18/12/2014 09:34 GMT+7 Email Print Like 0

Prof.-docteur Trân Ngoc Thiêm : « le potentiel humain est plus important que l’on croit »

Agé de plus de 60 ans, Trân Ngoc Thiêm, professeur de premier rang en matière de culture vietnamienne, de linguistique et d’orientalisme, nourrit une passion pour la recherche scientifique. Selon lui, le potentiel de l’homme est inépuisable et si on redouble d’effots dans sa passion, on ne peut que réussir.

Le prof-docteur Trân Ngoc Thiêm est né en 1952 au village de Hien Da, district de Câm Khê, province de Phu Tho. Dès son enfance, il rêvait de devenir étudiant de l’école des Beaux art puis peintre professionnel. En 1968, il a été envoyé en Russie pour y faire des études d’économie et d’industrie forestières, qui ont débuté par une année d’études du russe à l’Université nationale de Minsk dans l’actuelle République de Biélorussie.

Puis il a travaillé dans la branche du langage mathématique à l’Université nationale de Leningrad (actuelle ville Saint-Pétersbourg), une branche tout à fait nouvelle et difficile. Durant ses cinq années d’études, il était toujours le premier de sa classe, composée en majorité de Russes.
Du retour au Vietnam, il a travaillé pour la section linguistique du Département littérature de l’Université nationale de Hanoi. Trois années après, il a incorporé un cursus en grammaire textuelle, une discipline qui n’existait pas encore au Vietnam à cette époque. En 1985, il a publié son premier manuel de référence intitulé « Système du texte en vietnamien », hautement apprécié par les linguistes vietnamiens. Ses livres ont servi de manuels scolaires au lycée, et pour les formations universitaires et postuniversitaires.
 

Professeur, sénateur, docteur ès sciences Trân Ngoc Thiêm, expert n°1 en matière de culture et linguistique
du Vietnam. Photo prise en novembre 2013 par Lê Minh


Trân Ngoc Thiêm lors d’un symposium en 1971 alors qu’il était étudiant à l’Université nationale
de Leningrad. Photo d’archives


En 1990, il a été élu premier Secrétaire général de l’association de linguistique du Vietnam.
Photo d’archives


Le professeur Trân Ngoc Thiêm prononce un discours à l’Ecole supérieure de Nanjing (Chine). Photo d’archives


Le professeur Trân Ngoc Thiêm donne un cours à l’université de Californie (Etats-Unis). Photo d’archives


Le professeur Trân Ngoc Thiêm donne un cours de culture vietnamienne à l’université de Portland
(Etats-Unis). Photo d’archives


Le Professeur Tran Ngoc Thiem et le docteur Daria Mishukova, auteur du livre « Le Vietnam des descendants
de la Fée et du Dragon ». Photo d’archives


Le professeur Trân Ngoc Thiêm discute avec un expert japonais lors d’une réunion sur l’orientalisme.
Photo d’archives


Le professeur Trân Ngoc Thiêm dédicace son ouvrage « Culture vietnamienne fondamentale »
aux étudiants de l’Ecole supérieure de Dông Thap. Photo d’archives


La bibliothèque privée du professeur Trân Ngoc Thiêm. Photo : Lê Minh


Le professeur Trân Ngoc Thiêm fait des recherches chez lui. Photo : Lê Minh






Des travaux de recherche de Trân Ngoc Thiêm. Photo : Lê Minh

En 1984, Trân Ngoc Thiêm est retourné à l’Université nationale de Léningrad pour un stage. Fin 1987, il a soutenu un mémoire sur le thème « Structures grammaticales et sémantiques du texte», hautement apprécié par le jury. Une année après, il a soutenu avec succès son doctorat en Russie et puis il a regagné le Vietnam pour travailler au Département de la littérature et du langage de l’Université nationale de Hanoi. En 1990, il a été élu Secrétaire général de l’association linguistique du Vietnam qui venait de voir le jour, puis nommé, par le ministre de l’Education et de la Formation, président du Conseil de linguistique et de vietnamologie pour les établissements d’enseignement des langues étrangères. En cette qualité, il a créé la matière « culture vietnamienne fondamentale » pour la formation universitaire.

En 1992, lui et sa famille se sont installés à Hô Chi Minh-Ville où il a fondé la discipline d’Etudes asiatiques qui est devenue, deux années après, le Département d’orientalisme à Hanoi et Hô Chi Minh-Ville. Dans les années 1995 et 1996, il a publié « Culture vietnamienne fondamentale » et « A la recherche de l’identité culturelle vietnamienne ». Il a été fondateur de la formation en Etudes culturelles à l’Université nationale de Ho Chi Minh-Villle, pour les formations de licenciés, d’agrégés et de docteurs. Début 2013, sous son égide, le centre d’études culturelles, de théorie et d’applications relevant de l’Ecole des Sciences sociales et humaines de Ho Chi Minh-Ville a vu le jour, publiant ainsi deux publications « Culture des Vietnamiens au Nam Bo de l’Ouest » et les « problèmes des études culturelles : théorie et applications ».

En 1999, Trân Ngoc Thiêm a été élu sénateur étranger de l’Académie des sciences naturelles de Russie et, fin 2002, il a été promu professeur. Il a été traducteur et auteur de centaines d’ouvrages sur la linguistique, la culture vietnamienne et mondiale. Il a fréquemment participé aux symposiums où il a présenté ses points de vue sur les problèmes sociaux. Il a assumé nombre de postes importants : membre du Conseil central de théorie, membre du Conseil d’Etat de promotion des professeurs, directeur du Centre d’Etudes culturelles, de Théorie et d’Applications. Il s’est vu attribuer l’Ordre du Travail d’Etat, des satisfecit, des médailles… pour toutes ses contributions.
 

La philatélie, un des passe-temps favoris du professeur Trân Ngoc Thiêm. Photo : Lê Minh


Peinture et poésie sont quelques-unes des passions du professeur Trân Ngoc Thiêm
En image : des peintures de Trân Ngoc Thiêm réalisées lorsqu’il était étudiant. Photo : Lê Minh


Le jardinage après le travail, l’une des méthodes anti-stress du professeur Trân Ngoc Thiêm. Photo : Lê Minh
 
Ses temps libres, il les consacre au jardinage, à la peinture, à la poésie et à la philatélie, ses passe-temps depuis l’enfance.
Abordant sa carrière scientifique, Trân Ngoc Thiêm a affirmé : « Pour réussir sa carrière professionnelle, il faut avant tout de la passion et une ferme détermination et puis de bonnes méthodes de travail. Le potentiel de chacun est plus énorme que l’on croit. Si on a de la passion et si on exploite au mieux ses potentiels, on réussit »./.
 
Texte: Dô Van – Photos : Lê Minh et archives
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