Avec le développement de différents types de musique moderne, il semblait que la musique traditionnelle était condamnée à tomber peu à peu dans l’oubli. Animé de sa passion pour le hat xâm («chant des aveugles») et d’un fort désir de restaurer des airs de ce chant, depuis des années, le compositeur-musicien Thao Giang n’a cessé d’étudier cet art vocal, de collecter des airs et de le transmettre à la jeune génération.
Originaire du district de Thanh Oai, Hanoi, le compositeur Thao Giang a étudié au Conservatoire de musique de Hanoi (aujourd'hui Académie de musique du Vietnam) en 1958, puis y est resté pour enseigner. Avant 2000, il a enseigné à la Faculté de musique traditionnelle. Depuis 2000, il enseigne à la Faculté de Théorie pour la composition, spécialité arts de la représentation. Il est maintenant directeur adjoint du Centre Culturel de l’Art musical du Vietnam, qui a beaucoup contribué à la renaissance du hat xâm.

Le compositeur Thao Giang dans un air du hat xâm.

Les doigts de l'artiste sur le clavier.

Les compositeurs Thao Giang et Lê Quân chantant du hat xâm.

Le compositeur Thao Giang continue d’étudier et de collecter des airs de hat xâm.

Il a réuni un grand nombre d’airs qu’il enseigne à ses élèves. |
Le compositeur Thao Giang a confié qu’il prenait souvent autrefois le tramway pour aller à l’école, et que c’est là qu’il entendait les chanteurs de hat xâm. C’est à l'Académie de Musique du Vietnam qu’il a approfondi ses connaissances sur cet art.
Voyant que le hat xâm tombait dans l’oubli, Thao Giang a commencé à collecter les airs. En 2005, il a fondé, avec le professeur Pham Minh Khang, le Centre culturel d'Art musical du Vietnam, dont les 3 objectifs principaux sont : collecte-recherche, enseignement-formation et représentation.
Thao Giang a formé un contingent de jeunes artistes, dont beaucoup venant du Conservatoire de musique de Hanoi et du Collège des Arts et de la Culture de Hanoi. Chaque samedi soir, certains d’entre eux suivent leur maître Thao Giang au marché Dông Xuân, au coeur de Hanoi, pour interpréter du hat xâm en public, comme autrefois...
Il est très difficile de maintenir le hat xâm dans la période actuelle, il le sait mais ne semble pas s’y intéresser. Il a puisé dans ses propres deniers pour aller dans les localités rencontrer les derniers chanteurs... En six ans de travail au Centre, il n’a jamais pensé à son salaire, et a même payé de sa poche les frais de fonctionnement. C'est pourquoi il est toujours respecté et admiré par ses élèves.

Une classe de hat xâm du maître Thao Giang, à la maison communale de Hào Nam.

Le compositeur Thao Giang cherche à enseigner à ses élèves tout ce qu’il connaît de ce chant.

Ces deux jeunes filles qui ont obtenu leur diplôme de l'Académie de musique du Vietnam suivent maintenant les cours de hat xâm du maître Thao Giang. |

Un jeune batteur de l'équipe de hat xâm du maître Thao Giang.
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Un joueur de monocorde dans l’équipe des jeunes chanteurs de hat xâm du maître Thao Giang. |
En conversant avec lui sur le hat xâm, en le voyant discuter avec ferveur avec son collègue, le compositeur Lê Quân, dans le campus de la maison communale de Hào Nam, j'ai compris la passion profonde de cet artiste pour cet art. Pour lui, le hat xâm n'est pas seulement un art, c’est aussi une partie de l'âme du Vietnam, de Hanoi en particulier. /.
Article: Ngân Hà - Photos: Công Dat