires étrangères, Perfecto Yasay, a décliné parce que cela n’a pas été dans l’intérêt de son pays.

La CPA de La Haye (Pays-Bas), qui avait été saisie par Manille en 2013, a estimé mardi 12 juillet que la Chine n’avait pas de "droits historiques" sur la majorité des eaux stratégiques de la mer de Chine méridionale et qu’elle avait "violé les droits souverains" des Philippines.

"Le tribunal juge qu’il n’y a aucun fondement juridique pour que la Chine revendique des droits historiques sur des ressources dans les zones maritimes à l’intérieur de la ligne en neuf traits", a expliqué la CPA dans un communiqué.

Elle assure en outre que les revendications chinoises sur cette vaste zone maritime, découlant de la "ligne des neuf traits", ne reposent sur aucune base légale, et qu’aucune des îles de l’archipel des Spratleys ne peut conférer à la Chine une zone économique spéciale (ZEE).

Les Philippines ont salué la décision d’arbitrage rendue mais ont appelé aussitôt les parties concernées à faire preuve de retenue et de sobriété, tandis que la Chine, qui martèle depuis plusieurs mois que la CPA n’a pas compétence, a fait savoir qu’elle ne reconnaissait et n’acceptait pas cette décision. – VNA/VI