11/11/2015 09:44 GMT+7 Email Print Like 0

Nécessité d’une stratégie à long terme pour le développement des produits sylvicoles

 Selon Truong Tât Do, chef du Département général de la Sylviculture, relevant du Ministère vietnamien de l’Agriculture et du Développement rural, les produits sylvicoles - bois excepté - ont de fortes potentialités de développement.


Le Vietnam compte 216 espèces de bambou et 30 de rotin, matières premières de nombreux produits artisanaux, de vannerie notamment. Le pays les exporte vers environ 90 marchés; l’Europe, le Japon et Taïwan (en Chine) étant les débouchés principaux.

Toujours selon lui, le Vietnam recense aussi environ 4.000 espèces de plantes médicinales au service de la demande intérieure comme de l’exportation. On peut citer quelques produits d’exportation principaux tels que la cannelle, l’anis étoilé, l’amomum tsao-ko,... L’Inde demeure le premier importateur de cannelle du Vietnam, en représentant la moitié du total des exportations nationales de ce produit. La Chine, quant à elle, est le premier débouché de l’anis étoilé et de l’amomum tsao-ko vietnamiens, avec deux tiers du total.

Malgré de grandes potentialités de développement, le marché national des produits sylvicoles - bois excepté - reste instable du fait de la production de petite envergure entraînant une instabilité de l’offre et une basse qualité des produits.
«De plus, actuellement, ce secteur dépend trop du marché chinois qui représente plus de 80% du total des exportations nationales de produits sylvicoles bois excepté. Si la demande baisse pour une raison quelconque, ce secteur devra faire face à de nombreuses difficultés», s’inquiète Truong Tât Do.
Pour un développement durable du marché, il conviendrait de créer des zones de matières premières concentrées. De plus, l’élévation de la valeur ajoutée des produits et de leur qualité, la diversification des modèles et catégories de produits, l’embellissement des emballages... devraient aussi être considérés comme des tâches prioritaires, selon de nombreux experts.

Toujours selon eux, il faudra édifier une stratégie de développement de ce secteur à long terme.
Le projet national de préservation et de développement du secteur sylvicole - bois excepté - pour la période 2006 - 2020 a fixé l’objectif pour 2020 que la valeur de production des produits sylvicoles bois excepté représenterait 20% de la production sylvicole totale, avec un chiffre d’affaires de ce secteur de 700 - 800 millions de dollars/an. –CPV/VNA/VI

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