03/11/2015 09:24 GMT+7 Email Print Like 0

Le TPP donnera un nouvel essor à l’agriculture vietnamienne

 Grâce à ses grands privilèges douaniers, l’accord de partenariat transpacifique (TPP) promet d’être un levier dans l’attraction des investissements dans l’agriculture et l’aquaculture vietnamiennes.


Un grand nombre de pays parties du TPP sont aussi de grands débouchés pour les produits agricoles et aquatiques du Vietnam.


Une fois que le TPP entrera en vigueur, la plupart des produits vietnamiens de ce genre exportés vers ces marchés bénéficieront d’une taxe douanière préférentielle, voire d’une exonération totale. Une immense opportunité pour les entreprises nationales dans leur stratégie d’exportation vers ces marchés et de diminution de leur dépendance vis-à-vis de quelques marchés traditionnels fluctuants et incertains.


Actuellement, les États-Unis et le Japon - deux pays parties du TPP - sont en train de renforcer leurs IDE au Vietnam en vue de profiter des avantages générés par le cet accord. En particulier, une partie de ces fonds va dans l’agriculture.


Selon Umezato Naoko, directrice adjointe de la société japonaise Brainworks Asia, le secteur agricole doit se heurter à des difficultés en termes de main-d’œuvre. Raison pour laquelle le pays du Soleil-Levant est obligé de coopérer avec d’autres pays. Les entreprises japonaises s’intéressent de près au Vietnam car les conditions pédoclimatiques présentent des similarités avec celles du Japon.


"Ces derniers temps, après avoir effectué des visites d’étude et de travail au Vietnam, de nombreuses entreprises japonaises ont estimé que la province de Lâm Dông et le delta du Mékong sont très favorables pour le développement d’une agriculture high-tech. Elles vont déployer rapidement des plans d’investissement dans ces localités", a-t-elle fait savoir.


En parallèle aux investisseurs étrangers, des "géants domestiques" comme Masan, Vingroup ou Hoang Anh Gia Lai ont lancé ces derniers temps de grands projets dans ce secteur.


Selon des données du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, pendant la période 2011-2015, l’État a injecté dans l’agriculture et les zones rurales 610.000 milliards de dôngs, soit 1,83 fois plus que pour la période 2006-2010. Jusqu’en août dernier, le pays recensait 512 projets d’IDE dans ce secteur, d’une valeur totale de 3,43 milliards de dollars.


Lors des trois premiers trimestres 2015, l’IDE injecté dans l’agriculture n’a atteint que 183,4 millions de dollars, soit seulement 1% du total de l’IDE dans le pays. -CPV/VNA/VI