Parmi les armes de poing traditionnelles, le grand cimeterre à manche long est considéré comme «le général de toutes les armes», en raison de sa puissance.
Selon le maître d'arts martiaux Lê Van Tuyên, chef de l’école d'arts martiaux de Bach Hô (« Tigre Blanc »), à Huê, il existe plusieurs sortes de cimeterres et de sabres, dont les noms dépendent de chaque école d'arts martiaux. En général, on distingue le cimeterre simple, le cimeterre double, le cimeterre à manche extra-long et le grand cimeterre à manche long.
Toujours selon Lê Van Tuyên, on confond souvent le grand cimeterre à manche long avec le cimeterre à manche extra-long. En réalité, ils ont chacun leur propre structure et leur point fort. Un cimeterre à manche extra-long était utilisé par les cavaliers, à la différence du grand cimeterre à manche long que n’utilisaient que les soldats à pied.
Le grand cimeterre à manche long a un manche plus court, une lame plus large et un poids plus important que son homologue à manche extra-long. Il était souvent utilisé dans le passé pour attaquer une foule ou un ennemi portant une cuirasse épaisse, ou pour couper les pattes des chevaux. Pour cette raison, il est aussi appelé «Tram ma dao », c’est-à-dire «cimeterre à sabrer les chevaux».

Une technique pour parer les coups adverses.

Dissimulation du cimeterre pour tromper l’adversaire.

Le maître d'arts martiaux Lê Anh Thao en position d'attaque avec le grand cimeterre à manche long de l'école Bach Hô.

Réalisation d'une technique difficile.

Une attaque puissante avec le grand cimeterre à manche long, par Lê Anh Thao.

- Le maître d'arts martiaux Lê Anh Thao et ses élèves de l'école d’arts martiaux Bach Hô.
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Un grand cimeterre à manche long est utilisé pour couper, fendre, tirer à soi, repousser, piquer... De manière générale, un cimeterre, selon les anciens, est « facile pour attaquer et difficile à retirer » Parce qu'il est très lourd et très puissant. Pour l'utiliser en souplesse, il faut posséder une très bonne condition physique et un haut niveau technique.
Lors d’une récente visite à l’école d'arts martiaux de Bach Hô, à Huê, j’ai eu l’occasion d’admirer le maître Lê Anh Thao, chef de cette école et fils de Lê Van Tuyên, faisant une démonstration avec un grand cimeterre à manche long. Chaque mouvement montrait la puissance de cette arme spéciale ainsi que la vitalité du maître.
Texte: Thai-Hoa - Photos: Trân Thanh Giang.