20/05/2015 09:16 GMT+7 Email Print Like 0

Bond de l’investissement japonais dans le commerce et les services

«Les importations de voitures CBU seraient moins chères que celles de composants. La suppression des taxes d’import au sein de l’ASEAN en 2018 est un gros problème», a déclaré Yoshihisa Maruta, directeur général de Toyota Vietnam. Cette déclaration fait également écho à la rumeur selon laquelle Toyota se tournerait vers des activités commerciales, plutôt que de construction.


Après presque 20 ans de présence au Vietnam, Toyota est confronté au choix de continuer la fabrication ou de se tourner vers l'import et la distribution, car en 2018, les barrières tarifaires dans la région auront disparues. Les entreprises japonaises réduiraient leur production et augmenteraient leurs imports, tel est le scénario envisagé.


Récemment, un tarif préférentiel spécial au Vietnam est appliqué dans le cadre de l’accord de partenariat économique global ASEAN-Japon pour la période 2015-2019. Plus de 3.200 lignes tarifaires sur les matières premières, les machines-outils, les produits électroniques et les composants… importés du Japon ne sont plus taxées depuis avril 2015. Avec cet accord, de nombreux produits importés des pays de la région seront moins chers que ceux fabriqués dans le pays. Ceci est considéré comme un levier pour l’IDE japonais au Vietnam.


Parmi les entreprises japonaises opérant dans le commerce et les services au Vietnam figurent Aeon, FamilyMart dans la vente au détail, Logistics MLC ITL dans le transport, Ishikawwa Seiko, Metalone et Forval dans l'import-export.


Selon M. Kazuhiko Osato, de l’Organisation japonaise de promotion du commerce (JETRO), Hô Chi Minh-Ville compte actuellement environ 300 établissements d’investisseurs japonais. En outre, plus de la moitié des 200 entreprises japonaises de la mégapole du Sud sont dans le secteur de la vente au détail et des services, le reste dans la fabrication.


Les investisseurs japonais ont renforcé également leurs présences dans la logistique. Par exemple, le groupe Logistic Systems a investi dans la construction d'entrepôts à Hanoï, Da Nang et Hô Chi Minh-Ville. Le groupe Nissin a coopéré avec la Compagnie générale des chemins de fer du Vietnam afin de construire un cargo pour les entreprises japonaises.


Dans l'internet et les finances, secteurs étroitement liés aux activités commerciales, les Japonais sont aussi présents. SBI Holdings, Econtext Asia et Beenos détiennent 33% du capital de la compagnie Sen Do opérant dans l’e-commerce. Récemment, Credit Saison a été autorisé par la Banque d’Etat du Vietnam à acheter 49% des actions dans la compagnie financière HDFinance détenue par la Banque commerciale par actions de développement des logements de Hô Chi Minh-Ville (HDBank).


Selon JETRO, l'investissement japonais au Vietnam en 2014 a baissé de 65% à 2,05 milliards de dollars. Cependant, le nombre de projets d'investissement dans le commerce et les services a augmenté. 85% des projets japonais ces dernières années sont en-dessous de 5 millions, et 61% de moins de 1 million.


D'après M. Masataka Yoshida, directeur exécutif de Recof, beaucoup de sociétés japonaises sont intéressées par l'expansion de leurs activités au Vietnam. «Actuellement, la moitié de la liste de Recof de demande de renseignements concerne les transactions au Vietnam, dont les services financiers non bancaires, le transport, les technologies, l'hôtellerie, le marketing et le commerce de détail», a révélé M. Yoshida. «Les fusions-acquisitions des entreprises japonaises avec des partenaires vietnamiens s’accéléreront dans l'avenir». -CPV/VNA/VI
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