25/05/2015 15:35 GMT+7 Email Print Like 0

Un cours de calligraphie à la pagode Nhân My

Niché au fond du village de Nhân My (Hanoi), la pagode Nhân My (Hanoi) a la particularité d’accueillir une classe de calligraphie avec des élèves de tous âges.  
Selon l’enseignant Lê Trung Kiên, fondateur de la classe, « Dans une société moderne, on ne pense qu’à se distraire et on oublie les valeurs traditionnelles. Ce cours a été créé en 2007 dans le but de préserver la calligraphie, une de nos valeurs traditionnelles qu’il serait dommage de perdre».

La classe est tout à fait différente des classes normales : aucun frais d’études n’est acquitté,  aucun âge limite n’est imposé et les horaires sont flexibles.

Nguyên Tô Tâm, une élève, nous a confié : « J’ai une faible pour la calligraphie.  Je viens chaque jour ici, après l’école. Bien que les élèves soient d’âges différents, ils partagent tous la même passion pour cet art ».


L’enseignant Lê Trung Kiên explique la structure d’un sinogramme


L’enseignant corrige un élève âgé.


Au début, les élèves tracent les caractères à la plume, puis plus tard au pinceau 


Installée dans une pagode, telle est la caractéristique de cette  classe 


Les élèves partagent la même passion pour la calligraphie 


Echanges et entraides entre élèves 


Les caractères chinois de référence pour les élèves 


D’autres formes calligraphiques des sinogrammes 


Une classe rencontre un franc succès si l’on en juge par le nombre d’élèves, de toutes les générations 

Au début de la séance, l’enseignant Kiên déclame un vers en écriture sino-vietnamienne, puis il initie les élèves à l’écriture Han.  Aux débutants, il présente l’origine de l’écriture Han et l’usage des caractères chinois ou sinogrammes. Aux plus chevronnés, il dispense des enseignements sur le confucianisme et ses valeurs humaines, puis il leur apprend à bien tenir le pinceau.

La calligraphie exige  d’être passionné et patient. Il faut connaître par cœur la signification de chaque caractère chinois et tracer soigneusement chaque trait du caractère. Des années sont nécessaires pour devenir un calligraphe digne de ce nom.

Nguyên Van Minh, âgé de 70 ans, vient régulièrement  au cours bien qu’il habite loin de la classe, dans le district de Gia Lâm : « C’est une grande joie pour moi. Je peux rencontrer des personnes de mon âge et également des jeunes. La calligraphie me permet de m’imprégner des valeurs du confucianisme et de me sentir plus serein dans les lieux de culte ».

Après près de dix ans d’existence, la classe de calligraphie de la pagode Nhân My de l’enseignant Le Trung Kien est devenue une destination familière pour les passionnés de calligraphie. Avec à la clé une porte ouverte sur les valeurs culturelles ancestrales du pays. /.
Texte : Ngân Hà – Photos : Nguyên Quyên