13/06/2014 08:46 GMT+7 Email Print Like 0

La presse mondiale souligne l'opinion publique du Vietnam sur la Mer Orientale

Hanoi, 12 juin (VNA) - La réaction de l'opinion publique au Vietnam devant l'implantation par la Chine de la plate-forme pétrolière Haiyang Shiyou-981 dans la zone économique exclusive et sur le plateau continental du pays occupe beaucoup de places dans les médias internationaux ces derniers jours.

L'agence de presse américaine AP a publié mercredi une interview accordée mardi par l'ambassadeur du Vietnam à l'ONU, Le Hoai Trung aux médias internationaux, qui a envoyé un message clair à Pékin lui demandant de retirer sa plate-forme pétrolière et ses plus de 100 navires d'escorte des eaux vietnamiennes afin de faciliter les négociations d'un règlement des différends en Mer Orientale.

La Chine a refusé de dialoguer avec le Vietnam et ce comportement "provocateur" suscite de "graves préoccupations", a cité l'AP. L'ambassadeur Le Hoai Trung a affirmé que "le Vietnam continue d'agir avec retenue, mais comme d'autres Etats dans le monde, il garde son juste droit à se défendre".

La page d'analyse de l'Institut de recherche stratégique de la défense S. Rajaratnam (RSSI) de l'Université de technologie de Nanyang, à Singapour, a également présenté un document "Hoang Sa (Paracel) : 40 années après", du Dr Nguyen Thi Lan Anh de l'Académie de diplomatie du Vietnam.

Selon elle, les actes insolents du géant asiatique en Mer Orientale créent des conflits de souveraineté et constituent une grave violation du droit international comme de la Déclaration sur la conduite des parties en Mer Orientale (DOC).

Ce comportement n'est pas celui d'une puissance mondiale qui se doit d'être responsable en tant que telle, selon Mme Nguyen Thi Lan Anh.

En vérité, la Chine a commencé à occuper la moitié est de l'archipel de Hoang Sa (Paracel) du Vietnam dans les années 1950 puis, en 1974, elle a employé la force pour s'emparer de la partie ouest qui était à l'époque sous l'administration de l'ancien régime de Saïgon. Le 14 mars 1988, la Chine a de nouveau utilisé la force pour occuper plusieurs îles de l'archipel de Truong Sa (Spratly) du Vietnam.

Le Vietnam possède suffisamment de preuves historiques et de bases juridiques pour affirmer sa souveraineté sur les deux archipels de Hoang Sa et Truong Sa. Depuis le 17e siècle, les dynasties vietnamiennes ont exercé leur souveraineté sur ces deux archipels de façon continue et pacifique.

Début mai 2014, la Chine a effrontément implanté sa plate-forme de forage Haiyang Shiyou-981 protégée par des dizaines de navires, dont plusieurs bâtiments de guerre, et des avions dans les eaux vietnamiennes, 80 milles marins à l'intérieur du plateau continental et dans la zone économique exclusive du Vietnam.

Les navires d’escorte chinois ont attaqué avec des canons à eau et délibérément percuté les navires vietnamiens en mission, du 3 mai au 5 juin, blessant 12 surveillants de la pêche et endommageant 24 navires, parmi lesquels figurent 19 de la Surveillance des ressources halieutiques du Vietnam et 5 autres de la Garde-côte du Vietnam.

En plus d’un mois depuis ces évènements, le Vietnam a procédé à plus de 30 échanges et dialogues sous diverses formes et à différents niveaux avec la Chine afin de lui demander de mettre fin à ses atteintes à la souveraineté du Vietnam sur l’archipel de Hoang Sa.

Le 4 juin, le Vietnam a adressé une troisième note diplomatique à la Chine pour protester et exiger qu’elle respecte sérieusement le droit international et cesse immédiatement ses activités.

Cependant, la Chine n’a pas seulement failli à répondre à la bonne volonté du Vietnam, mais a aussi arbitrairement élargi la sphère d’activité de sa plate-forme en la déplaçant à 15 degrés 33 minutes 36 secondes de latitude Nord et 111 degrés 34 minutes et 11 secondes de longitude Est, 60 milles marins à l’intérieur du plateau continental et dans la zone économique exclusive du Vietnam. - VNA/VI