14/02/2015 09:52 GMT+7 Email Print Like 0

Hanoi : les rues s’animent à l’arrivée du Têt

Plusieurs rues de Hanoi se métamorphosent à l’arrivée du Têt. Fleurs, objets décoratifs et fruits confits y sont vendus en nombre, ce qui n’est pas pour déplaire aux passants, bien au contraire. Florilège.


La rue Hàng Luoc, marché aux fleurs du Têt Chaque année, du 23e jour au 30e jour du 12e mois lunaire, la rue de Hàng Luoc entre en ébullition. Située près du marché Dông Xuân et du lac Hoàn Kiêm (lac de l’Épée restituée) dans le Vieux quartier, cette rue est remplie de pêchers, de kumquats et de fleurs de toute sorte. Se rendre au marché de Hàng Luoc à l’approche du Têt est l’un des loisirs préférés des Hanoïens. Petits et grands, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes affluent vers cette rue. Ils font des achats, flânent ou s’imprègnent simplement de l’atmosphère festive. Outre des fleurs fraîches, on y trouve aussi des fleurs en soie, en papier, de beaux fruits et des décorations criardes. Les touristes apprécient de s’y balader.


Sous la dynastie des Lê (1428-1527), la rue Hàng Luoc s’est spécialisée dans la production et la vente de peignes. En 1912, elle est devenue célèbre pour son marché aux fleurs, le plus ancien de la capitale, où sont vendus des pêchers de Quang Ba et de Nhât Tân.


Rue Hàng Duong, rendez-vous des ô mai


La rue Hàng Duong (rue du sucre) se trouve près du lac Hoàn Kiêm. Elle est très fréquentée par les amateurs de ô mai (fruits confits). Ils sont servis dans des verres colorés, jaune, brun ou rouge. Ces produits sont dégustés dans chaque famille vietnamienne lors du Têt. Outre les fruits classiques, abricot, prune, pêche et citron, les clients peuvent aussi acheter des kiwis ou des patates douces, ainsi que de nombreux types de confiture. Les commerçants se prêtent volontiers au jeu de la dégustation. Les boutiques Hông Lam au numéro 11, Tiên Thinh au numéro 21, Gia Loi au numéro 8 figurent parmi les plus réputées.


Hàng Ma, rue des objets décoratifs


La rue Hàng Ma, ou rue des objets votifs, se situe aussi près du marché Dông Xuân. Elle se croise la rue Hàng Luoc. Hàng Ma est la rue la plus animée et la plus colorée du Vieux quartier, notamment à l’occasion du Têt. Toute la rue est illuminée par des lanternes rouges, décorées de longues bandes de soie, symbole d’une année prospère. Des sentences parallèles, décorations indispensables du Têt y sont vendues en nombre. En outre, la plupart des magasins de la rue proposent de petites enveloppes rouges pour les li xi (étrennes).


Retour dans le passé. Dans le Vieux quartier de Hanoi, chaque rue était jadis liée à un métier traditionnel, dont elle tire son nom. Sur Hàng Muôi (sel), on vendait donc du sel, sur Hàng Mành des rideaux en bambou et sur Hàng Bac de l’argent et des bijoux. Aujourd’hui, les métiers traditionnels d’autrefois ne sont presque plus pratiqués dans ces rues. Hàng Ma fait partie des rares exceptions. Les habitants de cette rue sont les descendants de familles originaires de l’ancien district de Tho Xuong (Hanoi). Dans leurs boutiques, elles vendent des objets décoratifs à base de papier : fleurs, lanternes et objets votifs.


Van Miêu, rue des Lettrés


Située à côté du Temple de la Littérature, la rue Van Miêu se métamorphose, notamment pendant le premier mois de l’année lunaire. Les gens y affluent pour demander aux érudits des calligraphies afin de s’attirer la bonne fortune. Chaque printemps, Van Miêu est donc surnommée la «rue des Lettrés». Ces derniers sont souvent membres de clubs de calligraphies. Ils installent leurs stands tout au long des 90 mètres que mesure la rue et remettent aux passants, locaux ou touristes étrangers, des écritures en caractères sino-vietnamiens. Les lettrés, une vingtaine environ, en costume traditionnel, rédigent des sentences parallèles, des vœux du Nouvel An, des mots, le tout en respectant les codes de l’art calligraphique. L’on peut y lire Tâm (cœur), Nhân (patience) ou Chân (vrai) sur des feuilles de papier rouge, sur du bois, du bambou et même sur de la soie ou de la pierre. Les visiteurs, jeunes ou âgés, profanes ou initiés, attendent patiemment que l’œuvre prenne forme sous leurs yeux en fixant les mouvements du pinceau du calligraphe qui vient lécher le support.-VNA /CVN/VI
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