20/10/2014 07:20 GMT+7 Email Print Like 0

Des experts allemands apprécient le discours sur la Mer Orientale du PM Nguyen Tan Dung

Le discours important sur les défis relatifs à la sécurité en Asie soulignant l'instabilité en Mer Orientale, récemment prononcé par le Premier ministre Nguyen Tan Dung à Berlin devant des députés, experts et intellectuels allemands, a non seulement attiré l'attention des journaux allemands, mais a été applaudi par de nombreux intellectuels de ce pays.


Le Premier ministre Nguyen Tan Dung a souligné dans son discours que les différends en Mer Orientale ne peuvent être réglés que sur la base du droit international et qu'une solution de ce problème doit être basée sur un fondement multilatéral, a affirmé le docteur Gerhard Will, expert en politique internationale allemand et expert de haut rang de l'Institut des sciences et de la Politique de l'Allemagne, en répondant à la question d'un correspondant de l'Agence vietnamienne d'Information (VNA) en Allemagne sur les évaluations de ce discours lié à la situation en Mer Orientale.


Ce point de vue du Premier ministre Nguyen Tan Dung est aussi conforme à l'option constante de l'Allemagne et de l'Europe selon laquelle la seule voie pour régler les différends en Mer Orientale est celle de la paix, de la multilatéralisation et du respect du droit international.


Selon le docteur Gerhard Will, la base de cette conception commune nécessite des avancées concrètes, ce afin de garantir que le droit international soit maintenu et appliqué. Le gouvernement philippin, a-t-il ajouté, a fait un pas important en intentant un procès contre la Chine au Tribunal international du droit de la mer. Il a estimé que l'Allemagne et l'Union européenne soutiendraient ces avancées si celles-ci étaient basées sur le consensus des parties litigieuses en Mer Orientale.


Répondant à la question sur ce que l'Allemagne et l'UE peuvent faire pour garantir la paix, la sécurité et la stabilité en Mer Orientale, le docteur Gerhard Will a fait savoir que le gouvernement allemand et l'UE pouvaient en premier lieu insérer le problème de la Mer Orientale dans l'agenda des forums internationaux ou dans le mécanisme de coopération multilatérale comme ils l'avaient abordé lors du 10e Sommet Asie-Europe qui vient d'avoir lieu à Milan (Italie). En parallèle, il faudra continuer d'orienter les discussions sur ce sujet lors d'autres forums à venir. Deuxièmement, le gouvernement allemand et l'UE peuvent soutenir les solutions concrètes que le Vietnam ou d'autres pays de l'ASEAN avancent pour la situation en Mer Orientale.


Sur la construction effectuée par la Chine de l'île artificielle dans les parages près de l'île de Gac Ma relevant de l'archipel vietnamien de Truong Sa (Spratly), le docteur Gerhard Will a estimé que Pékin était en train de poursuivre son stratagème consistant à instaurer une occupation physique par la voie unilatérale. Le gouvernement chinois a déjà procédé ainsi en mai 2014 quand ce dernier avait décidé d'implanter la plate-forme de forage pétrolière Haiyang Shiyou-981 dans le plateau continental et en pleine zone économique exclusive du Vietnam. Idem aujourd'hui avec la construction de cette île artificielle avec l'objectif d'y établir des bases militaires.


Ces agissements de la Chine ont violé ce qui figure dans la Déclaration sur la conduite des parties en Mer Orientale (DOC) qu'elle avait signée en 2002, selon laquelle toutes les parties se sont engagées à ne pas détruire le statu quo des régions et des îles en litige, a affirmé l'expert allemand.


Il a également estimé que les agissements menés actuellement par la Chine pourraient lui être néfaste économiquement parlant, car si ses relations avec les pays membres de l'ASEAN deviennent mauvaises, cela risque de nuire à la croissance économique et à l'émergence de la Chine.


Selon M. Gerhard Will, la Chine ne peut, d'un côté, renforcer les actes unilatéraux pour revendiquer la souveraineté en Mer Orientale, tout en souhaitant, de l'autre, maintenir les bonnes relations de partenariat politique et économique avec les pays aséaniens. Elle devra décider ce qui est le plus important : soit la coopération économique au développement avec l'ASEAN, soit l'augmentation de ses revendications en matière de souveraineté en Mer Orientale. -VNA/VI